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    Ulnoth, Celui-qui-observa-le-Néant

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    Skaant

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    Ulnoth, Celui-qui-observa-le-Néant

    Message par Skaant le Dim 12 Aoû 2012 - 11:37




    CHAPITRE 1 - Personne n'est digne de ce qu'il crée




    Caer Darrow, aprés la Seconde Guerre, était une petite ville tranquille, situé sur une ile au centre du lac Darrowmere. La-bas tout le monde se connaissait, pêcheurs et soldats vivaient derrière les remparts de la forteresse abritant le Manoir des Barov dans un esprit pacifique et bon enfant.
    Roldrig était un charpentier sans véritables ambitions. Mariée à la fille du boulanger Fermat, ils avaient trois jeunes enfants et une petite maison sur la rive. Son activité principale résidant dans la construction de petites barques de pêche, il fut relativement surpris d'être convoqué par le Seigneur Barov à l'intérieur de leur résidence.
    Le messager vint le trouver alors qu'il amarrait une barque de sa création à la bite sur le port. Il fit un noeud solide qui dissuaderait les passants de tenter de s'emparer du bateau, en s'en fut, sans dire aurevoir à sa famille.

    ***

    Lorsqu'Ulnoth se reveilla ce matin-là, l'atmosphére dans la cellule était étrange. Il y flottait un parfum de mort et de destruction. En regardant par l'étroite fente qui servait de fenêtre, il aperçu une grande créature volante tenant fermemant une jeune fille enserrée entre ses griffes. Quelle était-donc cette créature et que faisait-elle ?
    En se contorsionnant il tenta de voir le reste du village, mais comme il le savait depuis qu'il y était enfermé, sa cellule n'offrait pas une excellente vision des environs. Etrangement, le mort-vivant se sentait tendu, et un peu nerveux. Aucun bruit ne s'élevait des maisons en contrebas, aucun rires, aucun éclat de voix, seulement un silence troublé de temps-en-temps par de puissants battements d'ailes.
    Alors, comme chaque jour qu'il passait dans la petite pièce, isolé de tout, il continua à s'entrainer à manipuler le feu qui sortait de ses doigts osseux. Les résultats, innatendus au début, s'amélioraient petit-a-petit pour donner naissance à de petite langue de feu qui brulait sa peau putréfiée par le temps.
    Tandis qu'il jouait avec les flammes qui sortaient de ses mains, il entendit un cri derrière la porte. C'était la voix de son créateur, celui qui avait tenté de faire de lui un serviteur sans cerveau et qui l'avait cloitré dans cette prison en voyant que sa création était passé outre ses sortiléges de domination. Inquiet, il s'acharna à coups-de-poing sur la porte comme il l'avait fait tant de fois, sans succés. Puis il essaya de bruler le bois de la porte, et, avec application, il finit par créer une ouverture béante qui lui permit de faire sauter le loquet de sa cellule.
    Dans la piéce adjacente de grandes traces de sang, frais apparement, jonchaient les murs et une grande trainée se dirigeait vers le couloir à droite. Ulnoth la suivit, descendit des escaliers, et entra dans le grand hall, une ancienne piéce magnifique à en juger par les décorations, mais couvertes de poussières et de toiles d'araignées. La, il trouva le cadavre de son créateur à moitié dévoré, bizarrement il ne trouva aucune joie à observer le visage crispé de celui qui avait fait de lui un esprit errant sans but dans le monde des vivants.
    Il entendit un bruit venant d'un des couloirs donnant sur le hall, par prudence il décida de se diriger vers la sortie du manoir. Ce choix s'avéra des plus intelligents puisque rapidement un groupe de goules entra au trop à l'endroit ou il se trouvait auparavent.
    Paniqué, il passa la grande porte défoncée et sorti en courant dans le village. Personne. La rue dans laquelle il se trouvait était rempli de traces de luttes : seaux cassés, chariots brisés et flaques de sang. La tension monta, un frisson de peur remonta ses vertébres, grand vent glacé parcourant son dos. La créature volante revint, ses grandes ailes noires battant l'air dans un grand fracas.
    Ulnoth se dirigea en courant sous les toits vers la rive en ésperant ne pas être repéré par l'espéce de chauve-souris qui voler en rond au-dessus du village desert. Un bateau se trouvait ammarer là, retenu à la berge par une corde lié au ponton par un noeud complexe. Il le défit d'un mouvement experimenté, comme s'il avait ça toute sa vie et poussa l'embarcation sur les eaux noires du lac Darrowmere.
    Alors qu'il s'approchait des montagnes d'Alterac et que l'ile disparaissait peu à peu à l'horizon, il distingua sur la rive, scintillant dans la brume ocre du lac, les fantômes de ceux qui avait été tué ce soir-la.
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    Skaant

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    Re: Ulnoth, Celui-qui-observa-le-Néant

    Message par Skaant le Mer 15 Aoû 2012 - 23:05

    CHAPITRE 2 - La liberté n'est pas une nation




    Nathaniel se sentait las ce matin, son esprit était fatigué alors qu'il venait de se lever, comme ecrasé par la liste des erreurs qu'il avait fait. Voguant vers la rive Ouest de la Forêt des Pins Argentés, il se rémemorra encore une fois l'echec qu'avait été mission.
    Cinq mois plus tôt, selon les ordres de la Société Royale des Apothicaires, il avait été envoyé longer la côte Sud de Lordaeron pour étudier les mouvements de la flotte de l'Alliance entre Menethil et Austrivage. Le premier fut consacré à l'organisation du voyage, et Nathaniel dut trouver un équipage convenable dans Fossoyeuse, ce qui, en toute objectivité, était aussi aisé que de trouver une amulette dans une botte de foin, tant le peuple réprouvé n'était pas habitué à naviguer.
    Lorsqu'enfin le navire quitta le petit port situé en contrebas du Sépulcre, le forestier-sombre était déjà miné par la médiocrité de son équipage, composé en grande partie de mort-vivants un peu, voir énormément, décérébrés. Mais, avec le temps, les matelots prirent du poil de la bête et, aux alentours du seconde mois, il se trouvait à la tête d'une petite troupe certes peu maligne, mais extrêmement efficace.
    Dans les jours qui précedaient le quatriéme mois, le navire essuya une douloureuse tempête qui le repoussa vers les côtes des Contreforts de Hautebrande, à l'embouchure du fleuve qui prenait sa source bien au Nord, dans les Maleterres. Lorsque le plus gros du désastre fut passé, entre les éclairs et les coups de canon des garnisons de l'Alliance, Nathaniel décida de filer directement au point de chute, au risque de se faire repérer par les sentinelles d'Austrivage.

    ***

    Le voyage dura deux jours, la rivière étant régulièrement ponctuée de cascades, Ulnoth devait régulièrement mettre les pieds dans l'eau pour décoincer son embarcation des rochers. Rapidement la fatigue le gagna et à la fin du premier jour il sombra dans un profond sommeil alors que la barque glissait lentement sur le cours d'eau, le raprochant de la mer.
    A l'aube du second jour, le mort-vivant commençait à avoir faim et soif; lui qui était habitué au confort sobre de sa cellule semblait peu préparé aux epreuves auxquelles il était confronté.
    Lorsqu'il s'arrêta pour boire un peu d'eau de la rivière sur laquelle il dérivait depuis la veille, il embrassa le paysage du regard. Les montagnes hautes se découpaient au Nord, dominant le paysage verdoyant qui s'étendait à leurs pieds. Ulnoth, destabilisé par ce sentiment nouveau, s'arrêta dans sa tâche et resta cois devant la splendeur du panorama. Il se sentait libre et cela le laissait bouche bée.
    Il decida de s'aventurer un peu plus loin dans les terres pour explorer plus profondément la région dans laquelle il se trouvait. Mais rapidement la fatigue revint et lorsqu'il aperçut des murailles similaires à celles de Caer Darrow il décida, prudamment, de faire demi-tour et de continuer son chemin.
    Le reste du périple fut plutôt tranquille, et il était affalé sur le banc arrière lorsqu'il se rendit compte qu'il se dirigeait vers une ville étrangère. Lui qui fuyait la civilisation se retrouvait inexorablement guidé par le courant vers la cité côtière d'Austrivage.
    Tenant en vain de rejoindre la rive, Ulnoth donnait de grands coups frénetiques dans l'eau quand il croisa le regard d'un humain en armure rutilante. L'échange sembla durer une eternité, puis les yeux du soldat s'assombrirent et il cria quelque chose que le mort-vivant ne compris pas. Quelques instants plus tard trois silouhettes, habillées de vêtements légers en cuir et armées d'arc, se positionnèrent sur la légère butte qui masquait la majeure partie de la ville. Le premier soldat énonca trois mots et les flêches fusèrent dans la direction d'Ulnoth. Aucune ne l'atteignirent mais une seconde salve siffla dans l'air, l'un des traits mortels ricochèrent contre sa tempe et lui fit perdre connaissance.

    ***

    Le mort-vivant semblait "vivant", son corps frissonnait et ses yeux papillonait lorsqu'un matelot le frôlait distraitement. Nathaniel tapota la joue du rescapé, espérant que celui-ci finisse par se réveiller.
    Au bout d'un moment, ses yeux finirent par s'ouvrir et un son rauque s'éleva de sa bouche.
    "-A boire ...", râla-t'il.
    "-Que quelqu'un m'apporte de l'eau !", cria Nathaniel à l'attention des membres de l'équipage desoeuvrés qui jouaient aux dés à la proue.
    L'un d'entre eux se leva et courut rapidement dans la cale. Il en ressortit quelques instants plus tard, portant un seau d'eau qu'il tendit au forestier, puis repartit sa place dans le groupe des joueurs. Le mort-vivant bu avidement la louche qui lui était tendu.
    "-Qui êtes-vous mort-vivant ? Faites-vous partit du Fléau ?", demanda craintivement Nathaniel.
    "-Non ... Non, je suis libre", répondit l'interessé. "Et je m'appelle Ulnoth.
    -Alors bienvenue à bord de la Flêche de Sylvanas, Ulnoth. Je veillerais sur toi jusqu'à notre retour, puis nous déciderons de ton sort à terre. Mais pour le moment repose-toi."
    Le mort-vivant ferma ses paupières et s'endormit à nouveau. Nathaniel regarda Ulnoth puis lui passa des menottes aux mains et aux pieds, passa la porte et la ferma a clé. Ce vil serviteur du roi-liche ne sortirait pas la cale avec la tête sur les épaules.

      La date/heure actuelle est Lun 23 Oct 2017 - 22:55