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    Le Trident du Fou.

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    Rälkezad de Glace-Sang
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    Le Trident du Fou.

    Message par Rälkezad de Glace-Sang le Dim 7 Aoû 2011 - 10:32

    En trois temps :

    - un pour le général,

    - un pour son volet Guerre Ouverte (JcJ-JdR), avec les Mers Du Sud ;

    - un pour son volet Equipage maudit (JdR-JcJ), avec Par les Ténèbres.


    Viendront enfin des actualisations et des mises à jour résultant des changements cataclysmiques.
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    Rälkezad de Glace-Sang
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    Re: Le Trident du Fou.

    Message par Rälkezad de Glace-Sang le Dim 7 Aoû 2011 - 10:33


    Le Code des Corsaires du Trident



    Le Code des Corsaires du Trident est plus une sorte de guide général qu'un véritable règlement...

    Il contient néanmoins tous les règlements et textes importants pour la tenue du bon cap au sein de l’équipage. Si vous avez une question concernant le fonctionnement de notre Navire, la réponse se trouve sans doute dans cet ouvrage.

    Chaque officier a reçu un exemplaire du Code, qu'il doit lire attentivement et conserver précieusement. Une copie est également fournie aux recrues afin de mieux connaître l’équipage au sein duquel ils souhaitent entrer.

    Le Code des Corsaires du Trident est divisé en chapitres, traitant chacun d'un sujet particulier. Des chapitres pourront être modifiés, supprimés ou ajoutés. Cependant chaque modification importante sera notifiée aux membres réunis sur le pont.

    Bonne lecture à toutes et à tous.




    Sommaire
    ------------------------------------------------------

    Chapitre I..................Les Origines

    Chapitre II.................Les Buts

    Chapitre III................Les Grades et Hiérarchie

    Chapitre IV................Les Quartiers et Bases

    Chapitre V.................Le Trésor du Trident




    Chapitre I - Les Origines


    Les premières rumeurs évoquant le Trident datent de la Troisième Guerre, encore qu’il soit assez délicat de déterminer quand au juste les divagations de certains marins commencèrent à être prises au sérieux.

    Il semblerait néanmoins que peu de temps après l’émergence de Thrall en tant que Chef de la Nouvelle Horde, le Trident soit lui aussi apparu.

    Malgré les allégations de certains historiens de la Marine de Kul Tiras qui prétendent que le Trident est une légende récurrente, préexistante aux mutineries ayant précédé l’apparition des Pirates des Mers du Sud, le navire que nous appellerons par consensus académique le Nouveau Trident apparaît de façon certaine après la résolution du troisième conflit.

    Le Trident des origines semblait plus annonciateur de changements et de retournements de grands cycles liés aux Nations d’Azeroth que partie aux grands conflits aux côtés d’une Faction ou d’une Autre.

    C’est ce qui fait dire aux Gardiens des Traditions que le Nouveau Trident n’est en réalité aucunement lié au Trident originel, puisqu’il aurait prêté allégeance à la Horde et ne serait constitué que par les peuples de la Horde.

    Cependant, de nombreuses coïncidences jettent le doute sur la nature réelle du Nouveau Trident, aussi appelé Trident du Fou.

    En effet, les rumeurs veulent que ce navire ait perdu son légendaire Capitaine et qu’il serait dirigé depuis par son ancien Officier en Second.

    D’autres prétendent que cet Officier en Second souffrirait d’amnésie depuis la disparition du Capitaine et d’autres encore font état de la disparition de l’Officier en Second lui-même.

    Dénouer l’historique du Trident et l’ordre d’apparition des successeurs du Capitaine originel relève de la gageure pour un navire à l’existence incertaine.

    Il n’en reste pas moins que ce navire et son équipage condensent nombre des mythes et fantasmes marins parmi les plus mystérieux.





    Chapitre II - Les Buts


    Les buts affichés du Nouveau Trident ressortent clairement de son implication dans la Guerre Ouverte aux côtés de la Horde.

    Croisant dans toutes les mers connues d’Azeroth, l’équipage de corsaires, dûment mandaté par la Nation Sin’Doreï, aborde et confisque les biens de l’Alliance comme des pirates de tous horizons.

    L’équipage du Trident ne semble vivre que pour se battre et on relève la présence des gens du Trident du Fou sur tous les champs de bataille où les couleurs de la Horde peuvent être défendues.

    Certains ont vu dans cet équipage les plus ardents porte-guerre de la Horde, faisant fi de la Trêve du Norfendre pourtant décrétée par les chefs des deux Factions.

    Cela a pu faire dire qu’ils sont les agents du nouveau Chef du Clan Hurlenfer, qui utilise les signes de la reprise des hostilités et de la fin de la Trêve pour assoir son autorité sur la Horde toute entière.

    En réalité, le Trident semble mener deux existences distinctes et deux sortes de buts différents selon les endroits où on le croise.

    Tantôt agent de la guerre, tantôt menant des courses mystérieuses loin des rivages qu’ils affectionnent.

    On les aperçoit selon les bruits de taverne près des Portes Condamnées, des Passages Interdits, des Maelstroms et des déserts.

    Quelle est la part de vérité sur ces objectifs mystérieux ? Une bonne partie de l’équipage lui-même semble l’ignorer. Les Officiers en Second ou certains d’entre eux suivraient les consignes de créatures à demi-réelles, se fiant à des signes imperceptibles… ce qui n’arrange pas la réputation d’équipage dément qui colle à la poupe du navire.


    Cependant des règles régissent l’engagement des corsaires : lorsque les Nations qui ont octroyé une lettre de course aux corsaires sont attaquées, l’équipage se porte à la rencontre de leurs ennemis toute activité cessante.

    Pour les autres Nations, le Trident restant affilié à la Horde, les corsaires engagent l’ennemi dès que possible.

    Selon le degré de gravité de la menace pesant sur l’un des membres du Trident, c’est toute activité cessante ou dès que possible que ses camarades se portent à son secours.





    Chapitre III - Les Grades et Hiérarchie


    Le navire n’a plus de Capitaine mais reste soumis à une hiérarchie déterminée.

    Les Officiers en Second sont au nombre de deux : Arnis des Pitons du Tonnerre et Sanivar, Maîtresse des Démons. Terdein des Sombrelance semble avoir disparu. Ces officiers mènent le navire avec droiture et discernent les caps qu’ils font suivre au Trident.

    Les Timoniers sont Artifax des Démons, Muisak des Eléments et Rälkezad de Glace-Sang. Ils relaient les consignes des Officiers en Second.

    Les Matelots composent enfin les troupes de choc du Trident. Leur sélection obéit à des critères sévères et parfois peu compris des autres équipages. Mais tous semblent gagnés par la folie caractéristique qui règne sur le pont du navire.

    Viennent ensuite les Mousses et les Aspirants, de corvée de patates. Les sous-estimer peut s’avérer fatal car ils sont souvent aussi dangereux que les matelots endurcis de bien des équipages.


    La justice à bord du Trident est parfois sévère, mais reste juste :

    Le respect et l'obéissance envers les supérieurs hiérarchiques est de droit. En cas d'insubordination répétée, des sanctions sont prises.

    Le respect de la part des officiers envers leurs subordonnés est tout aussi important. Tout abus de pouvoir de la part d'un supérieur est également sanctionné.





    Chapitre IV - Les Quartiers et Bases


    Lorsque le navire ne croise pas dans les mers et océans d’Azeroth, il semble disparaître des cartes marines connues.

    Cependant il est possible d’apercevoir fréquemment le Trident du Fou dans les Mers du Sud, les côtes des Pins Argentés ou les récifs du Norfendre.

    [Cf. en ce sens les annexes au Code, les deux Chartes de l’équipage.]





    Chapitre V - Le Trésor du Trident


    Le Trident, en tant que navire corsaire, respecterait une certaine transparence dans la gestion de son trésor de guerre.

    Il aurait un compte dans les principales banques de la Horde.

    Chaque corsaire selon son grade hiérarchique est habilité à y piocher ce qui l’intéresse dans des proportions réglementées.

    L’entraide et l’absence de commerce entre corsaires est une règle fondamentale.



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    Rälkezad de Glace-Sang
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    Re: Le Trident du Fou.

    Message par Rälkezad de Glace-Sang le Dim 7 Aoû 2011 - 10:33

    Ce volet du background de la guilde présente les facettes militaro-JcJ de l'équipage, et reste très axé sur les affrontements officiels qui secouent le navire.



    CHARTE JDR DES MERS DU SUD DU TRIDENT DU FOU :



    1) SUR LA SPECIFICITE DU TRIDENT DU FOU AU SEIN DE LA HORDE.


    Si la Horde est une Confédération de Races qui a uni les destinées de chacune de ses composantes, pour des raisons différentes, avec un engagement variable et une coordination approximative, cette union a donné lieu à des échanges et à des relations entre les différentes forces qui composent cet agrégat disparate.

    C'est ainsi que des éléments constituant une sorte d'Internationale de Combattants de la Horde en sont venus à sortir du lot et à constituer des passerelles entre ces pôles de pouvoir aux clivages forts qui existent encore aujourd'hui dans la Horde.

    Ces éléments en sont venus à former des bandes armées, plus ou moins régulières, plus ou moins loyales, plus ou moins considérées et respectées ; des compagnies de mercenaires, des groupuscules fanatiques, des clans semi-criminels ont vu le jour, mêlant adeptes de la magie de bataille et guerriers aguerris.


    Parmi ces groupes, le Trident du Fou se distingue par plusieurs caractères.


    _ GUERRE OUVERTE !

    Il s'agit d'un équipage de combattants, qui ont choisi à un moment ou à un autre dans leur existence de vouer leur vie à la "Guerre Ouverte", un concept qui est apparu clairement depuis l'Appel à la Croisade des Maîtres de l'Alliance et de la Horde.

    Cet Appel a mis en sourdine la lutte mortelle qui oppose ces deux Factions, lorsque celles-ci ont cru discerner en le Fléau et le Roi-Liche un ennemi ultime qui requerrait sinon une union de circonstance, comme lorsque la Légion Ardente s'était abattue sur le Monde, mais à tout le moins une trêve ou une atténuation dans la violence des affrontements qui opposaient les deux Factions entre elles.

    Mais les évènements qui ont suivi la victoire sur la Légion Ardente ont montré que les deux Factions n'étaient pas réconciliables (du moins est-ce la doctrine qui a cours en ces temps troublés) et que la victoire sur un ennemi commun entraînait mécaniquement la reprise des hostilités. Les quelques rares exceptions qui ont vu l'émergence de sympathies inter-faction ou du moins du respect mutuel ont été marginalisées et combattues en interne tant par l'Alliance que par la Horde (le phénomène a culminé avec la lutte entre les Portvaillant de Théramore). Thrall lui-même reste très critiqué par les faucons pour son attitude posée et diplomate.

    Pour cette raison, le concept de Guerre Ouverte a connu un succès idéologique certain auprès des combattants qui ne vivent depuis longtemps que pour et par la guerre, ayant oublié à jamais le goût de la Paix. Ajoutons à cela que la guerre a multiplié le nombre de victimes civiles et engendré le pourrissement de régions entières livrées à l'anarchie, à l'ultra violence gratuite et au chaos, et nous comprendrons que le phénomène de la violence, atteignant une masse critique, s'autoalimente désormais de manière trans-générationnelle.

    Combien d'Elfes de Sang ont-ils rejoint la Guerre Ouverte depuis l'exil et la "trahison" de leur Prince, sans l'expliquer par la violence endémique qui endeuille les contrées Sin'Doreï ?

    En cela, le Trident du Fou est politiquement vu d'un très bon œil par les radicaux et les partisans d'une reprise tous azimuts des hostilités entre l'Alliance et la Horde. Thrall lui-même semble souffler le chaud et le froid, entre la trêve qu'il préconise et le fait que l'équipage du Trident du Fou n'est pas inquiété lorsqu'il fait provision de bouche et d'armes dans les bastions de la Horde.

    Sauf à considérer que le Trident a désormais des sympathies avec les commandants et les soldats des places dans lesquelles il se ravitaille, indépendantes des consignes officielles de Thrall. Dès lors, le Trident du Fou constitue désormais l’un des phénomènes emblématiques de la perte de puissance des modérés vis-à-vis des belliqueux.

    Il s’avère qu’en tout état de cause les rumeurs un temps colportées par l’une des milices paramilitaires de l’Alliance aujourd’hui dissoute, la Garde Impériale, selon laquelle des officiels de la Horde, proches de Thrall auraient partie liée avec le Trident du Fou, est aujourd’hui une non information, tant la Horde semble instable et non coordonnée sur le plan diplomatique. En résumé, que ce soit vrai ou faux, il n’est plus possible de déterminer s’il fut un temps où Thrall lui-même a octroyé ou non une "Lettre de Course officieuse" aux gens du Trident.

    Ce qui est certain à ce jour, c’est que tout un pan politique et militaire de la Horde soutient ou approuve désormais au moins officieusement les actions des « Corsaires du Trident ».


    _ CORSAIRES !

    Ce qui nous amène à l’élément suivant : le Trident du Fou est un navire corsaire. A ce titre, il revendique des Lettres de Course qui légitiment ses actions militaires et coups de force.

    A ce jour, le Trident du Fou fait état d’une Lettre de l’Etat Sin’Doreï de Lune d'Argent, particulièrement opportune puisqu’elle permet au Trident de bénéficier du Droit de la Guerre pour la plupart de ses opérations menées sur les côtes du Norfendre et des Royaumes de l’Est, autrement dit la plupart de ses manœuvres.

    Les officiers du Trident du Fou s’enorgueillissent du fait qu’ils ne sont pas de « vulgaires » pirates, uniquement intéressés par le pillage, les rapines ou la contrebande. Ils versent leur pourcentage à leurs commanditaires, comme il se doit et respectent également le Droit de la Guerre. Ils ont notoirement fait des prisonniers et ont toujours négocié leur libération sans qu’une simple rançon soit livrée, ainsi qu’il est d’usage dans la Marine respectable.

    Ce statut de corsaire explique la présence des marins du Trident en tant que supplétifs mercenaires de certains Etats et leur intervention dans certaines batailles, au côté de réguliers et d’autres mercenaires.

    Restant malgré tout en marge des unités militaires régulières de la Horde, ils gardent une grande liberté d’action et de mouvement, et ont prêté régulièrement leur concours à des actions diplomatiques et militaires officieuses, notamment auprès du Cartel GentePression.



    2) SUR LES RELATIONS ENTRE LE TRIDENT DU FOU ET LE CARTEL GENTEPRESSION.


    Le Cartel Gentepression regroupe les Marchands Gobelins de quatre Cités Marchandes Libres distinctes (Cabestan, Long-guet, Gadgetzan, Baie-du-butin).

    Si certaines se différencient par leur style et leur spécialisation manifeste dans certains domaines de la technologie gobeline, il est un trait qui les réunit toutes : l’attrait pour l’or et l’activité qui permet d’en brasser le plus, à savoir le commerce. Pour cela, ils n’hésitent pas à lancer de véritables campagnes promotionnelles, tels que les concours de pêche ou l’organisation de combats de gladiateurs, pendant lesquels ils peuvent soutenir le commerce local, vendre des rafraichissements ou de quoi avoir soif avant.

    Cette faction est très courtisée ces derniers temps, du fait des avancées inédites de la science gobeline et des percées technologiques qu’elles permettent (particulièrement en matière d’armements et de transports mécanisés terrestres et aériens).

    L’Alliance, en cherchant à s’attirer les faveurs ou au moins la neutralité du Cartel espère ni plus ni moins monopoliser les avancées technologiques du monde connu, puisque la science en ingénierie Gnome lui est déjà acquise.

    Cependant il est fait observer régulièrement dans les cercles extrémistes de l’Alliance que les gobelins ont la peau verte, un peu trop verte pour être fiables. Ce double langage a pu créer des tensions, certains gobelins du Cartel se persuadant que l’Alliance ne cherche en réalité qu’à leur dérober leur savoir pour s’en servir contre la Horde avant de les trahir, comme l’Alliance a pu trahir les elfes de sang avant la Défection de leur Prince.

    Par ailleurs, la Horde et les orques au premier chef sont conscients que la technologie militaire jouera dans l’avenir un rôle accru, ainsi qu’en témoigne l’utilisation de plus en plus courante d’engins mécanisés de siège de part et d’autre des champs de bataille, d’engins volants fortifiés et de mines explosives.

    Si les gobelins semblent pour l’heure se satisfaire d’un commerce même de nature militaire neutre d’un point de vue des deux Factions, les maîtres de guerre orques seraient heureux de pousser leur cousinage de couleur de peau en avantage diplomatique et politique auprès du Cartel.

    Des tractations secrètes au plus haut niveau seraient initiées récemment pour arriver à engager le Cartel et avec eux tous les gobelins dans la Guerre Ouverte. Cette rumeur est pour l’instant démentie tant en paroles que dans les actes par les Princes Marchands des Cités gobelines.
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    Re: Le Trident du Fou.

    Message par Rälkezad de Glace-Sang le Dim 7 Aoû 2011 - 10:34

    (suite de la charte background)


    _ LE TRIDENT DU FOU DANS TOUT CELA ?

    L’équipage du Trident du Fou est concerné par les relations entre le Cartel et les deux Factions en tant qu’agent libre bien que positionné en faveur de la Horde.

    Cette situation fait d’eux, de par leur liberté et leur mobilité de parfaits intermédiaires en tant qu’escorteurs de diplomates, coursiers de missives discrètes sinon secrètes, etc., et ce au profit de la Horde.

    Sans surprise, il se raconte dans les milieux underground des Ports Libres que le campement de Grom’Gol, à Strangleronce, tenu par un officier de la Horde particulièrement bienveillant envers les corsaires du Trident en raison des nombreuses fois où le camp a été soutenu par l’équipage de ce navire lors d’attaques et d’escarmouches avec des irréguliers de l’Alliance, serait devenu un véritable point de départ des négociateurs de la Horde à destination de Baie-du-butin.

    Il est à noter enfin que les corsaires du Trident, à l’inverse des pirates qui infestent les criques isolées et les rivages qui bordent la jungle, ne se livrent pas par nature à la contrebande et se heurtent fréquemment à la flibusterie de la Voile Sanglante.

    Cette attitude est d’autant plus appréciée que le Trident du Fou sait rester discret et ne prétend pas mouiller dans le port de Baie-du-butin.

    Une autre rumeur qui a court dans certaines tavernes du front de mer fait état d’une Lettre de Course secrète qui serait en négociation entre certaines familles gobelines influentes du Cartel et les corsaires. Pour l’heure, rien ne permet d’accorder à ces dires le moindre crédit, tant les Princes Marchands du Cartel tiennent à afficher leur neutralité à l’égard tant de l’Alliance que de la Horde.

    Une chose est sûre, cependant : les dirigeants de l’Alliance comme ceux de la Horde n’ont jamais réglé avec autant de ponctualité leurs dettes envers le Cartel, au point que certains se demandent si le Cartel ne jouerait pas sciemment sur les incertitudes pour l’avenir afin de réaliser des opérations commerciales plus intéressantes encore que par le passé.




    3) SUR LES INTERETS FINANCIERS, GEOGRAPHIQUES, POLITIQUES ET POINTS DE CHUTE ADMIS DU TRIDENT DU FOU.


    _ INTERETS FINANCIERS :


    En tant qu’équipage corsaire, les intérêts financiers du Trident sont tout à fait particuliers et se décomposent comme suit.

    Les corsaires reçoivent des privilèges de perception pour les prises de guerre, qu’il s’agisse d’un vaisseau ennemi (rare) remorqué dans un port allié, de marchandises réquisitionnées, armes et provisions, butins divers, saisies de marchandises de contrebande, etc. : puisque les marins du Trident du Fou se battent pour une Nation ou une Puissance avec laquelle ils ont négocié une lettre de course, après avoir reversé un pourcentage défini dans la lettre de course à leur commanditaire, les corsaires perçoivent en nature ou en monnaie le prix équivalent à la prise de guerre.

    La seule limite consiste à n’attaquer que des ennemis de la Nation pour laquelle les corsaires courent. Cela ne constitue guère un frein aux déprédations du Trident, puisque lorsque le vaisseau en vue bat pavillon neutre, les marins hissent à loisir un nouveau pavillon de chasse, le plus souvent celui de Lune d’Argent, qui est en guerre contre la quasi-totalité des Pays de l’Alliance.

    Comme on le voit, les sources de revenus du Trident du Fou dépendent directement de son activité, du nombre de vaisseaux abordés, de caches de contrebande découvertes et confisquées, etc.

    Le Trident du Fou entrepose ses prises de guerre dans les dépôts de Lune d’Argent, ou les places tenues par la nation Sin’Doreï, en attendant le calcul du pourcentage retenu et le paiement des primes.

    Il est dit que certaines places de la Horde recèleraient également de semblables dépôts, selon que le commandant de garnison en exercice serait en relation de confiance ou non avec les corsaires. Ce fait n’a pas encore été vérifié, mais il est vrai que si cela était avéré, il est vraisemblable que les caisses ne seraient pas estampillées du Trident, par discrétion. Il n’est pas non plus irréaliste de penser que le Trident achète parfois la complaisance des officiers de garnison en octroyant des bonus à proportion de la cécité sélective de la garnison. C’est du moins ce que les adversaires du Trident avancent pour expliquer la popularité des corsaires auprès de la troupe.

    Pour le reste, il n’est pas de notoriété publique que les corsaires disposent de caches particulières, n’ayant officiellement aucune activité de contrebande et disposant de revenus parfaitement légaux.

    Dès lors, il est probable que les capitaux et revenus entrent dans le circuit bancaire officiel, comme n’importe quelle société ou particulier de la Horde.


    _ INTERETS GEOGRAPHIQUES :


    Il sera indiqué à titre liminaire que les corsaires du Trident du Fou ne se sentent pas limités dans leur terrain de chasse. Leurs lettres de course leur permettent de prendre en chasse à peu près tout ce qui flotte dans les mers et océans de ce monde, et les produits de contrebande sont par nature saisissables à loisir.

    Cependant les corsaires du Trident sont particulièrement actifs à Strangleronce, de par la présence de la Voile Sanglante, pirates et contrebandiers solidement implantés sur les côtes voisines de Baie-du-butin, le Port Franc gobelin.

    Il n’est pas erroné de prétendre que les corsaires font une bonne part de leurs prises sur le dos de ces pirates.

    Depuis l’obtention de la lettre de course de Lune d’Argent, il est fréquent de voir également leur navire croiser dans les eaux glacées entre Norfendre et les contrées Sin’Doreï.

    Ce sont donc toutes les routes maritimes des Royaumes de l’Est qui peuvent être sillonnées par les corsaires.

    Ce ne sera qu’exceptionnellement que le navire sera aperçu entre Kalimdor et les Îles de Darnassus ou de l’Exodar, lorsque les prises ont été maigres et que nécessité faisant loi, le Trident du Fou en sera réduit à engager la puissante flotte des elfes de la nuit. A moins qu’ils n’aient à honorer un contrat particulier, ou l’appel à l’aide de l’un de leurs sympathisants, dont la garnison est attaquée.

    Il est à noter cependant que ces derniers temps le Trident du Fou fait montre d’une activité surprenante, n’hésitant pas lancer des raids sur Hurlevent, la capitale du puissant Royaume humain du Sud, que ce soit par voie de mer ou par voie de terre, semblant remonter de Strangleronce pour mettre à sac les prospères contrées agricoles, peu défendues depuis l’Appel à la Croisade du Norfendre.

    Leur rapidité de navigation fait désormais soupçonner une montée en puissance des effectifs du Trident, lequel serait selon certains canaux à même d’armer deux vaisseaux différents, multipliant ses capacités d’intervention d’autant.

    Des rumeurs de plus en plus étayées font également état d’une guerre déclarée au syndicat du crime Pavillon Noir, expliquant les raids de plus en plus audacieux des corsaires pour toucher les intérêts de ces flibustiers, parfois bien au-delà des terrains d’intervention traditionnels du Trident.


    _ INTERETS POLITIQUES :


    Le Trident du Fou semble animé d’une volonté propre, au-delà de son engagement affiché en faveur des intérêts de la Horde.

    En effet, comme il l’a été indiqué infra, en ces temps de trêve suite à l’Appel à la Croisade contre le Roi-Liche, il n’est guère politiquement correct de raviver les tensions toujours présentes par la multiplication de raids contre la Faction ennemie.

    C’est sans prendre en compte la montée d’un courant radical et belliciste, d’autant plus rapide à se développer que le Fléau semble devoir être vaincu en fin de compte. Les deux Factions pourraient être sur le point de reprendre leur ancienne guerre avec encore plus de violence qu’avant la trêve.

    Thrall lui-même semble de plus en plus débordé par son aile militaire jusqu’auboutiste, laquelle voit avec satisfaction les corsaires rallumer les foyers de la guerre aux quatre coins du monde.

    Pour des raisons pratiques, le Trident est enfin entré dans une logique de soutien aux garnisons qui lui sont utiles, notamment pour l’entreposage de ses prises de guerre et autres produits de contrebande confisqués.

    Avec le temps, des relations de confiance, de profit mutuel et de respect se sont tissées entre les garnisons de certaines places et les marins du Trident, lesquelles entrent à leur tour plus facilement dans la logique de Guerre Ouverte prônée par le maître du Trident, celui que peu de personnes ont réellement vu et qui se fait appeler le Fou.

    Quelles sont au juste les raisons d’agir du Fou, l’armateur et capitaine disparu du Trident? Ses objectifs politiques, s’il en a, n’ont pas encore été divulgués. Une seule chose est connue, encore que de quelques membres proches du Commandement Suprême à Orgrimmar : Thrall le connaît. Et semble craindre la réalisation de son projet.
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    Rälkezad de Glace-Sang
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    Re: Le Trident du Fou.

    Message par Rälkezad de Glace-Sang le Dim 7 Aoû 2011 - 10:34

    [Suite et fin de la charte JdR des Mers du Sud du Trident du Fou.]


    _ POINTS DE CHUTE ADMIS :


    • Grom’Gol :

    S’il est une garnison entre toutes que défendent les corsaires du Trident, c’est celle de Grom’Gol, à Strangleronce. Cette place entourée de palissades, sans cesse sur le pied de guerre et harcelée par tous les irréguliers de l’Alliance présents pour une raison ou une autre dans la région, ne cesse d’être engagée le long des sentiers dans la jungle. Les trolls dégénérés et cannibales, les pirates, qui pullulent s’ajoutent aux fauves particulièrement agressifs.

    Tous les gens de troupe de Grom’Gol gardent en mémoire cette nuit où des assaillants non identifiés, des pirates semble-t-il, ont manqué mettre le feu à la palissade et assassiner dans son lit le commandant.

    Cette nuit, le Zeppelin d’Orgrimmar ramenait une partie de l’équipage du Trident, qui avait fait bombance dans la Cité des orcs. Leur intervention fut capitale et le commandant en a conçu depuis une grande reconnaissance envers le Trident du Fou. Une amitié réciproque lie désormais les corsaires et les soldats, qui se concrétise par des oublis de barils de rhum de contrebande dans les comptes officiels, pour la plus grande joie de tous.


    • Lune d’Argent :

    En tant que Cité Etat qui a contracté avec le Trident une lettre de course, la magnifique cité des Sin’Doreï héberge en permanence quelques corsaires, qui traînent dans les rues ou sur les quais.

    Ces marins d’astreinte, sans cesse en éveil et à l’affut d’un danger menaçant la cité, disposent d’un moyen secret pour prévenir le reste de l’équipage sur la nécessité de venir honorer leur engagement.

    Tant leur réactivité est grande que la rumeur veut qu’un navire du Trident croise en permanence dans les eaux avoisinant Lune d’Argent. Cela semble toutefois improbable, puisque dans le même temps ils ont été aperçus dans des raids bien plus au Sud.

    Il semblerait en fait que le Fou ait doté son équipage de moyens pour prendre rapidement un portail afin de pallier aux délais d’intervention autrement plus longs.

    Il va sans dire que Dalaran, la Cité Neutre, a été pointée du doigt. Cependant, l’Alliance n’a pas encore trouvé le courage de mettre officiellement en cause les mages. Nul doute que l’affaire n’en restera pas là, puisque Varian, le souverain de Hurlevent, serait fou de rage de constater que sous prétexte de neutralité, les éléments les plus provocateurs de la Horde puissent emprunter impunément les portails magiques de la Cité.


    • Orgrimmar :

    La capitale des orques, un temps amoindri par l’influence de Dalaran, devenue la plate-forme de l’effort de guerre principal contre le Fléau, retrouve ces derniers temps son rôle de Cité relais pour les combattants de la Horde.

    Naturellement, les corsaires du Trident attachent une grande importance à la capitale, qui symbolise les espoirs de la Horde en terme de droit à s’installer où bon semblera aux peuple libres.

    Les marins en permission apprécient festoyer et faire ripaille dans la Cité chaude et poussiéreuse.

    Ils n’ont pour l’instant jamais été inquiétés par les soldats orques, dont certains ont combattu aux côtés des corsaires lors de raids de l’Alliance voisine contre la ville.

    Les heurts entre les marins du Trident et la flotte de l’Alliance stationnée à Theramore sont restés limités, du moins jusqu’à ce que Jaïna ait recueilli des pirates de Pavillon Noir traqués par les corsaires dans les marais d’Âprefange.

    Jaïna ignorait alors que les fugitifs revenaient d’un raid mené sur la capitale des taurens, où leurs déprédations avaient fait de nombreuses victimes et entraîné la course poursuite jusque dans les marais.

    Mais Jaïna, piégée, a argué du droit d’accorder le refuge à toute personne qui le demande et ne s’est pas déjugé depuis, ce qui a provoqué un grand émoi auprès des gens de la Horde et du Trident.

    Depuis, la flotte de Theramore est sur le pied de guerre et les Porte-Guerre les plus virulents d’Orgrimmar ont le sourire aux lèvres. Nul ne doute à Orgrimmar que si une expédition est menée contre Theramore, c’est d’Orgrimmar qu’elle partira. Les corsaires du Trident ont depuis redoublé leur présence dans la capitale, et pas seulement pour faire bombance.

    Fin de la Charte JdR des Mers du Sud du Trident du Fou.]
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    Re: Le Trident du Fou.

    Message par Rälkezad de Glace-Sang le Dim 7 Aoû 2011 - 10:35

    La présente Charte constitue le côté "face" du background de guilde du Trident du Fou (le côté "pile" étant constitué par la Charte des Mers du Sud), qui a été validé en interne.

    Il est centré sur l'aspect "sombre" du navire et de certains de ses secrets ; destiné à opposer les corsaires à des forces mystérieuses et essentielles, cette partie du background est réservé en général aux intimes du Trident, amis comme ennemis.



    CHARTE JDR DU TRIDENT DU FOU : PAR LES TENEBRES !



    1) SUR LE TRIDENT DU FOU, NAVIRE MAUDIT.


    Nombreux sont les vaisseaux de guerre à sillonner les Mers qui bordent le Royaume de l’Est.

    Certains cèdent même aux impératifs de la logistique militaire et croisent entre les côtes du Norfendre, au Nord du continent, évitant les icebergs comme les créatures maléfiques qui évoluent dans ces eaux.

    Mais peu de navires portent autant les marques du Mal que le Trident du Fou.

    Le navire n’a plus de capitaine, à ce qu’il semble. L’équipage ne s’en vante pas dans les sombres tavernes des ports qu’ils affectionnent, et lorsqu’un imprudent leur parle de capitaines, leurs mines deviennent sombres.

    Oh ! les corsaires ont des officiers, dont certains semblent fort bien pallier l’absence du Capitaine, mais personne ne semble savoir depuis quand le Trident du Fou vogue sans cap apparent ni capitaine, tel un vaisseau fantôme.

    Les marins les plus avinés ont avancé bien des hypothèses, certaines grotesques, d’autres à faire dresser les cheveux sur la tête.

    Mais certains s’accordent sur le fait que le navire est maudit, qu’il ne se serait pas toujours appelé le « Trident du Fou », et que la folie se serait abattue sur l’équipage à cause de leur capitaine, qui aurait entrepris une expédition insensée et condamnée par les dieux.

    D’autres prétendent qu’une mutinerie eût lieu pour une horrible raison et que les seconds du navire ont depuis été punis en devenant les esclaves du vaisseau dont ils ont dépossédé leur Capitaine, qui reviendrait par les nuits les plus sombres ordonner un cap impossible à ses matelots mutins. Ces nuits-là, croiser le Trident du Fou rendrait aveugle ou ferait perdre la raison.

    Quelle part de vérité se cache derrière ces propos d’ivrogne, nul ne le sait, ou plutôt, gageons que si, les seconds du Trident doivent le savoir. Mais personne n’a encore trouvé le courage de poser la question aux intéressés, ou du moins personne ne peut se vanter d’avoir obtenu une autre forme de réponse qu’un coup de poignard dans le ventre.



    _ UN CAP IMPOSSIBLE !


    Lorsque les corsaires du Trident du Fou ne sèment pas la mort ou la désolation auprès de leurs ennemis, au nom des lettres de marque obtenues des Nations Sin’Doreï, il arrive que le Trident du Fou disparaisse des semaines ou des mois durant des routes de navigation connues.

    Où voguent les marins du Trident, nul ne le sait. Mais lorsqu’ils réapparaissent, c’est souvent au Nord, entre les passes de la Mer Boréale ou encore au Fjord Hurlant. Ils arborent des airs hagards ou farouches, les voiles du navire gelées et leur pont piqueté par les embruns de gel. Certains ont les cheveux blanchis par le sel et un froid soleil, comme s’ils avaient navigué des années durant sans faire escale ni réparer.


    _ CORSAIRES !


    Il se dit parfois que les marins du Trident du Fou ont vendu leurs âmes aux démons, raison pour laquelle ils ont choisi depuis de vendre leurs services aux plus offrants et se sont engagés en tant que corsaires auprès des Nations de la Horde.

    Cela n’explique sans doute pas pourquoi les corsaires sont vus parfois loin dans les terres d’Azeroth et loin de tout port. On dit que les corsaires, lorsque leurs coffres sont suffisamment pleins, repartent en course pour leur vrai Maître, quel qu’il soit.

    S’il n’est pas leur Capitaine et s’il n’est pas un Démon, il n’en reste pas moins inconnu. Même lorsque de toute évidence ils n’agissent en vertu d’aucune lettre de course, les marins du Trident du Fou se prétendent en course.

    A tel point que dans certains ports et certains milieux, on dit désormais « faire une course du Trident » pour désigner une course sans commanditaire avouable.

    Ceux qui sont un peu mieux informés, que ce soit parmi les officiers de la Horde ou parmi leurs ennemis intimes savent que les marins du Trident du Fou prendraient nombre de leurs ordres d’un personnage surnommé le Fou.

    Qui se cache derrière ce qualificatif ? Il semblerait que les corsaires eux-mêmes ne le sachent pas. Leurs rencontres avec le Fou seraient aussi espacées que codifiées, et seuls de rares marins parmi l’équipage seraient à même de rencontrer son émissaire, qui prendrait la forme d'un grand Worg ou d'un Loup.

    A ce jour, seuls Terdein et Arnis, deux seconds du navire, auraient été en contact avec ce Loup. Et Terdein a disparu depuis, comme si fréquenter l'émissaire du Fou portait malheur.



    2) SUR LES RELATIONS ENTRE LE TRIDENT DU FOU ET LES ÂMES MAUDITES DES PINS ARGENTES.


    Pour quelles sinistres raisons les corsaires du Trident arpentent-ils les sombres Forêts des Pins Argentés ?

    Là encore, nul ne le sait, bien que leurs membres d’équipage soient régulièrement aperçus dans ces contrées. Un paysan de Bois-du-Bûcher a longtemps prétendu avoir observé plusieurs nuits d’affilée des feux de bivouac sur les plages désertes au Défilé du Nord ou au creux de la Côte Nord.
    Les loups qui hantent les nuits de ce pays l’auraient forcé chaque fois à courir se réfugier chez lui tout tremblant. Depuis il s’est avéré que ce témoin douteux était un lycanthrope, qui a donc été brûlé vif. Mais il a de son vivant toujours soutenu que des marins démoniaques arborant trident, à moitié loups l’auraient mordu dans sa course pour rentrer au village.

    Dans les camps de réfugiés humains qui se montent le long des murailles de Grisetête, il se raconte également que de sinistres marins, composés des races ennemies, un trident dessiné sur leurs habits, hanteraient avec les lycanthropes les bois certaines nuits, se livrant avec les bêtes à de folles courses. Ces nuits-là, les loups et les moitié humains seraient encore plus agités qu’à l’accoutumée et les veilleurs triplés aux alentours des camps.

    Nombreux sont ceux qui ont formé dans leur esprit la conviction que les marins du Trident, comme ils sont appelés là-bas sont des lycanthropes qui auraient pris un vaisseau du Royaume de Gilnéas afin d’empêcher les réfugiés de quitter les Pins Argentés.

    Les Nécrogardes du Sépulcre quant à eux leur ouvrent volontiers leurs portes, car nombre des marins du Trident du Fou sont des Réprouvés qui se sont battus pour Fossoyeuse un jour ou un autre. Ils se moquent bien de la réputation que se sont forgés les corsaires auprès des pathétiques humains de ces contrées.



    3) SUR LES AFFRONTEMENTS ENTRE LE TRIDENT DU FOU ET LES VAMPYRS.


    _ LUNE D’ARGENT :


    En tant qu’équipage corsaire lié à la Nation Sin’Doreï, le Trident du Fou entrepose ses prises de guerre dans les dépôts de Lune d’Argent, ou les places tenues par la Nation Sin’Doreï, en attendant le calcul du pourcentage retenu et le paiement des primes.

    Or, les contrées reculées et les marches du Royaume, telles les rives du Lac Elrendar ou les terres d’An’owyn subissent régulièrement les déprédations de créatures arborant les couleurs de l’Alliance, mais qui font preuve d’une sauvagerie dérangeante.

    Nombreux sont les Sin’Doreï qui ont perdu un proche dans des patrouilles sur ces terres.

    Les corsaires ont accepté de servir de supplétifs à l’occasion, et se sont heurtés à des créatures de la nuit qui semblent vouer une haine particulièrement forte aux Sin’Doreï. Ils portent également les couleurs de l’Alliance. Il semblerait que ce soient des vampires, liés d’une façon ou d’une autre aux San’layns ou aux Nathrezims…

    Par quel trouble jeu ceux-ci en sont venus à se battre pour l’Alliance, les corsaires ne le savent pas encore, mais ils commencent à réunir des informations sur ces redoutables ennemis.


    _ LA FORET DES PINS ARGENTES :


    La nuit de la disparition du second Terdein, le plus ancien officier du Trident du Fou, l’équipage corsaire était de sortie une fois de plus dans ce pays maudit. Le Troll amnésique guidait son équipage sur les traces du Loup, l’énigmatique messager du Fou.

    C’est au Donjon de Fenris, l’un des hauts-lieux du Mal en ces régions que les corsaires s’introduisirent, afin de dérober des parchemins dans la bibliothèque de la forteresse tenue par les lycanthropes.

    Mais cette nuit-là, les Vampires se sont une fois de plus abattus sur les corsaires, car il semble que ces créatures avaient elles aussi maintenu sous surveillance la sombre forteresse.

    Après avoir battu en retraite, les corsaires ont retraversé le Lac de Lordamere par le Bac délabré, puis ont galopé à brides abattues vers Moulin de l’Ambre, le seul autre endroit où étaient conservées des copies partielles des documents entreposés dans la forteresse de Fenris.

    Las, une fois encore les Vampires ont tenu en échec les corsaires, qui ne purent trouver le copiste de Dalaran qui se cachait dans cette localité.

    Il s’ensuivit une course poursuite dans les bois, qui se finit non loin des remparts lugubres de l'Ancien Royaume de Gilnéas ; alors que les marins du Trident semblaient sur le point de périr face aux créatures de l'Alliance, ils réussirent à prendre la fuite, mais Terdein ne parvint pas à les suivre et n'a pas reparu depuis.

    Qu'est-il advenu de lui ? A-t-il péri sous les lames et les crocs des créatures humanoïdes ? A-t-il de nouveau perdu la mémoire et erre-t-il dans ces bois maudits et hantés par les bêtes de la nuit d'Arugal ? Ou a-t-il dans sa fuite trouvé un moyen d'entrer dans le Royaume Interdit de Gilnéas ?

    S'il faut en croire ce qu'Arnis, l'un des trois officiers en second en dit, Terdein serait bel et bien parvenu à entrer dans le Royaume de Gilnéas, mais le druide n'a pas souhaité en dire plus pour l'instant, si ce n'est que Terdein y bénéficierait d'une protection, accordée à l'issue d'un pacte conclu avec l'une des forces qui règne dans ces lieux. Un pacte ou un tribut, qu'Arnis répugne encore à détailler.

    Ces derniers temps, les rares hardis ou fous à s'être approchés des sinistres et infranchissables murailles rapportent que de terribles hurlements, semblables à ceux de loups mais à la fois plus glaçants retentissent au delà des terres fermées. Arnis a pour l'instant souhaité suspendre les recherches, se contentant d'indiquer qu'il était trop tôt, que l'heure n'était pas venue et qu'un signal serait donné.

    Il semble depuis que le signal a été donné : Arnis a ordonné que le Trident navigue vers Gilnéas et les Pins Argentés. Une chose est certaine : l'équipage du Trident du Fou n'a que trop tardé à se mettre à la recherche de Terdein, le premier officier supérieur que le Trident a connu depuis la disparition du Capitaine.

    Les recherches vont s'organiser et Arnis le druide semble lui aussi désormais entendre les consignes du Fou, ou à tout le moins celles du Loup qui l'annonce. La quête du Capitaine va pouvoir recommencer et cette fois, les corsaires aguerris sont prêts à en découdre avec les vampires.


    _ ARUGAL :


    Le Trident du Fou semble animé d’une volonté propre, au-delà de son engagement affiché en faveur des intérêts de la Horde.

    Leur intérêt s’est également porté, de manière énigmatique sur Arugal et ses ultimes manifestations sur le monde d’Azeroth.

    Nul ne sait pour quelle raison les corsaires se sont opposés aux vampires et se sont à plusieurs reprises interposés lorsque ceux-ci menaçaient certains lycanthropes, mais il apparaît évident que le Trident du Fou est lui aussi en quête d’Arugal.

    Leurs intentions à son égard sont encore à éclaircir.



    4) SUR LES POINTS DE CHUTE ADMIS.


    • Le Sépulcre :

    S’il est une garnison entre toutes que défendent les corsaires du Trident lorsqu’ils sont sur le Royaume de l’Est, c’est bien celle du Sépulcre, aux Pins Argentés ; le Grand Exécuteur Hadrec est habitué à recevoir les combattants du Trident au petit matin, après des combats dans les bois.

    A plusieurs reprises les corsaires ont aidé les Réprouvés à repousser des attaques de lycanthropes.

    Le fait que nombre des corsaires appartiennent à la Nation Réprouvée de Fossoyeuse n’est sans doute pas étranger au bon accueil reçu par les marins du Trident.

    Il faut dire que les longues nuits à attendre le petit matin, lorsque les hurlements des meutes en chasse d’Ombreroc se rapprochent lentement du bastion, cela forge des souvenirs impérissables.


    • Le Défilé du Nord, ou le creux de la côte Nord :

    Le long de la grève se trouve une épave de navire. Certaines rumeurs veulent que par les nuits sans lune, l’épave redevienne un navire hanté par les marins qui le servaient ; une chose est sûre, les corsaires ont été vus parfois bivouaquant sur ces plages découvertes, à bonne distance de la lisière des bois où maraudent les lycanthropes.

    Nul doute que cette habitude a pu entretenir et alimenter les rumeurs des villageois autour des manifestations surnaturelles dans ces lieux.


    • Lune d’Argent :

    En tant que Cité État qui a contracté avec le Trident une lettre de course, la magnifique cité des Sin’Doreï héberge en permanence quelques corsaires, qui traînent dans les rues ou sur les quais.

    Ces marins d’astreinte, sans cesse en éveil et à l’affut d’un danger menaçant la cité, disposent d’un moyen secret pour prévenir le reste de l’équipage sur la nécessité de venir honorer leur engagement.

    Tant leur réactivité est grande que la rumeur veut qu’un navire du Trident croise en permanence dans les eaux avoisinant Lune d’Argent. Cela semble toutefois improbable, puisque dans le même temps ils ont été aperçus dans des raids bien plus au Sud.

    Il semblerait en fait que le Fou ait doté son équipage de moyens pour prendre rapidement un portail afin de pallier aux délais d’intervention autrement plus longs.

    Il va sans dire que Dalaran, la Cité Neutre, a été pointée du doigt.

    Il n’en demeure pas moins que lorsque les soudards de l’Alliance menacent de trop près la belle Cité Sin’Doreï, les corsaires entrent rapidement dans la bataille, et ce d’autant plus férocement qu’il s’avère que parfois les attaquants ne sont pas seulement constitués par la soldatesque habituelle. La sécurité est particulièrement prise au sérieux certaines nuits, lorsque les patrouilles des marches extérieures tardent à rentrer…



    Fin de la Charte JdR du Trident du Fou : Par les Ténèbres !

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    Re: Le Trident du Fou.

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