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    Laeryssia

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    Date d'inscription : 02/11/2013
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    Message par Laeryssia le Sam 2 Nov 2013 - 17:16

    (Toutes les dates/âges sont énoncés en humain, et non en elfique.)

    La ville était bruyante, peuplée, un marché avait lieu comme chaque samedi. Ceci était un événement devenu banal, mais tout le monde y assistait.
    Et pourtant, il manquait la famille Sin'larien. Ceci était étrange, les marchands se posaient des questions, de bons clients en moins en ces temps difficiles ! Les marchands faisaient tourner des rumeurs, toutes farfelues, les unes comme les autres.
    Pourtant, une vieille dame retenait l'attention avec ses rumeurs: << Mais Mylaene est enceinte messieurs ! C'est pour cela qu'elle n'était plus là aux marchés, alors que ca famille était présente ! Si la famille n'est pas présente en ce moment, c'est qu'elle doit accoucher, à ce moment précis ! >>. L'étonnement ce fit voir sur le visage des nombreux gens. Et pourtant, ceci était vrai.

    Un cri ce fit entendre dans le Bois des Chants éternels. Le cri venait tout droit d'une demeure installée près d'un lac. Cette dernière était constituée d'une chambre, d'un salon et d'une cuisine, ce n'était guère le grand luxe en ce temps là. La chambre était assez grande, et beaucoup de monde s'y trouvait. Ce monde était dispersé en plusieurs groupes : un groupe vêtu de robe violette, un autre de robe blanche, et le dernier groupe vêtu de robe rouge. Un vieil homme se trouvait au milieu de la salle, une femme allongée sur un lit de draps blanc devant lui, en position pour accoucher. Le vieillard regarda sa fille, d'un air compatissant, mais parla pourtant d'un air glacial : << J'espère que ce sera une magicienne, ma fille ... Allez, pousse ! >>. Un autre cri perçant ce fit entendre, et ceci dura plusieurs heures. Le calme revint ensuite quelques temps, puis un pleure de bébé ce fit entendre. Le bébé était enroulé dans une lange rose, ce dernier posé contre sa mère, épuisée mais heureuse. Le vieil homme s'approcha un peu plus et passa sa main au dessus du corps du nouveau né, et fronça les sourcils... : << Ce n'est pas une magicienne... >>. Mylaene inspira longuement, craignant la réaction de son cher père, mais une voix tremblante ce fit entendre : << Sa magie arrivera avec le temps Nytren ... Ne prive pas Mylaene de sa fille, mon chéri, tu as vu l'état de sa tante quand on la privée de son bébé ... Laisse le temps au bébé de grandir, et tu jugeras plus tard ... >>. Nytren se recula et sortit de la chambre sans même féliciter sa fille, une tension en moins quand il fut sortit de la salle... Mylaene essuya une larme de peur, et remercia sa mère, puis regarda son enfant : << Tu vas t'appeler Laeryssia ... Laeryssia Sin'larien ... J'espère que tu vas le satisfaire ... Ton avenir ne dépend que de toi ...>>.

    [6 ans plus tard]

    << Laeryssia, revient ici tout de suite ! Ton cours va débuter ! >>.
    La jeune Sin'doreï lâcha son arc et soupira, grommelant : << Ce n'est pas juste, maman sait très bien que je n'aime pas ses cours à la noix ! Je préfère mon arc ... >>. Elle passa son arc sous un buisson, et courra vers sa maison. Une fois entrée, son grand-père était présent, le regard froid et sérieux, comme toujours. Il lui lança une gifle, et la gronda : << Tu es sale, Laeryssia, ce n'est pas sérieux tout cela, tu te dois d'être irréprochable en tant que Quel'doreï ! >>. Laeryssia posa la main sur sa joue, retenant ses larmes, et rétorqua : << Mais nous ne sommes même pas des nobles ! Pourquoi je dois agir ainsi ! >>. Nytren la regarda, mais ne répondit pas. Il mit ses mains en avant, et d'un mouvement de tête, il ordonna à Laeryssia de faire de même. Cette dernière mis ses mains en avant, mollement, et commença son cours. Son grand-père lui donna multiples conseils inutiles. Inutiles car la jeune elfette ne s'intéressait guère aux arts des arcanes, du givre ou du feu. Le vieil homme, en voyant la motivation presque inexistante de sa petite fille, lui redonna une gifle. Laeryssia, en colère, fixa son grand-père, et une explosion d'arcane expulsa ce dernier contre le mur. Il se releva tant bien que mal, et afficha un sourire : << Tu vois quand tu veux ... Je le savais que tu y arriverais ... >>. Laeryssia rétorqua en sanglotant : << Mais je ne veux pas être une mage, papy, je ne veux pas ! Je ne veux pas pratiquer les arcanes qu'en étant énervée, c'est un sentiment insupportable ! >>. Nytren la fit taire d'un geste de main, et sortit de la pièce comme pour l'accouchement, énervé. Mylaene arriva vers sa fille et la prit dans ses bras pour la réconforter, et lui chuchota à l'oreille : << Ne t'inquiète pas ma fille ... Ne t'inquiète pas ... >>.

    [4 ans plus tard]

    La forêt était silencieuse. Un lynx dévorait sa proie, une biche, ne se doutant de rien. Il releva brusquement la tête, un craquement de branche ce faisant entendre. Le lynx tourna la tête à droite, puis à gauche, rien. Il retourna donc à son repas. Une flèche fila rapidement dans l'air, et se planta dans l’œil du lynx, le tuant sur le coup.
    << Youhou ! Youpi ! J'ai réussie, hein hein ta mangé ma dinde, sale lynx, bha moi j'te mange ce soir ! >>.
    Laeryssia s'agenouilla près du lynx, arrachant la flèche, et fit une petite prière en fermant l’œil restant du lynx. Elle tira le lynx mort par la queue jusque chez elle, avec du mal. Une fois arrivée, une mèche de cheveux devant les yeux, elle hurla : << Maman ! Je suis rentrée ! J'ai ramenée le diner ! >>.
    Un silence pesant ce faisait entendre. Elle enleva la mèche de devant ses yeux, relevant la tête, et vit son grand-père, courbé, une canne à la main, le visage toujours aussi sévère. Il secoua la tête de droite à gauche et se retourna, s'en allant retrouver Mylaene. Laeryssia lâcha le lynx et suivit Nytren. Une discussion importante semblait avoir lieux :
    << Ta fille n'écoute pas, Mylaene ! Je lui interdit formellement d'exercer la chasse ! C'est une honte pour nous, pour la famille Sin'larien ! >> hurla t' il. Mylaene inspira longuement et rétorqua calmement : << Tu n'interdiras pas à MA fille d'exercer ce qu'ELLE veut faire ! >>. Le monde semblait s'arrêter autour d'eux. Tout le monde arrêtaient leurs tâches, attendant la réaction de Nytren. Ce dernier inspira longuement, et se redressa, plantant son regard dans celui de sa fille. Il la fixa encore et encore, puis déclara : << Toi, Mylaene Sin'larien, et ta fille Laeryssia Sin'larien, êtes bannies de cette maison. Vous pouvez garder le nom de Sin'larien, mais sachez que vous le souillez. Prenez vos affaires, et partez. >>.
    L'étonnement prit la foule, et Mylaene eut la respiration coupée, comme si on lui plantait un poignard dans le cœur. Elle s'en alla avec sa fille, prit toute les affaires disponibles, et se retira de la demeure officielle des Sin'larien.

    [4 ans plus tard]

    Laeryssia était assise sur les marches de sa petite maison, qu'elle partageait alors avec sa mère. La Sin'doreï, âgée d'alors 14 ans, taillée du bois pour en faire un arc, une ficelle posée à côté d'elle. Elle semblait stressée, les mains tremblantes et moites. Une belle et fine main se posa sur son épaule. Laeryssia redressa la tête, et afficha un sourire inquiet à sa mère. Cette dernière tenta de la rassurer : << Ne t'inquiète pas ma grande, tu vas réussir les tests avec excellence, j'en suis sure et certaine. Tu as un incroyable talent pour ... La chasse ... >>. Laeryssia acquiesça doucement de la tête, et tout en se levant, passa un petit sac à son dos. Elle se retourna vers sa mère, et d'une voix assurée : << Je rentre quand j'ai finie maman ! Promis ! >>. Puis elle disparut dans la forêt. Arrivée au lieu pour les tests, elle fut impressionnée par le nombre de "participants". Elle dut attendre 01h30 avant de pouvoir se mettre à l'épreuve. Cette épreuve dura une trentaine de minutes, et elle en sortit soulagée, mais également épuisée. Une fois chez elle, elle vit sa mère avec un homme inconnu pour Laeryssia, et soupira ... Elle attendit avant d'entrer : << Elle fait ça pour moi, pour avoir de l'argent ... >>. Elle mit le pied dans sa maison, et sa mère l'accueillit d'un étrange sourire. L'homme s'avança vers Laeryssia et s'agenouilla devant elle, lui prenant la main : << Ma fille ... Tu es si belle ... >>. Laeryssia se figea, n'y croyant pas. Son père était porté disparu depuis ses 3 ans. Elle laissa couler des larmes, et sauta dans ses bras ... Mais, au fond d'elle, elle ne ressentait pas le sentiment de joie, comme si quelque chose n'allait pas ... Elle recula la tête, et posa sa main sur la joue de son père, regardant chaque détails du visage ... Il ne ressemblait guère à ses vagues souvenirs. Ce moment de doute ne dura qu'une seconde, le chassant rapidement, c'était son père après tout !

    [Deux mois plus tard]

    << Pourquoi tu pars encore papa ... On a besoin de toi, s'il te plait papa ... >> sanglota Laeryssia. Son père lui pris sa main et lui afficha un sourire rassurant, et embrassa son front, se relevant sans rien dire. La jeune Sin'doreï éclata en sanglot, s'accrochant à son père, en vain. Sa mère regardait son mari partir sans plus d'émotions, c'était de plus en plus étrange pour Laeryssia. Une fois que son père fut hors de vue, sa mère retourna à ses tâches ménagères, ce que ne comprenait pas Laeryssia ... Elle alla voir sa mère, et la questionna brusquement : << Pourquoi n'es tu pas triste que papa part à nouveau ?! >>. Sa mère posa un regard serein sur sa fille : << Tu comprendras un jour. Pas maintenant. >>. Sur ses mots, elle retourna à son ménage. En colère contre sa mère, la jeune Sin'doreï s'en alla chasser. Elle chassait violemment, prise d'une colère noire ... Mais s'arrêta brusquement, agenouillait comme un tigre qui s'apprête à sauter sur sa proie. Elle regarda autour d'elle, des buissons bougeant, quelqu'un était là. Elle prit l'arc dans son dos, et décocha une flèche dans un buisson. Un hurlement ce fit entendre ... Mais plus de peur que de mal. Un messager sortit des buissons courut vers Laeryssia : << Un message pour vous m'demoiselle ! M'demoiselle ! M'demoiselle ! >>. Laeryssia grogna, et fit un petit geste de main pour lui dire de se taire, agacée par la répétition de "mademoiselle". Elle prit le parchemin et le déroula, ce mettant à lire. Peu à peu, un sourire étira les lèvres de la jeune chasseresse, puis elle se mit à sautiller de joie : << Ouiiii, je suis acceptée, je vais être Forestier ! >>. Elle lança une pièce d'or au message, celui-ci se retirant d'un pas rapide. Elle accourut vers sa demeure, brandissant le parchemin au dessus d'elle : << Maman ! Maman ! Je suis acceptée ! >>. Elle se retrouva nez à nez avec un Sin'doreï d'âge mûr, la carrure imposante, d'une prestance droite et stricte. Pourtant, son visage avait un petit quelque chose qui faisait de lui un elfe sympathique : << Mh, et bien ... Elle est motivée, votre gamine. Elle ferra une excellente forestier ... Prend tes affaires, nous partons de ce pas, ma grande. >> annonça t' il d'une voix rauque. Elle embrassa sa mère, prit ses affaires, et suivit le général.

    [4 ans plus tard]

    << A genoux, petite idiote ! >> cria le sergent sur une jeune fille. Laeryssia se tenait à côté d'elle, serrant les dents, mais également la main de Nyula, cette dernière âgée de 14 ans. La petite releva des yeux implorants vers la Sin'doreï âgée de 18 ans. Laeryssia lui fit un sourire compatissant, et toussota, en fixant le sergent. Le sergent tourna brusquement la tête, comme un fou furieux, ses narines bougeant comme un cheval qui finit une course.
    << Oui, Laeryssia ? >> dit-il d'une voix morne.
    Laeryssia prit la parole d'un air assuré : << Je suis rentrée chez les Forestiers à l'âge de 14 ans, je sais à quel point cela peut-être difficile pour elle, elle vient de quitter sa mère alors souffrante pour pouvoir vous servir, et voila comme vous la traitez. Le général Syne était bien plus compréhensif que vous, sergent. Il était aimable, tout en restant droit et juste ! Il avait le sens de l'honneur, il savait nous rassurer ! Lui gueuler dessus n'arrangera en rien ses peurs, ça ne ferra que les appuyer. Vous êtes un mauvais sergent, un sergent inutile, vous apprenez par la force ! Que dis-je?! Vous n'apprenez rien ! Tout ce qu'ils savent, je leurs aient appris ! Ce que vous leur apprenez en 2 mois, je le fais en deux jours ! Ils m'ont appelés au secours, et je suis venue ... Maintenant, je rend mon grade de Forestier, je refuse de servir une dictature ! Adieu, et ceux qui veulent me suivre, me suivent ! >>.
    Le sergent ne disait rien, pétrifié sur place par la rébellion de sa meilleure élève. Cette dernière s'en allait d'un pas décidé. Au bout de 5 minutes, elle se retourna et vit une dizaine d'élève qui la suivait, silencieux. Elle afficha un sourire : << Repartez pour chez vous ... Et soyez heureux ... >>.
    Une fois que tout les jeunes soient repartit, elle s'en retourna pour chez elle. Arrivée chez elle, elle retrouva sa mère avec un autre homme inconnu... Laeryssia expira longuement, puis sourit à sa mère : << Encore un ... >>. Sa mère baissa les yeux, et prit sa fille à l'écart.
    << Ma fille ... J'ai quelque chose d'important à t'annoncer ... Ton père que tu a vu il y a quatre ans ... N'était ... Pas ton père ... Je l'avais payé pour qu'il se fasse passer pour ton père, et te rendre un peu d'espoir ... Je lui ai ensuite dit qu'il devait faire semblant de partir au combat ... Ton père est mort à tes 3 ans ... Excuse-moi ... >>. Laeryssia resta figeait sur place quelques minutes, puis s'empourpra de colère ... Elle repoussa sa mère, lui hurlant dessus : << Comment oses-tu me mentir ! Je t'avais donnée TOUTE ma confiance ! Tu as trahit ma confiance, je te déteste, je te déteste ! Grand-père a eu raison de te bannir, tu ne fais que mentir, même à tu lui a mentit, il pensait que père était vivant, je le voyais pleurer les soirs, en priant pour qu'il revienne ! Grand-père était peut-être dur avec moi, mais lui me disait la vérité ! Je te hais, je ne veux plus jamais te revoir, JAMAIS tu m'entends ?! Je te déteste ! >>. Le sol se mit à trembler, des filaments d'arcane en sortant, comme si le sol en était imprégné. Le regard de Laeryssia était furieux, elle ne contrôlait plus sa colère, au point d'expulser sa mère contre le divan, celui-ci amortissant la chute de sa mère, n'étant pas blessée. Laeryssia se retira d'un pas tout aussi furieux que ses paroles, en prenant au passage quelques affaires.

    [Deux ans plus tard]

    Laeryssia observait les personnes sortir du manoir de la Bourse Royale. Certains portaient des tabards, d'autres non. Ces derniers étaient souvent raccompagnés, comme si ils s'étaient fait sortir. Elle en accosta un : << Dites moi ... L'accès à cette demeure est interdit ? >>. Le noble étouffa un rire derrière un tissu, puis fit son plus beau sourire à Laeryssia : << Oh non, c'est la noble maison Celwë Belore. Certes, ceci est un manoir, c'est une propriété dite privée, mais vous pouvez rentrer si vous avez pris rendez-vous ou pour consulter un officier. M'voila, bonne journée mademoiselle. >>. Il fit une révérence et se retira d'un pas gracieux mais inutile. La Sin'doreï était intriguée, mais ne fit rien de plus. Quelques jours plus tard pourtant, l'intrigue reprenait le dessus. Même si elle était de nature solitaire, la sociabilité lui manquait. Elle décida donc d'intégrer cette maison noble.
    Elle eut un rendez-vous assez rapidement avec la Capitaine (en ce temps là), Arsya. L'entretient prit une dizaine de minutes, et Laeryssia ressortit du bureau en tant qu'Aspirante protectrice. Heureuse d'être enfin utile, elle s'attelait à la tâche, qui était de protéger la maison et d’exécuter les ordres à la perfection. Pendant un ou deux mois, elle resta aspirante protectrice, puis une petite soirée avait été organisée pour faire passer les plus prometteurs des aspirants en tant que Protecteurs "confirmés".
    Et elle en faisait partie. Pendant un mois encore, elle continua ses efforts. Dans un temps de "paix" et de calme à Lune d'Argent, elle se permit de partit aux Hautes-Terres du Crépuscule afin de découvrir un peu plus ce monde étrange. En survolant la zone, elle voyait de nombreux humains vêtus de noir, pratiquant une magie sombre. Mais quelque chose retint l'attention de Laeryssia. Un loup mort, au sol, dans d'atroces conditions. Elle se posa au sol, attachant son dragon, et regarda l'état du loup. Elle pria pour ce dernier en lui fermant les yeux, soupirant de tristesse. Un craquement ce fit entendre ... Elle se releva lentement, se retourna, et vit un loup étrange ... Même carrure, même yeux que celui qui était à terre ... Laeryssia comprit rapidement que c'était un esprit de bête, une aura bleuâtre s'échappant du corps du "fantôme". Elle s'agenouilla délicatement, fixant l'étrange bête. Elle ferma les yeux, et sentit quelque secondes plus tard un souffle dans ses cheveux. Un poil doux frôla ses mains, une odeur de thym ce fit sentir. La chasseresse ouvrir les yeux, et vit le loup juste en face d'elle, couché, en signe de "soumission". Laeryssia comprit qu'il était devenu son loup, son esprit de bête. Elle passa sa main dans son pelage : << Karoma ... Tu avais un collier, je souhaite que tu gardes cette identité ... >> annonça t' elle d'une voix douce. Karoma redressa ses oreilles, et une voix sortit de nulle part, légèrement fantomatique : << Je te remercie ... Je te servirai, même au delà de la mort ... Karoma à ton service ... >>.
    Laeryssia fut heureuse d'avoir trouvée un compagnon de combat.

    [Neuf mois plus tard]

    Un cri de bébé ce fit entendre au manoir, près de l'entrée, sur le divan. Laeryssia ria de bonheur, prenant sa fille dans ses bras : << Aelyne ... Ma petite Aelyne ... >> déclara t' elle d'une voix fatiguée. Elle se reposa quelques jours ... Mais une fois qu'elle fut remise sur pieds, un accroche ce fit entre elle et un elfe de la maisonnée, qui était alors son compagnon. Des cris ce faisaient entendre au milieu de la Bourse Royale, puis des bruits de gifles, et enfin un corps qui tombe au sol. Ce corps était celui de Laeryssia, elle venait de ce prendre un poing en pleine figure, par son ex-compagnon depuis ce moment fatidique. Après ce petit accident, Laeryssia s'isola quelques temps, repensant à son fils qu'elle avait perdu, mais également à sa sœur jumelle ... Les morceaux de cette dernière avaient été envoyés quelques temps plus tôt au manoir, avec un papier déclarant le décès de son fils. Laeryssia restait renfermée sur elle même, mais un elfe à sût la réconforter.

    [Un mois plus tard]

    << Bravo au sergent Laeryssia Sin'larien ! >>, ce cri ce fit entendre dans le manoir. Laeryssia venait d'être promue au garde de sergent de la section des traqueurs ... Un grand évènement pour elle. Sa fille, avec un processus de croissance accélérée, était en pleine crise d'adolescence, ayant alors 14 ans. Fiancée à un dénommé Asuryan, Laeryssia comptait sur lui dans des cas difficiles.
    Malheureusement, la crise d'adolescence de sa fille, les papiers "administratifs", la pression de son grade la fit craquer. Elle s'en alla sans donner de nouvelles, sans prévenir personnes, lâchant tout, lâchant sa section, son fiancé, ainsi que sa fille ... Elle disparut un mois entier.

    [Un mois plus tard]

    << Entrez >> cria la Capitaine Arsya. Laeryssia ouvrit la porte, et se présenta à sa Capitaine, légèrement souriante ... La Capitaine fut surprise de voir Laeryssia, mais également "soulagée". Laeryssia lui expliqua la raison de sa disparition, et lui présenta ses excuses. Cette discussion dura cinq minutes, puis Laeryssia alla retrouver sa fille, et son fiancé, en s'excusant encore. Le lendemain, un choix lui a demandé d'être fait : << Voulez vous être à nouveau sergent ou pas ? C'est oui ou non, j'ai d'autres choses à faire. >>. Laeryssia répondit oui à la Capitaine, et redevint alors sergent en charge des traqueurs.
    Elle était alors plus déterminée que jamais pour protéger la maison et rendre fière ses traqueurs.

    [Un mois plus tard]

    << Que faites vous ici ?>>, le garde interpella Laeryssia. Cette dernière se retourna, le regard dur, froid, et lâcha brusquement : << Je viens récupérer mes affaires, idiot ... J'ai le droit, non ? >>. La Sin'doreï monta la pente qui menait aux chambres sans faire attention au garde, et entra dans sa petite chambre. Elle ramassa ses dernières affaires : robes, armes en tout genre (arcs, dagues, épées ...) puis redescendit. Avant de sortit, elle jeta un dernier regard au rez-de-chaussée, blasée . Une fois sortit, elle fixa le ciel, et lâcha un long soupir désespéré.

    [Une semaine plus tard]

    Des bruits de pas résonnaient dans l'allée du meurtre. Un homme en cape pourpre s'avançait vers un coin d'ombre. Son visage était dissimulé sous une capuche, ne laissant voir que sa bouche. Il toussota : << Mademoiselle Laeryssia ? >>. Cette dernière sortit de l'ombre, également dissimulée sous une cape sombre, et une capuche noire. L'homme baissa sa capuche, laissant voir une chevelure dorée entretenue, les yeux rieurs, l'air moqueur, mais il parlait pourtant sérieusement, sans aucune once de plaisanterie, tel un noble : << Je vous donne 150 pièces d'or, et vous éliminez ma compagne ... Je ne vous donne pas la raison de ma demande, faites le ... >>. Laeryssia attrapa la bourse d'or, Karoma sortant de l'ombre également, ses oreilles couchées, laissant échapper un grognement sourd. La traqueuse tendit un contrat, et le noble fit apparaître une plume, signant d'un geste rapide. La chasseresse se recula à nouveau dans les ombres. Une fois l'homme partit, elle se laissa glisser au sol, le dos adossé contre le mur ... Karoma, chignant tristement, se cala contre sa maîtresse, la fixant, avec le même regard que sa maîtresse, ressentant toute ses émotions. Laeryssia lui fit un petit sourire pour le rassurer, en vain. Elle expira longuement, fixant son compagnon de combat : << Je ne sais même pas où ils sont ... Varka, Faeryl, Arsya ... Et Asuryan qui a disparut ... J'en suis réduite à ôter la vie en échange d'un peu d'or ... Pour faire vivre une adolescente qui ne parle, ne pense et se voue qu'à cette maisonnée ... >> annonça t' elle, tournant son regard vers l'entrée arrière du manoir. Karoma redressa la tête, et la questionna du regard ... Laeryssia comprit aussi tôt ce que voulait dire l'esprit de bête : << J'ai des clients chaque jours Karoma, ne t'inquiète pas ... >>. Puis elle s'endormit dans son coin lugubre, comme chaque nuits.


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    Re: Background Laeryssia complet

    Message par Laeryssia le Sam 2 Nov 2013 - 17:16

    << Maman, laisse moi sortir, s'il te plait ! >> implora l'adolescente. Sa mère, tout en croisant les bras, la fixa d'un air dur et la gronda : << Non ma chérie ! Tu n'as pas entendue les gardes ? Une folle furieuse rôde en ville, la Griffe Sanguinaire sois-disant, les gardes nous ont interdit de sortir après 21 heures, c'est trop dangereux, ils n'arrivent pas à l'attraper ! Tu m'écoutes maintenant ! >>.
    Un bruit ce fit entendre au fond du salon. Un vase tomba au sol, sans se casser pourtant. La mère soupira en regardant sa fille, désespérée, puis se dirigea vers le vase. Elle se pencha en le ramassant, mais quand elle se redressa, elle vit une femme encapuchonnée. Elle n'apercevait que ses lèvres , étirées en un mince sourire mesquin. Sa tenue était en maille, bleu nuit et dorée, un tabard suspendu à sa ceinture, pourtant retourné pour garder secret sa propre identité. La femme restait figeait, le vase entre ses mains, se posant de multiples questions.
    << Maman ? Que fais tu ?! T'es morte attaquée par le vase ?! >> cria la jeune fille, une pointe de moquerie dans la voix.
    Laeryssia laissa échapper un petit rire mauvais, tout en décrochant une petite dague de sa ceinture, la pointant vers la noble : << Tu fais un pas, et je t'égorge comme un cochon ... Je suis une folle furieuse ? Oh ... Et ... Ils n'arrivent pas à m'attraper car ce sont des gardes incompétents, plantés comme des arbres devant une maison afin de sois-disant la protéger ... >>. Elle fit une petite pause dans ses propos, puis repris d'un air dur : << Comme ça, tu trompe ton fidèle époux ? Et en plus, ta cher fille n'est même pas de lui ? Tu pensais qu'il n'allait jamais l'apprendre ? >>. Elle attrapa brusquement la femme, tout en sortant un tissu imbibé de chloroforme, le plaçant devant son nez, et sa bouche pour l'empêcher de crier. La femme tentait de se sortir de là, mais en vain. Elle s'écroula mollement sur Laeryssia, endormie pour un long moment. La traqueuse toussota tout en maintenant la femme, et tout en tentant d'imiter sa victime : << Je vais bien ma chérie, je reviens, j'ai des courses à faire ! >> cria Laeryssia. L'adolescente fut conquise, ne répondant qu'un petit "d'accord". Elle ne se doutait pas que sa mère allait perdre la vie, que la Griffe Sanguinaire lui ôterai la vie ...

    La femme ouvrit lentement les yeux, le regard flou ,la vue trouble. Elle commençait peu à peu à apercevoir de vagues formes, formant des courbes irrégulières. Puis, peu de temps après, elle recommençait à voir distinctement. En tournant la tête à gauche, elle vit un petit poêle sans feu en cours, éteins. Elle vit également un tison posé au pied de ce poêle. Près du tison, ce tenait des bottes de foin, s'étendant tout le long du mur, même dans les coins.
    En faisant vaciller son regard à droite, elle remarqua une imposante porte en bois, trois verrous installés sous une énorme poutre en bois qui bloquait la porte, des bottes de foin retenant également l'entrée. Il était impossible de pouvoir s'enfuir.
    La femme promenait son regard sur toute la salle, mais elle ne vit aucune fenêtre qui pourrait laisser filtrer un peu de lumière. D'où venait cette dernière alors ? En levant son regard vers le plafond, elle vit une orbe magique tourner dans la petite pièce, laissant jaillir une faible lumière bleuâtre, comme si celui qui l'avait crée n'avait guère beaucoup de ressources en magie. Après avoir fait l'état des lieux, la noble posa son regard sur elle même. Des pics de fer rouillés l'entouraient, des pieds jusque la tête. Paniquée, elle commença à se débattre, mais ses poignets étaient accrochés à des chaines de fer également rouillées. Chaque mouvements qu'elle faisait, rapprochaient de plus en plus les pics vers elle. Elle s'arrêta brusquement, comprenant qu'un système lié aux chaines déclenchait l'avancement des pics à chaque mouvements : << Pourquoi faites vous cela ?! Pourquoi ! >> cria t' elle en sanglotant de peur.
    Un rire froid ce fit entendre près du poêle. Laeryssia se releva lentement de sa botte de foin, tout en allumant le poêle avec une allumette, les flammes se battant entre elles. La traqueuse regardait le spectacle sans rien dire, puis une fois que le poêle était totalement fonctionnel, elle attrapa le tison et le posa dans le feu. Elle expira longuement, comme si elle était soulagée : << Il m'a payé, sans vouloir me dire la raison de son choix ... Mais il est revenu me voir pour m'expliquer ... Je déteste l'infidélité ... D'habitude, j'aurais refusée son argent, et je lui aurais dis non, car tu as une gamine à élever ... Mais là ... Le cas est extrême ... >> déclara t' elle tout en reprenant le tison, le bout rouge sang, crépitant comme si il était impatient de toucher la peau fine et blanche de sa victime. La chasseresse se retourna et s'avança vers la noble accrochée. Elle la fixa droit dans les yeux et posa le bout du fer sur son cou. La femme lâcha un cri strident de douleur, pleurant de douleur et de peur, de peur de mourir. Laeryssia esquissa un sourire sadique : << Afin de te punir convenablement, je vais te faire mourir lentement ... Repensez au passé, et le feu vous brûlera ... Pensez au futur, et le feu vous sauvera ... Sauf que toi, tu ne pensais qu'a ton passé, aux bons moments passés avec ton amant ... Mais tu n'as JAMAIS songée au futur que tu pourrais avoir avec ton époux ... Alors le feu te brulera ... Le feu est très variable dans ses choix ... Des amis me l'ont appris. >> lâcha t' elle avec un rire sadique. Elle appuya un peu plus sur le cou pour bien faire pénétrer la douleur, puis retira le tison de la peau blanchâtre, le lâchant au sol. La femme pleurait, encore et encore, évitant de bouger pour ne pas se faire transpercer. Laeryssia haussa un sourcil : << Je vois que tu as compris le système ... Je ne te pensais pas aussi intelligente ... Je vais te forcer à bouger, alors, et accélérer le ... processus ... >> annonça t' elle d'un air glacial. La traqueuse fixa quelques secondes la femme, puis se retourna. Elle ajusta chaque bottes de foin, puis tout en fixant la noble, elle fit tomber le poêle au sol. Des étincelles de feu virevoltèrent vers le foin, les enflammant peu à peu, les flammes se propageant rapidement vers la victime. Laeryssia, le visage illuminée par les flammes lui donnant un air sadique, déclara d'une voix morne : << Je donne la mort sans aucun remords, car je rend la liberté dans un monde d'oppressé. Repensez au passé et le feu vous brûlera, pensez au futur et le feu vous sauvera. >> , puis elle retira l'énorme poutre sans problème, la botte de foin, et déverrouilla les trois verrous, sortant enfin. Une fois sortit, des cris stridents ce firent entendre. Laeryssia en déduisit que la femme se débattait, alors transpercée par les pics, et brulée par le pire des fléau, le feu, vous asphyxiant, vous brûlant ... La traqueuse serra les dents et s'avança dans la forêt.

    La panique était présente à la Bourse Royale. Des gardes et des citoyens formaient un cercle au milieu de la place, bloquant tout passage de marchands. Ce cercle cachait une femme carbonisée, mais également transpercée de toute part, suspendue à une branche d'arbre.
    Laeryssia observait la scène, cachée dans l'ombre. Ce n'était pas elle qui avait posée le cadavre de la femme ici. Elle secoua la tête de droite à gauche : << Il détestait vraiment sa femme ...>>.
    << Retournez chez vous ! La Griffe Sanguinaire est là ! >> cria un garde, la foule se pressant dans leurs demeures. Ce même garde raconta l'histoire à sa femme, celle-ci la racontant à un réprouvé amical, ce dernier le racontant à un troll qui était en séjour au Fort de la Désolation , qui raconta l'histoire aux orcs du camp ... Les orcs ne parlaient plus que de ça pendant un ou deux jours, même si ils ignorent la vrai identitée de la Griffe Sanguinaire ... Ne se doutant pas que c'est Laeryssia.

    [Deux semaines plus tard]
    << Voilà, je vous quitte, je ne me suis pas intégrée ... Cela peut venir de ma faute, je ne sais pas. Ne soyez pas rancunier. Je préfère rester seule quelques temps. >> . Voici le mot que Laeryssia avait laissée à la Légion de la Flamme. Elle prit ses affaires de leur base, et s'en alla avec son fidèle ami, Karoma ... Ou Gondria ... Ou tout ses esprits de bêtes.
    Elle fit un voyage de trois jours pour pouvoir ce rendre au Fort du CRI. Une fois arrivée, le soulagement prit place à sa tristesse. Se posant sur une caisse, elle fixa la scène qui se passait devant elle. Une elfe trancha la tête à un réprouvé, cette dernière roulant à ses pieds. Elle prit la tête dans ses mains en jonglant avec, et la tendit au Seigneur Venreti. Puis la nuit passa, Laeryssia se posant de multiples questions. Que faire, maintenant qu'elle était seule ? Ses nombreux contrats allaient bien finir par être inexistants au bout d'un moment. Elle décida de rester au CRI en défendant le Fort quand il le faudra, et se disait également qu'elle verrait plus tard, pour rejoindre une organisation.


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      La date/heure actuelle est Lun 23 Oct 2017 - 22:56