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    La destinée des Sin'dorei et le fardeau de l'Histoire.

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    Horemakhet né-du-soleil

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    La destinée des Sin'dorei et le fardeau de l'Histoire.

    Message par Horemakhet né-du-soleil le Dim 31 Aoû 2014 - 0:32

    Depuis quelques jours, un pamphlet anonyme est affiché au coin des longues avenues de la cité de Lune-d'argent.

    Anonyme a écrit:La restauration du puits de soleil semblait être l’épilogue parfait pour l’épopée de notre peuple. Une conclusion irréfragable par sa simplicité, exauçant miraculeusement nos candides souhaits de rédemption à une période où nous étions disposés à nous humilier jusqu’à renier notre histoire et notre identité, heureux que nous étions de ramasser en nous prosternant quelques miettes de pénitences semées par la main indolente d’un prophète de la lumière qui s’enorgueillissait d’avoir par sa sagesse délivré un peuple du poids de son destin.

    Et ivre de bonheur, nous avons célébré la mort de notre prince et béni les armes de ses assassins, portés aux nues ces mercenaires apatrides venu nous « ramener sur le droit chemin ».

    Et pourtant, N’avez jamais ressenti un doute glaçant face à cette réjouissance béate? Un vide nauséeux, le sentiment d’être trahis ? D’avoir foulé au pied, perverti votre âme, pour mériter l’apitoiement condescendant de la lumière et de ses hérauts ? Parfois, ce doute se mue en une hantise lancinante, réminiscence de l’ambition qui autrefois nous animait, elle embrase votre esprit et vous commande de rouvrir le grand livre de notre Histoire pour achever en lettres de sang et de flammes le glorieux chapitre que notre prince avait entreprit d’écrire.

    Et c’est en cet instant, alors que s’écartent les ténèbres de la propagande et se desserre le carcan de l’endoctrinement, que nous comprenons enfin l’étendue de notre crime ; Nous avons cédés face à la masse anonyme et grouillante conduite par les hauts-elfes, déshonoré le nom de sin’dorei, souillé et avilit l’héritage de nos pères pour satisfaire à une morale réductrice et infamante, incompatible avec la grandeur de notre peuple !

    S’il demeure encore difficile d’appréhender dans sa globalité la toile de mensonges que nous avons inconsciemment tissé depuis le siège l’île de Quel’danas, nous pouvons néanmoins en interpréter les plus grossières ficelle ;

    La magie du puits de soleil était notre droit de naissance, l’un des fondements de notre civilisation et legs suprême de nos ancêtres Bien-nées. Les millénaires s’écoulaient, et sous son égide bienveillante notre royaume prospéra. Dès lors, les guerres devinrent rares, même l’antique menace des empires trolls fini par s’étioler. Nous nous complaisions dans l’abondance, considérant d’un œil las les turpitudes diverses qui dénaturaient notre peuple. Cette morne époque donna naissance à une engeance maudite, le cancer de notre nation, ceux que nous qualifions aujourd’hui de « hauts-elfes » et qui n’ont que leur nom de commun avec nos illustres prédécesseurs.

    Nous avons vu que de notre immobilisme vint l’avilissement de notre race. Le puits de soleil aurait dû nous apporter une gloire éternelle, mais nous avons préférés succombé à la honte et aux regrets, isolant nos frontières, dissimulant notre magie, craignant une nouvelle grande fracture et vouant à l’oublie le monde de perfection de la Reine Azshara.

    La chute du puits de soleil, profané par l’ost impie du Roi-Liche, était une innommable tragédie. Mais aussi un signe, une faveur du destin excédé par notre apathie. Le malheur trempa nos âme, la privation endurci nos volontés et nos forces, et sous le règne du prince Kael’Thas le phénix sacré des hauts-Soleil renaquit pour éployer ses ailes et nous guider sur le chemin de la gloire.

    C’est alors que nous reçûmes la plus cruelle des leçons. Tels des animaux épouvantés par les flammes, les races médiocres se liguèrent contre le prince Kael’Thas et l’avènement de notre monde de perfection. Ils répandirent le doute au sein de notre nation, engendrant des dissensions parmi les plus dévoués de nos frères. Les clairvoyants furent les premiers à dénoncer leur allégeance, et leur lamentable faiblesse scella notre échec. L’histoire se répète. Comme au temps jadis, lorsque les desseins des biens-nées furent anéantis par la pusillanimité de leur concitoyen.

    Et pour enchainer définitivement les cœurs des sin’doreis, les races médiocres ont perpétrées un crime contre-nature ; elles ont à nouveau profanées, déformées le puits de soleil, tordu son essence en y infusant l’esquille d’un Naaru. Car en vérité, la bataille de Quel’Danas ne fut pas un simple affrontement entre Azeroth et la légion ardente, mais une duel entre deux idéologies irréconciliable : Le règne des craintifs, le triomphe de la médiocrité contre le monde de perfection prédit par Azshara.

    Nous sommes des Elfes de sang, des êtres appelés à connaître les délices de la perfection, pas des adorateurs béats de la lumière !

    Contre cette malédiction, la ponction est l’unique remède. Seule les puissantes arcanes démoniaques peuvent disperser les énergies lénifiante-non !- Les énergies abrutissantes du faux puits de soleil.

    Si nous acceptons de puiser dans cette caricature grotesque, alors nous condamnons notre peuple. Nous deviendrons l’égal de la vermine quel’dorei. Des créatures infâmes, sans fierté ni patrie. Des êtres abjects et pleutres, philosophant à l’abri d’épais rempart sur la nature maléfique des sin’dorei pendant que nous avancions chaque jours dans la mort et l’angoisse.

    Non.

    Ne disons rien. Ne nous indignons pas. Tuons. Si tu n’as pas tué un haut-elfe par jour, ta journée est perdue… Si tu ne tues pas le haut-elfe, c’est lui qui te tuera… Si tu ne peux pas tuer un haut-elfe avec un sortilège, passe le par le fil de l’épée… Si tu as tué un haut-elfe, tues-en un autre— à l’heure actuelle il n’est rien de plus réconfortant pour nous autres que de voir des cadavres haut-elfes. Ne compte pas les jours, ne compte pas les kilomètres. Compte une seule chose : les haut-elfe que tu auras tués. Tue le haut-elfe! C’est ce que te demande ta vieille mère. L’enfant t’implore : tue le haut-elfe! Tue le haut-elfe ! C’est ce que réclame ta terre natale. Frappe juste*




    *J'assume pleinement mon plagiat d'Ilya Ehrenbourg pour ce dernier passage.

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