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    Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

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    Ryzzik Trognesou
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    Re: Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

    Message par Ryzzik Trognesou le Mer 28 Sep 2011 - 22:16

    Akavar surgit dans la salle, au milieu d'un malheureux lynchage, arborant un costume d'El Diablo des plus élégants, Carrona en infirmière à sa droite.

    Akavar: Finies les conneries, El Diablo...
    Carrona: ... et sa ravissante assistance!
    Akavar: Ouais, ferme-la deux minutes Carrona s'te plait. El Diablo vient poutrer les méchants, sauver les faibles, embrasser les muchachas, etc etc...
    Carrona: Et pour cela, plaaaaaace... AU CANON A DIABLOTINS!

    Un gigantesque canon fait son apparition derrière El Diablo et Carrona, tout contents d'eux-mêmes. Gaqkua, sur le sommet du canon, tient une pose héroïque.

    Gaqkua: VOUS ALLEZ PAS LONGTEMPS FAIRE LES MALINS! Bande de lopettes...

    "BOUM'

    Toute la famille de diablotin de Gaqkua se déverse dans un chaos indescriptible sur les habitués de ce topic, qui se désorganisent aussitôt, ensevelis sous des mètres de diablotins ricanants et vanneurs.

    Akavar: Voilà!!!
    Carrona: On rigole pas nous!
    Gaqkua: Ouais, ça vous apprendra à être des tapettes.

    Dans un nuage de fumée, les trois super-héros de fortune du topic disparaissent, vers d'autres aventures...


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    http://www.youtube.com/watch?v=JEMdXhfO-Wk
    http://www.youtube.com/watch?v=l8yOdAqBFcQ
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    Re: Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

    Message par Ryzzik Trognesou le Mer 28 Sep 2011 - 22:18

    Chapitre 15: T’as mis un coup d’poing dans mon ventre.

    Résumé des épisodes précédents par Gaqkua, le diablotin cynique adoré des fans, puis petites précisions de Krayvur, bourrin assumé de l’histoire!

    Gaqkua: Le résumé infernal.
    « Ok alors. Par où commencer? Akavar est nase, il court après un gnome nase pour l’empêcher de concocter une potion d’amour à la con pour une abrutie d’elfe mage. D’ailleurs, on côtoie trop de mages à mon goût. Bref, c’est pas l’propos. On a traversé Strangleronce de long en large, on s’est fait deux trois potes, genre le troll là, qui jouait au poker, le murloc pourri, ou Flaadrom, qui est un peu moins nul que Charthang mais un peu plus que Carrona. On s’est fait plein d’ennemis aussi, des paladins sur un bateau, des mercenaires, les gobelins de Baie-du-Butin, la société de protection de la Nature et tout un tas d‘autres minables pathétiques. Maintenant, on est séparés les uns des autres parce qu’Akavar y va un peu en mode bourrin. En gros, il reste plus que lui et moi pour buter le gnome. On peut dire que ça craint un peu, parce qu’Aka et moi, on est pas spécialement réputés pour nos compétences en combat, on est plutôt le genre à regarder les autres se battre en se fendant la poire. Enfin bon, quand faut y aller hein. Qu’on vienne pas dire après que je manque de motivation. N’empêche, j’espère qu’on va pas crever. Après tout le temps qu’on a paumé dans cette jungle à courir après un barje ou à se faire péter avec un navire gnome, ça me ferait mal de me faire déglinguer maintenant. J’ai les nerfs de toute façon, j’ai la hargne, j’ai la rage, alors j’aime autant vous dire que ça va chier. Pour tout le monde. Vivement que je puisse insulter Charthang à nouveau.»

    Krayvur: Les réflexions d’un mec presque raisonnable.
    « Strangleronce, sérieux, ça me gave. Et encore, j’ai pas trop à me plaindre, y a des tas de types à tuer, alors je m’occupe. C’est un peu comme les colonies de vacances, on est pas super jouasse d’y aller, on a pas le choix, mais finalement, on parvient toujours à faire connaissance et à bien s’amuser. Donc voilà, à Strangleronce, je fais connaissance. On va dire ça comme ça. Mais quand même, c’est pas super, le temps est pourri, les autochtones sont pas agréables, tout le monde gueule, court dans tous les sens, certains le font alors que j’ai même pas commencé à les taillader. Y a pas de respect à Strangleronce.»

    ____________

    Akavar et Gaqkua regardaient avec exaspération les deux inconnus qui étaient descendus des arbres pour les menacer avec leurs sabres, en poussant de vieux râles de guerriers en colère.

    Akavar: Y a marqué « harcelez-moi » sur mon dos ou quoi?
    Gaqkua: En fait… oui.

    Le démoniste serra les dents en fixant son diablotin, et détacha la feuille de papier sur sa cape qui affichait effectivement l’expression « harcelez-moi ».

    Gaqkua: Je te l’ai collé dans le dos en sortant d’Ashenvale.
    Akavar: Je me trimballe avec cette connerie depuis trois mois?!
    Gaqkua: Ouais, j’ai trouvé ça drôle. Sans ce papelard, on aurait probablement rencontrer deux fois moins d’ennemis.
    Guerrier 1: Rendez-vous sans faire de vagues, et nous vous promettons de ne pas trop vous maltraiter. Le chef vous préfèrerait intact mais on a ordre de vous arracher un membre au hasard à la moindre opposition, ou remarque désobligeante.
    Gaqkua: Ok. Du coup, je vais garder ma vanne pour moi… J’en avais une bonne mais tant pis.
    Akavar: Vous êtes encore des mercenaires c’est ça?
    Guerrier 2: Ca semble évident.

    Akavar pointa un doigt menaçant vers les deux guerriers, qui se mirent inexplicablement à courir dans le sens opposé en hurlant « Aaaaah, le monstre va me manger! ». Gaqkua leva un sourcil en jetant un coup d’œil aux deux ploucs qui couraient en tout sens, se cognaient aux arbres, et se cassaient la figure dans les fourrés.

    Gaqkua: Comment t’as fait ça?
    Akavar: Bah, c’est un sortilège de peur. En gros, ça instille une peur panique dans le cœur de l’ennemi.
    Gaqkua: Tu pouvais pas utiliser ça avant?
    Akavar: Si, je viens de me rappeler comment on lance ce sort en fait. Coup de bol. ALLEZ ON SE CASSE!

    ___________

    Pendant ce temps, bien loin de là, sur le bord d’une rivière, Krayvur et Elenne étaient enchaînés, et réduits hors d’état de nuire par la dizaine de mercenaires samouraïs télépathes alcooliques et moustachus qui leur étaient tombés dessus subitement. Plus précisément, ils avaient surgis du fond de la rivière, et l’un d’entre eux, le capitaine de l’escouade, était carrément sorti de la bouche d’un crocilisque, triomphant. Hors donc, impossible de résister pour Krayvur et Elenne, vite submergés (et accessoirement à court de couteaux à lancer).
    Par conséquent, Krayvur rageait. Surtout qu’Elenne était inconsciente, il fallait donc qu’il soit pénible pour eux deux.

    Krayvur: Vous vous battez même pas à la loyale, sales baltringues.
    Mercenaire 1: Tais-toi, pourriture, on est super trop forts en un contre un, si si c’est vrai, alors hein, voilà quoi.
    Krayvur: Tu m’as pas vachement convaincu, sale fiotte.
    Mercenaire 2: On peut vraiment pas le faire taire?
    Chef mercenaire: Laissez-le causer, il est vaincu.
    Mercenaire 3: On pourrait l’assommer?
    Mercenaire 2: J’ai essayé, rien à faire!
    Krayvur: Tu frappes comme une mauviette, sous-homme.
    Mercenaire 2: Si on lui arrache un bras, il se taira!
    Krayvur: Vas-y, viens me l’enlever. Même attaché, pieds et poings liés, je te mets la trempe de ta vie sans forcer.
    Mercenaire 4: Soyez forts, dîtes rien sinon c’est lui qui gagne moralement.
    Chef mercenaire: On les emmène auprès du chef. Il a besoin d’info sur ces deux là.
    Krayvur: J’peux déjà vous informer que maintenant que vous m’avez énervé, vous passerez pas la semaine. C’est une information qui peut vous être utile je trouve.

    ___________

    Ailleurs, dans la jungle, un homme avait peur. Cet homme, c’était Garondar.

    Garondar: C’est qui ces types? Pourquoi ils nous attaquent?! J’veux dire, on est gentils nous, on fait pas d’mal, on se balade! En plus, ils ont des sabres, des canons, ils sont surarmés, on va sûrement crever avant la fin de la journée.

    Johnson plissa les yeux pour se contenir, et éviter de coller une mandale au prêtre angoissé.

    Johnson: Il semble qu’on les a semé.
    Karadrin: Mais on a perdu Gritz.
    Naguell: C’est un gobelin, il est rusé, il s’en sortira.
    Johnson: Allez, on va au point de rassemblement comme prévu. Si Kara et les quatre autres sont vivants, on les retrouvera là-bas.
    Naguell: Espérons.
    Karadrin: C’est pas non plus des grosses pertes Jean-Paul, Tommy, et Top Bob.
    Johnson: Allez, on y va j’ai dit. Où est Garondar?
    Karadrin: Il est parti se recroqueviller dans une souche d’arbre. GAR, sors de là!
    Garondar: N…Nan! Foutez-moi la paix!
    Johnson: Et puis zut, va crever. On est bien dans la région des raptors mangeurs de chair humaine?
    Garondar: Attendez, j’ai mûrement réfléchi, je vous suis finalement…
    Karadrin: Bah tiens…

    ___________

    Au même moment, quelque part en haut d’un arbre…

    Tommy: Je crois qu’on les a semé!
    Jean-Paul: Cool.
    Tommy: Attention, ils arrivent en dessous, ferme-la!
    Jean-Paul: Heho, parle gentim…
    Tommy: CHUT!

    Trois individus encagoulés venaient effectivement de s’arrêter au pied de l’arbre où étaient cachés les deux malheureux de la Hell Patrol. L’un d’entre eux abaissa sa capuche, et Tommy frissonna en observant les yeux blancs et vides de l’agresseur, et le reste de son visage peinturluré de tatouages et autres symboles étranges, et probablement impies. Un de ses deux compagnons prit la parole.

    Acolyte homme: Nous les avons perdus seigneur.
    Lieutenant de la troupe des Ténébreux Qui Ont des Pouvoirs Chelous: Merci, j’avais remarqué, imbécile.
    Acolyte femme: On va encore se faire engueuler par le boss.
    Lieutenant: Il y a peu de risques, nous ne sommes pas les seuls à avoir échoué à capturer nos proies. Je viens de recevoir un message du lieutenant de la troupe des Ninjas Samouraïs de la Mort, ils ont laissé filer le démoniste réprouvé. La troupe des Embusqués Improbables a accompli sa mission, ils ont capturé l’elfe et le voleur. La troupe des Artilleurs Infernaux poursuit actuellement la moitié de la Hell Patrol, pendant que l’autre moitié est traqué par la troupe des Bouchers Sociopathes. En théorie du moins.
    Acolyte femme: On est vraiment pas doués pour se trouver des noms chouettes.
    Acolyte homme: Nous pouvons encore retrouver les deux larves.

    Jean-Paul murmura quelque chose à l’oreille de Tommy qui soupira avec agacement.

    Tommy: Bordel, évidemment que c’est de nous qu’ils parlent, ferme-la!

    Tommy vit le lieutenant lever les yeux vers les branchages au dessus de sa tête, afficha un rictus d’autosatisfaction, et pointa un doigt inquisiteur vers les deux tarés, découverts.

    Jean-Paul: J’sais pas ce que t’en penses, mais j’trouve que cette fois, on est vraiment dans l’caca.

    Un jet d’énergie noir s’échappa du doigt du vil lieutenant, qui frôla Tommy avant de finir sa course dans une grosse branche. Tommy s’apprêtait à crier une insulte ou une menace quand il constata que la branche en question avait été perforée par le tir magique sans effort.

    Jean-Paul: Ah ok, c’est le genre de projectile capable de te tuer en un coup en fait. Enfin bon, je dis ça je dis rien hein.

    Tommy attrapa son pote gnoll, le jeta très loin dans la direction opposée aux trois salopards en capuches, et s’élança à son tour en gueulant.

    ____________

    Flaadrom: Et alors là, je lui ai dit: « Oui mais moi au moins, j’ai un slip! »
    Lamya: Tu l’as déjà raconté dix fois celle-là.
    Millie: Ce que t’es répugnant bordel!
    Flaadrom: Hahaha! Dîtes, vous êtes sûres qu’on va retrouver Akavar et toute sa bande de ploucs un jour? J’ai l’impression que ça fait des semaines qu’on erre sans voir personne.
    Millie: C’est vrai qu’on s’ennuie un peu, même les indigènes nous laissent tranquille.
    Lamya: Profitez plutôt du calme, on a la chance de voyager calmement.
    Flaadrom: Je parie qu’Akavar et Krayvur ont gardé tous les méchants pour eux, les sales égoïstes.
    Lamya: Masochiste avec ça? Y en a qui cumule les tares…
    Flaadrom: Et encore, t’as pas vraiment parlé à Charthang et Gaqkua. On forme vraiment une équipe de gros perdants casse-bonbons.
    Lamya: Ouais, c’est bien, si tu veux.

    _____________

    « CHEF! CHEF! »

    Le lieutenant de la Troupe des Gros Rageux Vulgaires se retourna lentement, blasé, en accueillant son éclaireur d’un peu chaleureux « Qu’est-ce que t’as, pauvre tache? ».

    Eclaireur: CHEF! On a trouvé deux démons un peu plus loin dans la jungle, CHEF!
    Chef: J’en ai rien à secouer moi de vos démons, ramenez-moi Ernest Schpunzer et bouclez-la.
    Eclaireur: CHEF! Euh en fait, euh…
    Chef: Quoi encore? J’sais pas si t’as remarqué, mais en fait j’ai pas non plus que ça à foutre de jouer à la dinette avec des tapettes dans ton genre.
    Eclaireur: CHEF! Les deux démons semblent appartenir au mort-vivant démoniste, CHEF!
    Chef: Tu pouvais pas commencer par là? Amène-les moi, je vais leur botter le cul jusqu’à les envoyer dans le néant distordu, mais j’te jure qu’ils vont parler.

    Le lieutenant eut un haut le cœur en voyant arriver un marcheur du vide couvert de mayonnaise, de terres, et de branchages. Il vit ensuite une succube aux vêtements en partie déchirés (bien sûr, les vêtements étaient déchirés de façon frustrante, comme toujours dans ces cas-là, et ne dévoilaient rien).

    Charthang: On mange à quelle heure par ici?
    Chef: Toi, le buisson vivant, je te conseille de pas trop l’ouvrir, sinon c’est direct le coup de poing dans ton ventre. Et je préviens au cas où tu saurais pas, mais ça fait foutrement mal.
    Charthang: Je sens comme un climat d’hostilité.
    Carrona: Tais-toi Charthang, t’as envie de te faire taper dessus ou quoi?
    Chef: Ecoute ta copine, moi j’suis un gue-din, si tu parles de travers, c’est la baffe qui part, si tu parles sans demander la permission, c’est aussi la baffe qui part. Faut pas jouer avec moi hein.
    Charthang: Ouais bah c’est bon mon vieux, reste tranquille.

    BAF!

    Charthang: Eh mais doucement!

    BAF!

    Charthang: Non mais c’est bon maintenant!

    BOUM!

    Charthang: Argh, t’as mis un coup d’poing dans mon ventre!

    BAF!

    Charthang: OK OK, je la boucle!
    Chef: J’aime mieux ça.
    Charthang: On vous a jamais dit que vous étiez un peu violent?

    BOUM!

    Charthang: ARGL MON VENTRE!
    Carrona: C’est pas possible, tu le fais exprès?

    _____________

    Gritz avait confectionné le piège le plus élaboré jamais imaginé. Un trou recouvert de branchages. Comme ça, les fous furieux avec leurs gros canons allaient tomber dedans, et ce serait bien fait pour eux. Gritz se félicita pour son incroyable ingéniosité. Des bruits de pas se firent entendre d’ailleurs quelque part sur le chemin, un peu plus loin. Le gobelin se planqua derrière un cadavre de panthères, juste à temps pour observer une silhouette menaçante se casser la figure dans le piège susnommé. Une nouvelle fois, Gritz se congratula pour son extraordinaire niveau de réflexion, tout en se munissant de divers cailloux pointus à lancer sur le malheureux coincé dans le trou. Soudain, une voix s’éleva depuis le fond du piège, la voix de Top Bob qui proférait une quantité ahurissante de jurons.

    L’ingénieur gobelin se pencha et vit effectivement qu’il avait juste réussi à piéger un de ses compagnons.

    Gritz: Salut Top Bob, j’crois que c’est ma faute là.
    Top Bob: Tu me mets un peu dans la mouise là. Les mecs avec leurs canons arrivent.

    BOUM!

    Top Bob: Rectification: ils sont là.

    Gritz entama une intense séance de brainstorming en solo pour répondre à la question de sa survie potentielle en milieu très hostile, et calcula un chiffre d’environ 14%, puis soupira.
    Trois hommes portant sous leur bras de grosses pièces d’artillerie firent leur apparition, essoufflés.

    Homme 1: Arrêtez de courir bordel, vous savez combien ça pèse les machins qu’on se coltine pour vous foutre sur la tronche?
    Top Bob (depuis le fond de son trou): Ils veulent pas qu’on les plaigne non plus?
    Homme 2: Vous avez été signalés comme étant membres de la Hell Patrol. On a ordre de tous vous tuer, puis de laisser vos cadavres dans des fosses spécialement prévues à cet effet.
    Gritz: Ah ok. Une autre fois sinon? Parce que nous, on préfère vivre, enfin, je sais pas ce qu’en pense Top Bob.
    Top Bob: Ouais ouais, t’inquiètes pas, je confirme.
    Gritz: Voilà. Donc, laissez-nous vivre s’il vous plait. En plus, on vous connait pas, on vous a rien fait quoi.
    Homme 1: Nous sommes la confrérie des Francs-Buveurs! Et nous avons pour mission de capturer les deux démonistes.
    Gritz: Ah bah, euh, tout à fait très bien. Vous gênez pas pour nous.
    Homme 2: Justement, le problème est là, vous gênez. Adieu.
    Gritz: Bon, j’aurai essayé.

    Alors que les trois individus levaient simultanément leurs armes, Gritz ferma les yeux pour concocter un autre plan de secours, probablement exceptionnel selon lui. Un plan en rapport avec le fait que si les trois hommes mouraient subitement, Top Bob et lui-même seraient sauvés. Après, il fallait encore le mettre en exécution.

    Et, sans crier gare, les trois hommes furent découpés en rondelle en quelques secondes, par une force inconnue. Gritz s’apprêta à féliciter son immensément éminent esprit pour avoir accompli cette tache, quand il se rendit enfin compte que les trois agresseurs n’avaient pas été tués par son imagination, mais par Kara, la charmante elfe taciturne. Suivie de près par Paula.

    Kara: C’est normal que tu te sois quasiment laissé tuer Gritz!?
    Gritz: Je réfléchis toujours avant d’agir.
    Paula: Ca te réussit pas trop d’ordinaire, t’es quand même vachement débile.
    Gritz: Si c’était pour entendre ça, vous auriez du me laisser crever.

    ______________

    Dans une vaste grotte, quelque part à Strangleronce, Marcel Bouchard s’entrainait à pousser des hurlements de rire hystériques quand on lui ramena six prisonniers d’un seul coup. La joie de Marcel s’évanouit rapidement quand on lui déclara qu’aucun d’entre eux n’était démoniste.

    Marcel: Qui sont ces gens alors?
    André Champailloux: Les Embusqués nous ont vraisemblablement ramenés le voleur et la mage qui accompagnent le démoniste réprouvé. Les Ténébreux ont capturé deux membres de la Hell Patrol pour que vous puissiez les interroger sur la localisation des autres. Et les deux autres sont des démons du démoniste réprouvé, de la part du lieutenant qui parle comme un conducteur de charrette.
    Marcel: Parfait, je vais les interroger moi-même.

    _____________

    Akavar voyait enfin la fin de cette course-poursuite. Schpunzer venait de descendre de son radeau de fortune, venait de passer la porte de son repère secret, dont l’entrée était caché dans un tronc d’arbre creux, sous les regards indiscrets du démoniste et de son diablotin, dissimulés derrière un autre buisson.

    Akavar: Allez, on y va. T’es prêt?
    Gaqkua: Nan.
    Akavar: Alors c’est parti.

    Akavar et Gaqkua s’aventurèrent ainsi dans le repère du gnome, plus ou moins déterminés.


    ______________

    Marcel Bouchard serra les poings et les dents en contemplant le carnage qui avait eu lieu dans les cellules. La dizaine de geôliers avaient été sauvagement massacrés, vraisemblablement à coups de dague. Les six prisonniers avaient disparu, bien entendu. Cela voulait dire que six malades affiliés à des groupes armés se baladaient librement dans la grotte, le repère de la confrérie des Francs-Buveurs, animés sans aucun doute par un fort sentiment de vengeance. Une note avait été cloué au mur, à l’aide d’un couteau de lancer.

    « On va redécorer votre grotte avec votre sang, ça vous apprendra à faire gaffe à qui vous foutez dans votre prison merdique.

    Signé Krayvur, voleur, et accessoirement ton pire cauchemar. »

    Marcel Bouchard: Charmant.

    Fin du chapitre 15

    Flemme de poser des questions inutiles.

    Dénouement dans le chapitre 16.


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    Re: Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

    Message par Ryzzik Trognesou le Mer 28 Sep 2011 - 22:24

    Chapitre 16: The Big Jean-Paul Fight of Fatal Death


    Elenne: Si je résume ton plan, on est censés rester en arrière, donc, pendant que…
    Krayvur:: Pendant que je défonce tout le monde ouais.
    Tommy: Eh mais, j’ai pas envie de glander moi. T’es gentil toi, mais t‘es un peu couillon.
    Jean-Paul: Ouais, on s’connait pas, et tu viens voler nos victimes et tout. C’est pas élégant.
    Krayvur: Objectivement, je peux massacrer tout le monde dans ce campement sans problèmes, mais si vous me gênez, genre pour lancer des boules de feu ou d’autres trucs de tarlouses en robe comme ça, c’est même pas la peine d’y penser. Oubliez.
    Carrona: Laissez-le faire, il serait capable de nous taillader en rondelles si on l’énerve. C’est triste à dire mais la violence le fait jouir.
    Krayvur: En effet, ça résume assez bien ma personnalité complexe et attachante. Hors de ma vue, j’aurai fini très vite.
    Tommy: Nan mais, nous, on va pas rester planté là comme des pots de fleurs, c’est un coup à tomber dans une embuscade.
    Elenne: On pourrait essayer de s’échapper pendant que Krayvur tue tout le monde.
    Krayvur: Ah bah c’est du propre, bande de lâches. Vous vous barrez et moi je me farcis toute la bande?
    Tommy: Non mais t’es complètement demeuré toi. C’est toi qui veut garder tous les combats pour toi!
    Krayvur: Ah oui exact, exact, désolé, ça m’avait échappé, restez pas sur mon chemin donc.

    Krayvur dégaina ses dagues et se dirigea d’un pas ferme et décidé vers là où devait se trouver de potentielles victimes. Il enfonça la porte d’un placard, lâcha un juron en foutant en l’air deux balais, trébucha sur l’un des balais renversés en tournant les talons, lâcha un autre juron, avant d’essayer de trouver une autre porte dans cette étrange caverne. Il finit par en trouver une, et claqua la porte derrière lui, en maudissant ces « saloperies de cavernes aménagées avec des placards à balais en plein milieu qui font chier tout l’monde ».

    Le reste des ex-prisonniers assista à la scène avec un mélange de peine et de détresse amère.

    Charthang: Bon, c’est pas tout ça les mecs, mais moi j’ai la dalle, j’vais chercher à bouffer.
    Elenne: Nan mais faut pas se disperser, on sait jamais!
    Carrona: Laisse tomber, c’est juste Charthang. C’est pas lui qui changera la donne, à moins que l’ennemi soit sensible à la pitié.
    Tommy: Bon, on sort ou bien on joue à touche-pipi? J’suis pressé en fait, j’ai une journée chargée.
    Carrona: Quel langage…
    Jean-Paul: Excusez-le, il a été élevé par des ours.
    Tommy: C’ETAIENT DES OURS TOUT A FAIT CORRECTS!
    Charthang: Eh les potos, j’ai trouvé du jambon.
    Carrona: T’as fait vite.
    Charthang: En fait, c’est un morceau de jambon que j’avais dissimulé dans un recoin de mon ventre, pour les situations désespérées.
    Tommy: Très intéressant. Viens JP, foutons le camp d’ici avant que je pète un cable.
    Charthang: Ca fait hyper-peur.
    Tommy: TU M’CHERCHES TOI?
    Charthang: Non, je suis pas ironique, ça fait réellement hyper-peur. Non? … Non…?



    ___________

    Akavar essayait de discerner quelque chose dans la grotte où lui et Gaqkua se trouvaient. A la différence de celle où se trouvait certains de ses camarades et démons, celle-ci n’était pas aménagée. Gaqkua lança une remarque vaseuse, tentant de démontrer qu’un stalagmite avait vraiment une forme phallique. On lui fit remarquer que c’était pas le bon moment pour être vulgaire, et qu’il pourrait au moins se retenir une journée par an de balancer des insanités à la face du monde. Il répondit que non, et la fouille méthodique de la grotte reprit. Le diablotin hurla sa colère en heurtant violemment un machin en métal posé dans un coin.

    Gaqkua: Quel genre de malade mental jette ses ordures dans une grotte, nom d’un gangrechien ?!
    Akavar: Peut-être Schpunzer, c’est bien son genre de commettre des forfaits aussi monstrueux.
    Gaqkua: Ce mec est définitivement un génie du Mal. Eh, j’vais allumer un bout de bois, on aura l’air moins idiots.
    Akavar: Pourquoi on y a pas pensé avant ?
    Gaqkua: Va falloir se résoudre à l’idée qu’on est définitivement nases.
    Akavar: Mince, je vois pas la sortie, on est allé vachement loin!
    Gaqkua: Pourquoi ça m’étonne pas?
    Akavar: On est coincés au fond d’une grotte sans torche, sans bouffe, sans plans d‘action, sans armes, sans pantalons…
    Gaqkua: T’as encore ton pantalon hein.
    Akavar: Ouais je sais, mais ça va pas durer, je sais comment ça se passe maintenant les aventures.
    Gaqkua: On fait quoi du coup, on abandonne?
    Akavar: Non. De toute façon, on a paumé la sortie je te rappelle.
    Gaqkua: Ah ouais, c’est vrai.

    _____________

    Krayvur contemplait son travail de redécoration d’intérieur. Le thème boyaux et tripes finirait bien par revenir à la mode. Le réprouvé faisait tout pour que ce soit le cas, de toute manière. Au milieu d’un monceau de cadavres

    Krayvur: Voilà, je crois que j’ai loupé personne. J’ai même découpé Charthang.
    Charthang: Argl, je meurs…
    Krayvur: Ouais c’est ça c’est ça, un peu de silence ste plait, je m’entends plus me vanter. Carrona, pourquoi tu pleures?
    Carrona: Je… Je crois que c’est mon instinct de survie qui déraille. Tout ce sang…
    Krayvur: Hahahaha, les grosses fiottes!
    Jean-Paul: Pourquoi toujours cette violence, ce dédain face à la vie d’autrui, ces boucheries insensées?! Pourquoi tant de haine, tant de souffrance?! … Nan je déconne, j’te trouve sympa.
    Krayvur: Ok, c’est bien, tu peux enlever ta main de mon épaule, le gnoll?

    ______________

    Sbire soumis: Maître, la guilde a été massacrée! Je n’ai pas vu un tel désastre depuis le banquet défias en plein Stormwind!
    Marcel Bouchard: J’aurai du suivre l’avis de mon horoscope. « Taureau: Aujourd’hui, évitez de capturer Krayvur., vous risquez de faire face à une grave déconvenue. » C’était pourtant limpide. Etendue des dégâts?
    Sbire soumis: Seigneur de tous les aspects de mon existence pitoyable, il ne reste que trois de vos lieutenants.

    Un homme encapuchonné à la face tatouée et aux yeux cernés, un obèse avec une bouteille de rhum, une épaisse barbe et un visage rouge, et une blonde à forte poitrine à l’air arrogant, s’avancèrent face à leur maître de guilde.

    Marcel Bouchard: Parfait. Big Buddy, Dark Terror of Death, Sweetie Susy, rentrez dans cette grotte et tuez tous ces imbéciles, pour la gloire de la guilde, tout ça, je vous fais pas de dessin.
    Big Buddy: Arf, c’est-à-dire qu’en fait, j’ai poney à 14h, alors…
    Marcel Bouchard: Commence pas à me chauffer le gros.
    Big Buddy: J’irai me plaindre au syndicat dès qu’on se sera débarrassé des intrus.
    Sweetie Susy: Le syndicat a été froidement éliminé comme le reste de nos camarades par lesdits intrus. Suivez un peu, très cher.
    Big Buddy: Ah mince. Ils voulaient faire réparer l’appareil à raclette, j’étais enthousiaste. Quoi? J’vous renseigne moi, si vous vous en foutez, vous rentrez chez vous hein.
    Marcel Bouchard: Action. Même le plus patient des lecteurs de cette histoire doit se lasser des personnages de gros nuls qui passent leurs temps à déblatérer des âneries au lieu de se bastonner.

    Les trois lieutenants hochèrent la tête, et pénétrèrent dans la grotte d’où venait nombre de soucis.

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    JOURNAL INTIME PERSONNEL DE FLAADROM.

    « Monde de merde. Tous des pourris. Tous des salauds qui essaient de te foutre plus bas que terre. Une bastos dans la gueule et ça serait vite réglé. Mais les flingues existent pas dans cet univers. A part peut-être un bidule stupide construit par un gnome qui n’a rien d’autre à foutre qui serait un peu comme un flingue. Il ferait mieux d’élever ses gosses, et de s’occuper de sa femme. Salaud.

    Ce monde ne me mérite pas. Tu trimes toute ta vie, pour quoi au final? Pour rejoindre le Néant? Le monde est une chienne.
    Et Akavar a disparu. Tout le monde a foutu le camp. Je taille ma route avec l’ex-nana de mon démoniste, et sa fille adoptive insupportable. Chiennes. Elles essaient de lire ce que j’écris par-dessus mon épaule. Où est mon espace de liberté? Où est ma vie privée putain? »


    JOURNAL INTIME PERSONNEL DE LAMYA.
    « Je songe sérieusement à tuer Flaadrom. »

    JOURNAL INTIME PERSONNEL DE MILLIE.
    « Le monde irait mieux sans Flaadrom. Le monde irait mieux sans les réprouvés, ET sans Flaadrom. J’ai bien fait de fournir des informations au gnome. D’un autre côté, je sais pas bien pourquoi j’écris tout ça, si quelqu’un lit ce journal, il saura que j’ai trahi à cause de ma haine des morts-vivants, depuis que ces enfoirés ont tué mon frère. Tant pis, maintenant que c’est écrit, j’efface rien. C’est fait c’est fait. »

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    Gaqkua: Tu sais, le pire dans cette histoire, c’est pas tant la cruauté de Schpunzer, les mercenaires ou quoi, le pire c’est qu’on finit invariablement perdu, où qu’on aille.
    Akavar: Oui, on a pas un sens de l’orientation hyper développé. Je vais commencer à acheter des cartes, pour qu’on puisse se repérer dans nos aventures à venir.
    Gaqkua: Bonne idée. Et on pensera à prendre des torches aussi.
    Akavar: Et des potions de soins.
    Gaqkua: Niveau aventuriers, on est quand même un peu mauvais hein, sans vouloir t’offenser.
    Akavar: Nan nan, mais j’suis tout à fait d’accord avec toi hein, y a pas d’offense.

    On sentit un flottement. Gaqkua réfléchissait à une renégociation de son contrat de démon, avec une hausse de salaire ou des horaires allégés. Akavar se prenait la tête dans ses mains, haïssant sa stupidité crasse. Avec un quotient intellectuel à deux chiffres, il serait certainement à un haut poste de la magistrature réprouvée. Ou bien même pas mort. Et il coulerait des jours heureux avec Lamya, dans une petite chaumière à Elwynn.

    Non, au lieu de ça, il était un mort-vivant idiot, méprisé par presque tous, haï par beaucoup, chassé à vue, perdu dans une grotte, incapable d’arrêter Schpunzer, et, probablement très prochainement, sans pantalon. Avec pour seule compagnie un diablotin pour lequel le concept même de fidélité était assez abstrait.

    Ils sursautèrent (comme à l’habitude) quand ils virent devant eux une draenei, munie d’une torche allumée, qui leur lançait un sourire amical.

    Akavar: Eh, j’vous reconnais, vous êtes la draenei qui m’a sauvé la vie y a pas longtemps!
    Gaqkua: Et qui a cramé notre barque aussi. Ca fait un point partout.
    Aydissa: Excusez-moi, il est possible que je vous ai suivi.
    Gaqkua: C’est une maniaque, à tout les coups. Le genre qui bave et tout.
    Aydissa: Non non, rien de tout ça, je suis juste curieuse et serviable. J’ai senti que vous aviez besoin de moi. Vous voulez vaincre le gnome, je vais vous aider.
    Akavar: Vous choisissez mon camp? Etrange.
    Aydissa: Oh, vous aviez l’air sympathiques! Alors je me suis dit « ALLEZ, FONCE! ». Je vais accomplir une bonne action! Comme la fois où mes camarades Tyrallias et Thierry ont décidé de construire un abri pour les pauvres à Stormwind.

    FLASHBACK INUTILE A PROPOS DE LA VIE DE DEUX GROS PEONS, AMIS D’AYDISSA:

    Thierry et Tyrallias dans un fossé, entourés de bouteilles vides.

    Thierry: J’m’ennuie.
    Tyrallias: Et si on construisait un abri pour les pauvres?

    Trois planches en bois et quelques clous plus tard…

    Tyrallias: Et voilà! Ca c’est du boulot de pro!
    Thierry: Yeah, un abri pour les pauvres, les démunis, la lie de la société! Grâce à nous.
    Tyrallias: Ouais… Bon.

    Les deux sinistres individus se regardèrent. La lie de la société, c’était eux en fait. Un haussement d’épaules plus tard, ils avaient installé leurs paillasses à l’intérieur de l’abri.

    Thierry: On est sympa avec les pauvres quand même. Sans nous, qu’est-ce qu’ils feraient?
    Tyrallias: Bah ils continueraient de ramper dans les ruelles. J’ai déjà du mal à croire qu’ils osent exister dans le même univers que moi.
    Sans-abri nain: Chouette, un abri pour les pauvres! J’peux rentrer?
    Thierry: Dégage, c’est complet. Mal élevé. Malpropre. Bâtard.
    Tyrallias: Les gens se croient tout permis de nos jours. Sous prétexte que ça fait pitié, ça veut dormir au chaud.
    Thierry: Hey, Aydissa nous regarde en chialant depuis tout à l’heure.
    Tyrallias: Cette nana est demeurée.
    Thierry; Comme toutes les gonzesses.

    FIN DU FLASHBACK INUTILE.

    Aydissa: Donc, je viens avec vous. Voilà.
    Gaqkua: Houla, on aime pas trop les tape l’incruste nous hein… Surtout que c’est probablement un piège de Schpunzer, et en fait c’est son assistante détraquée, ou sa nana, un truc comme ça.
    Akavar: De toute façon, on est obligé de lui faire confiance, elle a une torche, et pas nous. A moins que tu veuilles rester là pendant des semaines.
    Gaqkua: On pourrait lui casser la gueule et lui piquer la torche sinon.
    Akavar: Heho, elle m’a sauvé la vie, et je suis civilisé, même si j’en ai pas l’air. On lui fera rien, et elle vient avec nous.
    Aydissa: Vous le regretterez pas!
    Gaqkua: Un coup sec derrière la nuque, et c’en était fini de la brune aux gros seins. Mais moi on m’écoute jamais.
    Akavar: Ca vaut probablement mieux pour tout le monde.

    __________

    Schpunzer se frotta les mains en ricanant comme un dément. Il faisait face à sa plus géniale création depuis son épilateur de sourcils en roche volcanique. C’était un grand golem d’acier de trois mètres de loing et un de large, avec une gigantesque scie circulaire sur le bras droit, et un canon à flammes sur le bras gauche. C’était de la belle technologie. De la technologie louche, évidemment. Des matériaux venus des pires marchés noirs d’Azeroth, assemblés par un Sombrefer cinglé, selon les plans dessinés par un Schpunzer nu, en pleine crise de folie.

    Et sur le poitrail de la bête, avait été peint en rouge un large « DESTROY THE HUMANS » du plus bel effet.

    Le diablotin de Schpunzer regarda le tas de ferrailles avec appréhension.

    Schpunzer: J’sais à quoi tu penses. Oui, cette machine est dangereuse t’as vu, cette machine peut tuer, et elle va tuer t’sais. Genre beaucoup, genre tant que j’en aurai envie. Et comme je me lasse très lentement… T’sais.
    Diablotin: Ca me semble disproportionné.
    Schpunzer: Delan Akavarus doit être annihilé, et sa vie, au plutôt sa non-vie brisée. Voilà. C’est comme ça.
    Diablotin: Vous êtes un peu une peau de vache maître.
    Schpunzer: Ce taré le mérite, il a ruiné ma vie. Et le pire c’est qu’il est même pas au courant. Genre. Tu sais.
    Diablotin: Bah non je sais pas.
    Schpunzer: Ah bah oui, tu sais pas.

    Le gnome et le diablotin se regardèrent en chiens de faïence pendant quelques instants, avant de retourner à leurs occupations.

    Celle de Schpunzer était de huiler les jointures de sa machine de guerre avec son habituel rictus dément.

    ____________

    La route était barrée. Tommy pestait. Carrona gémissait. Jean-Paul fit une remarque à propos des gens qui n’avaient rien de mieux à faire que de les embêter, et un jeu de mots misogyne. Krayvur ricanait d’avance devant le carnage à venir. Charthang mangeait une tartine couverte de lardons, et rien d’autre n’importait à ses yeux. Elenne resta immobile, les bras croisés, un brin blasé.

    Face à eux, les trois dernières forces de la compagnie jadis vaillante des Francs-Buveurs.

    Krayvur: Vous dégagez du chemin le gros tas, la blondasse et l’autre tatoué, ou bien je dois aussi vous massacrer? Non pas que ça me dérange de perdre une ou deux minutes pour vous plier en quatre.
    Sweety Susy: Vous allez moins rire maintenant, nous sommes l’élite des Francs-Buveurs, personne ne nous résiste!
    Dark Terror: Restons néanmoins sur nos gardes. Le réprouvé et les deux mages sont plus dangereux qu’ils en ont l’air.
    Tommy: Et pourtant, j’ai l’air vachement dangereux, de base. Je dégage une aura de.. De puissance sauvage qui…
    Jean-Paul: Tu te fais du mal, arrête.
    Big Buddy: Alors, il est quelle heure… Bon, ok, on vous explose en cinq petites minutes, et c’est l’heure de bouffer. Si vous pouviez avoir l’obligeance d’abandonner tout de suite, ça nous ferait gagner du temps sur le planning.

    L’énorme tas de graisses barbu extirpa péniblement de la poche de son pantalon un bout de tissu tout simplement dégueulasse, couvert de taches qui affichaient toutes les variantes possibles de marron, et le passa autour de son gros cou.

    Big Buddy: Voilà, j’ai mis ma serviette, hygiène oblige.
    Elenne: Je crois que je vais vomir.
    Charthang: D’un autre côté, il a pas tort, c’est bientôt l’heure de bouffer, effectivement. On devrait se rendre.

    Carrona fit claquer son fouet dans la figure du marcheur du vide, qui roula alors au sol en gémissant.

    Carrona: Désolée, j’ai perdu patience.
    Krayvur: Si t‘avais pas fait ça, je l’aurai taillé en dés de toute manière.
    Sweety Susy: Vous le dîtes si on dérange surtout.
    Krayvur: Pardon, tu veux de l’attention je comprends. Tu as gagné mon attention. Et par la même occasion un ticket première classe pour le paradis des boulets que j’ai réduit à l’état de flaques de tripes. T’inquiète pas, c’est un endroit très habité.
    Sweety Susy: Tu es bien bravache, mort-vivant. Prépare-toi à me lécher les pieds.
    Tommy: On peut passer au combat directement? Les politesses d’usage, et les encouragements d’avant-combat commencent à s’éterniser légèrement.
    Jean-Paul: Va pas les fâcher. Ils sont capables de nous écorcher vifs.
    Tommy: Qu’ils essayent.
    Carrona: Si on pouvait éviter de s’entretuer…
    Dark Terror: Ce babillage m’ennuie.

    L’homme encapuchonné ouvrit la paume de sa main, et une boule d’ombre assez volumineuse vint heurter de plein fouet le pauvre gnoll Jean-Paul, qui couina quelques secondes avant de s’affaisser. Charthang poussa un cri. Il en poussa un deuxième en remarquant qu’il était maintenant bien seul dans la pièce. Les mages avaient dû se rendre invisibles, ou se téléporter, Krayvur avait disparu dans l’ombre en même temps que la méchante blonde. Même Carrona, et l’obèse d’en face s’étaient volatilisé. Il ne restait plus que lui, au centre de la pièce, à côté d’un gnoll comateux qui faisait de l’écume. Il se sentait un peu concon, sur le coup.

    Le démon soupira. Et ce fut l’apocalypse. Des détonations, des explosions d’arcane, des dagues surgissant des ténèbres, des bruits de combats, des cris, des rires, des pleurs. Un début d’éboulement au fond de la pièce, le mur ayant été affaibli à coups de dagues magiques. Un coup de tonnerre. Une boule d’ombre qui frôla son oreille gauche. Charthang sentit un désir de survivre monter en lui, aussi lui vint l’idée de ramper vers le plus proche abri anti-atomique.

    Charthang: Y a des jours à la con sérieusement…

    ____________

    Akavar vit enfin le bout de cette satanée grotte. Une grande porte en fer ornée de gravures de femmes nues.

    Gaqkua: Je sais pas qui a construit ça, mais ça doit être encore un fieffé dégénéré.
    Aydissa: C’est un style intéressant.
    Akavar: On s’en fout. On va péter cette porte.
    Gaqkua: Et tu vas faire ça comment?
    Akavar: J’ai d’la dynamite dans mon sac.

    Gaqkua et Aydissa firent un bond en arrière.

    Gaqkua: Qu’est-ce que tu fous avec ça? Ca fait combien de temps que tu te trimballes ça?
    Akavar: Va savoir. Tiens, prends ce bâton de dynamite. Et fais gaffe, c’est un vieux modèle, à la moindre secousse ça peut péter. C’est d’ailleurs étonnant qu’on soit pas déjà tous morts, depuis le temps.

    Le démoniste éclata de rire à sa propre blague, mais ses deux compères étaient peu réceptifs à ce type d’humour.

    Akavar: Voilà, on place ça là, et tout explose.
    Aydissa: C’est pas très discret, mais loin de moi l’idée de remettre en cause votre capacité de réflexion.
    Gaqkua: Ouais, bah moi j’remets en cause, Akavar, t’es complètement idiot quand tu es impliqué émotionnellement dans un affrontement. J’ai pas trop trop envie de crever aujourd‘hui, j’ai piscine demain. J’ai un créneau pour crever après-demain, si tu peux attendre jusque là.
    Akavar: Raaaah, faîtes pas vos timides, on fait tout péter, on rentre, et j’enfonce la tête de Schpunzer dans son postérieur, je le roue de coups, et je jette son cadavre dans un volcan. De toute façon, la loi impose un quota d’une explosion par chapitre, alors autant s’y plier.
    Gaqkua: Le voilà qui divague encore…
    Aydissa: Attendez voir.

    La mage venait d’ouvrir la porte en tournant la poignée.

    Aydissa: C’était pas fermé en fait.
    Gaqkua: Ah bah voilà, ça arrange tout le monde.
    Akavar: Ouais bon… Je garde mes explosifs pour plus tard, vous inquiétez pas, on les reverra.
    Gaqkua: Ah bah c’est super, j’ai hâte.

    Les trois individus passèrent la porte, et virent Schpunzer, visiblement pas prêt à combattre. Il lustrait encore son robot géant, et écarquilla les yeux en découvrant l’intrusion.

    Schpunzer: Geeeenre. Delan, son diablotin, et une cornue.
    Aydissa: Hey! Pour toi c’est Madame Cornue!
    Schpunzer: De un, t’sais, z’êtes arrivé plus tôt que prévu. De deux, genre Delan, tu ramènes une draenei dans ce combat? Où est ton sens de l’honneur?
    Gaqkua: Heho Coco, t’es gentil, mais t’es pas hyper bien placé pour parler d’honneur. Le coup du bateau explosif, j’l’ai pas encore avalé.
    Schpunzer: Vous allez parler à sa place constamment, t’sais?
    Akavar: Je crois qu’on s’est tout dit. Tu dois mourir.
    Schpunzer: Nan, c’est toi qui va mourir!
    Akavar: Nan, toi!
    Schpunzer: Toi!
    Gaqkua: Nan mais pitié, finissons-en!

    Schpunzer chercha à grimper dans son robot géant, mais fut tiré en arrière par la main hargneuse et décharnée du démoniste. Le gangregarde du gnome accourait au secours de son maître, et vit la draenei lui tenir tête. Celle-ci entama un duel avec la bête. Enfin, Gaqkua se lançait dans un pillage en règle de tout ce qui brillait dans ce « garage-grotte-cave » géant, et renversant au sol avec un malin plaisir toutes les décoctions alchimiques. Le diablotin essuya une de ses crottes de nez sur le bouton d’auto-destruction du robot géant (comme par hasard…) et l’ambiance vira au chaos, le vrai, celui avec des poils et des dents longues.

    _____________

    Krayvur: Saloperie de blonde!

    Le réprouvé esquiva une autre volée de dagues explosives en bondissant sur le côté. Cette nana était plus forte que prévue. Elle se battait avec un style similaire au sien, en plus rapide, mais en moins puissant. Au final, ça revenait un peu au même, et les deux combattants commençaient à se lasser de l’affrontement.

    Plus loin, Elenne et Tommy étaient aux prises avec un Avatar de l’Ombre, ou un truc comme ça, invoqué par l’homme en capuche.

    Plus loin encore, dans un couloir étroit, Charthang et Big Buddy se livraient à un combat de sumotori, encouragés par Jean-Paul le gnoll et Carrona. Big Buddy avait abandonné ses fringues pour ne conserver qu’un slip blanc élégant et raffiné, et Charthang avait trouvé on ne sait où un slip blanc à sa taille. La scène semblait relativement irréelle.

    La voix de Jean-Paul résonna à travers toute la grotte aménagée.

    Jean-Paul: STOOOOP!

    Tout le monde tourna vers lui un regard mauvais.

    Jean-Paul: Vous n’arrivez pas à vous départager par le combat! Et on va pas faire un épisode de trente pages pour ce combat là.
    Tommy: Tu proposes quoi?
    Jean-Paul: Cet affrontement va se régler dans les règles de l’art. Je déclare ouvert le Big Jean-Paul Fight of Fatal Death!
    Tommy: Argh, je me suis pas préparé!
    Big Buddy: Quelqu’un m’explique?
    Tommy: C’est une série de trois épreuves, chaque équipe désigne son candidat pour chaque épreuve. L‘équipe qui remporte le plus d’épreuves gagne, et l’autre équipe doit se rendre. C’est les règles du jeu.

    Tout le monde acquiesça, soit par dépit, soit par curiosité. Marcel Bouchard en personne accepta le défi.

    Jean-Paul: Alors alors… La première épreuve sera désignée par… la roulette géante du Big Jean-Paul Fight of Fatal Death!!!

    Deux assistantes et une roue géante sortirent de nulle part, et un public de gobelins et de survivants des francs-buveurs vint s’installer dans des gradins, aménagés à toute allure.

    Jean-Paul: Vous ne connaissez pas l’épreuve à l’avance! Désignez vos candidats!
    Elenne: Ah mince…
    Krayvur: Bon, j’y vais, quelque que soit l’épreuve, je serai meilleur que vous, soyons réalistes.
    Tommy: Ouais ouais, si tu veux, j’ai plus la force de lutter contre toi.
    Sweety Susy: Alors je serai ton adversaire! Et cette fois, je te vaincrai.
    Krayvur: Grognasse.
    Jean-Paul: Tournez la roue!

    La roue fit quelques tours et s’arrêta sur la case Karaoké. Krayvur et Sweety Susy se pincèrent le haut du nez en fermant les yeux. Elenne et Tommy ricanèrent.

    Jean-Paul: La roue a parlé.

    ___________

    C’étaient les 3 plus longues minutes de la vie de Krayvur. La foule s’ébahissait devant tant de médiocrité musicale. Elenne et Tommy riaient aux éclats.

    Krayvur: Nananana! Nananana! Hey heeeey, gooooodbye! Nananana, nanananaaaa hey hey hey good bye! Haem. Euh. Women i love you! Women I loooove you! Nanana je sais plus les paroles… Attendez, ça va trop vite sur le prompteur putain, j’ai pas le temps là. Hey hey hey gooooooodbye. Voilà.

    Un silence de mort vint rendre compte des performances scéniques déplorables de l’assassin. Et ce ne fut guère meilleur quand vint le tour de Sweety Susy. La foule trouva cependant le karaoké plus agréable si on se contentait de mater les formes de la belle en se bouchant les oreilles.

    Sweety Susy: GOD OF THUNDEEEER! And rock and roooooll! The speeeeell you’re under! Will slowly rob you of your virgiiiiin soul! Tout çaaaaa…

    La foule perverse applaudissait hypocritement la blonde, qui salua son public à la façon d’une starlette.

    Krayvur: Vous êtes sourdingues ou quoi, j’ai jamais rien entendu d’aussi daubé?
    Jean-Paul: La foule a parlé, les francs-buveurs gagnent la première manche!
    Carrona: LA FOULE EST CORROMPUE!
    La foule: TOI-MÊME D’ABORD!
    Jean-Paul: Deuxième manche.
    Charthang: J’peux y aller, ça a l’air fun?
    Tommy: Nan, toi tu restes dans un coin et tu dis rien.
    Carrona: Laissez-moi y aller, je ferai honneur à notre équipe.
    Dark Terror: Je suis son opposant pour cette épreuve.
    Jean-Paul: Faîtes tourner la roue!

    La roue fit quelques tours, et manqua de peu de s’arrêter sur la case « Death Match à coup de battes de baseball ». Au lieu de ce programme très alléchant, la roue préféra se stopper sur la case « Strip-tease ». Carrona et Dark Terror protestèrent de vive voix, alors que Jean-Paul, Krayvur, Tommy, et le public fixa la succube avec avidité.

    ____________

    Oui, j’ose vous mettre une ellipse temporelle ici. Je sais, ça fait mal.

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    Schpunzer rampait en quatrième vitesse à l’extérieur de sa cave secrète, suivi par quelques traits de l’ombre. La situation semblait mauvaise pour le gnome. L’affrontement avait tourné court quand le diablotin avait ouvert la cage du drake, enfermé là depuis des mois. Salopard. Akavar sortit à son tour de la grotte et manqua de peu d’en finir une bonne fois pour toutes avec le gnome, en envoyant une énorme boule d’ombre ricocher sur un arbre centenaire. Schpunzer implora à genoux le mort-vivant.

    Schpunzer: Attends mec, je me rends t’sais. Epargne moi et je disparais genre à jamais.

    Akavar eut un instant de doute, un instant d’humanité. Mal lui en prit, le gnome en profita pour envoyer une énorme bombe incendiaire droit dans la figure du réprouvé, en éclatant de rire. Alors qu’Akavar se consumait par les flammes, le gnome continuait son travail de destruction en envoyant toutes les bombes dont il disposait, toutes sortes de projectiles magiques dangereux. Akavar était cloué au sol, incapable de bouger le petit doigt.

    Akavar: Bordel. Allez, ressaisis-toi Akavar, t’es mort, c’est pas quelques bombes qui vont te…

    Le gnome plaça son pied sur la tête de son rival démoniste.

    Schpunzer: Cette fois-ci, c’est la fin pour toi Akavar. Aucun dragon rouge, aucun diablotin idiot, et aucun voleur ne viendra te soustraire à ton destin. Tu vois! Au final, c’est moi l’plus fort t’sais! Je suis désolé de ne pas pouvoir te laisser assister au décès de tes camarades restants, mais celui auquel tu as assisté doit être suffisant. Même si c’est juste Gaqkua, bon. ADIEU DELAN! T’AS VU!

    Un caillou vint heurter le front du gnome, qui fut déconcentré une demie-seconde. C’était largement suffisant pour Akavar, qui empoigna le gnome par le col, lui lâcha de plein fouet un souffle de flammes vertes, et l’envoya s’écraser dans un arbre. Le gnome n’eut pas le temps de se reprendre, Akavar revint déjà sur lui, et lui asséna une série de coups de poings directement dans la face, guidé par sa rage et sa haine.

    Akavar: Alors Schpunzer? On fait moins le malin maintenant hein? Tu ne toucheras à aucun de mes amis, ni à Lamya, ni à plus personne.

    Le moustachu ricanait.

    Schpunzer: Ironique pour quelqu’un qui a buté ma propre famille.
    Akavar: Je n’ai jamais touché à ta famille, imbécile.
    Schpunzer: Oh si. Il y a quelques années. Le Fléau qui arrivait. Je défendais ma femme et mon fils, dans notre baraque près de Dalaran, on se préparait à quitter la région. Et là, des zombies ont surgi alors qu’on s’attelait. Tu étais parmi eux, cher Delan. Tu as dévoré sous mes yeux ma propre femme.

    Le gnome tremblait de rage et d’émotion.

    Schpunzer: J’ai réussi à m’échapper avec ma gamine, mais la Peste l’a prise. Et des années plus tard, j’apprends que le meurtrier de ma femme court toujours, tranquille t’sais, comme si de rien était. J’ai voulu détruire ce qu’il te restait, tu m’excuseras d’avoir recours à la vengeance.

    Akavar fit quelques pas en arrière. Il savait que Schpunzer ne mentait pas.

    Akavar: Mais je… J’étais… Le Fléau me contrôlait quoi. Enfin, je sais pas quoi dire…
    Schpunzer: Il y a rien à dire, mais tant que tu vivras, je te pourchasserai. Tu représentes tout ce qu’il y a de mauvais et de maléfique dans ce monde Delan Akavarus. Achève-moi. Et puisses-tu un jour payer pour tes actes.
    Akavar: Je n’y suis pour rien!
    Schpunzer: Tu aurais dû te tuer pour de bon après t’être libéré du Fléau. Ton existence est insupportable au monde, et tu le sais. Tu mérites de mourir.
    Akavar: La ferme!
    Schpunzer: Tu sais que j’ai raison, sale monstre impie.
    Akavar: J’ai dit la ferme!
    Schpunzer: Tu n’es qu’un meurtrier.
    Akavar: LA FERME!

    Le réprouvé fut parcouru d’une vague de magie démoniaque, et le corps de Schpunzer s’enveloppa de flammes vertes. Le gnome hurla quelques secondes avant de se taire à jamais.

    Akavar tomba à genoux, à côté du corps sans vie du gnome, et prit la tête dans ses mains.

    Au même moment, Aydissa surgissait, couverte de sang de drake.

    Aydissa: Tu parles d’une sale bête tiens! Euh, qu’est-ce qui se passe?

    ____________

    Jean-Paul: Le troisième et dernier challenge va donc opposer Big Buddy à Tommy. Je rappelle les scores, un partout, après la.. brillante démonstration de Carrona.
    Carrona: Salopards lubriques.

    La roue s’arrêta sur « Bras de fer chinois ». Le public poussa un soupir d’ennui.

    ____________

    Tommy: J’ai gagné, j’ai gagné!

    Marcel Bouchard s’avança.

    Marcel: Comme l’exigent les règles de ce jeu idiot, nous nous rendons, vous pouvez vous en aller.
    Elenne: Merci bien!
    Krayvur: Oui, c’est une possibilité. Il y en a une autre.

    Le réprouvé s’avança vers Marcel, et le décapita d’un revers de lame. Le public décida de foutre le camp, ainsi que Charthang et Carrona. Tommy et Jean-Paul s’indignèrent face à tant de bêtise crasse avant de quitter les lieux aussi. Elenne s’évapora avec un sort d’invisibilité, alors que les trois lieutenants encerclèrent le malade mental.

    Krayvur: Avouez que c’est plus drôle comme ça.

    ____________

    Akavar: Merci pour tout Aydissa, mais je dois prendre congé.
    Aydissa: Vous êtes sûr que tout va bien?
    Akavar: Oui oui. Je me suis juste aperçu que Schpunzer a raison.
    Aydissa: A propos de quoi?

    Une voix glaciale retentit.

    Lamya: DELAN AKAVARUS! JE SAIS QUE TU ES LA!
    Akavar: Elle arrive. Encore. Aydissa, je compte sur vous pour lui faire croire que Schpunzer et moi nous sommes entretués.
    Aydissa: Plait-il?
    Akavar: Dîtes-lui que je suis désolé.
    Aydissa: Attendez, qu’est-ce que vous allez faire?
    Akavar: Un petit suicide sans conséquence.

    Le démoniste prit soudainement feu, des flammes vertes parcourant tout son corps. Et Akavar s’évapora.
    ____________

    Flaadrom s’éloigna de l’elfe, qui pleurait à chaudes larmes sur le tas de cendres qui constituait vaguement Akavar par le passé, après qu’Aydissa lui eut expliqué la prétendue mort héroïque du démoniste.

    Flaadrom: Vlà autre chose, je suis au chômage technique, le boss est mort.
    Akavar: Pas vraiment.

    Le gangrechien beugla en se demandant s’il hallucinait de voir son maître encore une fois réfugié dans un buisson.

    Akavar: La téléportation camouflée en suicide, je me suis surpassé ce coup-là. Allez, viens on dégage. Et en silence. On récupère Gaqkua, Charthang, Carrona et Krayvur, et on fout le camp à jamais. Et au galop.

    Akavar grimpa sur le dos du chien corrompu, et s’éloigna vers le soleil couchant.

    Akavar: I’m a pooooooor losenome démoooo…
    Flaadrom: T’es obligé de chanter?
    Akavar: Euh non mais…
    Flaadrom: Alors la ferme, c’est déjà assez rude comme ça.
    Akavar: Holala…

    Akavar avait beau faire comme si tout allait bien, ça avait quand même été une bien sale journée. Une bien sale journée.

    _____________

    Krayvur se baladait dans Baie du Butin, en apportant au bureau des récompenses la tête des trois lieutenants des francs-buveurs, en plus de la tête du chef de guilde. Il suffisait de donner un coup de collier, et c’était finalement assez simple de tuer n’importe qui.

    L’assassin empocha son or, comme si tout allait bien. Et c’était le cas, ça avait été une bien belle journée. Une bien belle journée.



    Fin de la saison 3
    Où est passé le murloc Flubby? Krayvur trouvera t-il un ennemi à sa taille? Akavar finira t-il par se suicider pour de vrai, au grand plaisir de tous? Pourquoi quelqu'un prête attention aux propos incohérents de Jean-Paul? Qu'est devenu le reste de la Hell Patrol?

    Toutes ces réponses, un jour, peut-être, dans une hypothétique saison 4.


    _________________
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    "les rôlistes sont avant tout de gros possessifs égoïstes qui semblent généralement incapables d'interpréter un rôle sans s'attribuer une zone, une importance, une légitimité artificiellement inscrite dans le Lore, sans contestation ou partage possible."


    http://www.youtube.com/watch?v=JEMdXhfO-Wk
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    Re: Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

    Message par Ryzzik Trognesou le Mer 28 Sep 2011 - 22:25

    Bonjour à tous.

    Alors, pour la saison 4, j'ai commencé très tôt, juste après avoir bouclé la saison 3 en fait, et comme par hasard mon fichier a sauté en même temps que mon pc portable. J'ai vu ça comme un signe de Dieu, qui m'a dit en gros "travaille pas aussi vite FFS, tu vas choper un ulcère".

    Néanmoins, que verrons-nous dans cette saison 4?

    -Akavar est beaucoup plus déséquilibré qu'avant, suite à l'incident avec Schpunzer à Strangleronce. Disons qu'il passe de chaotique bon à chaotique neutre, voire de temps à autres à chaotique mauvais. Ca va quand même rester un personnage dont le but est de faire rire par ses maladresses et son sens inné pour tomber dans les pires situations envisageables. Le même personnage, en plus torturé en somme.
    -Gaqkua, Carrona, Charthang pas de changements
    -Flaadrom, je vais essayer de préciser un peu son caractère, je me suis rendu compte en me relisant que c'était assez flou, il agît parfois comme un Akavar, parfois comme un Gaqkua, parfois comme une Carrona. C'est une personnage à la fois raisonnable dans son jugement et ses actes, profondément sadique quand la situation le permet. C'est la raclure méprisable qui fait pas de vagues (et le seul qui obéit vraiment à Akavar, vu qu'il s'y retrouve finalement).

    -Pour Krayvur, pas de gros changements non plus, ce personnage est selon moi tout à fait roxxatif
    -Pour l'histoire, un truc encore plus décousu. Ce coup-ci, hors de question de passer 10 épisodes à Strangleronce, ou où que ce soit, va y avoir du voyage à travers tout Azeroth. Ca va retracer la période de mercenaire explorateur d'Akavar, là où il va commencer à faire de mauvaises fréquentations (encore plus mauvaises que Krayvur et Gaqkua, qui au moins ne cherchent pas à manipuler Akavar).
    -Pour les nouveaux persos à venir, déjà on verra la multiplication des apparitions d'Aydissa, dans le rôle de l'alliée d'Akavar en toutes circonstances, probablement l'apparition pour de vrai de Tyrallias et Thierry, les chevaliers de la mort attardés mentaux (et peut-être aussi Drathir, si l'interessé est d'accord).
    On verra aussi un salaud de réprouvé, un commandant naga, un troll rival de Krayvur, plein de choses.


    Sinon, si vous avez des commentaires négatifs ou positifs à faire sur l'histoire, vous gênez pas. On a tendance à vouloir me les faire ingame, mais comme je joue plus avec Akavar jusqu'à l'extension...

    Et puis ici c'est tout aussi bien, surtout que lire 20 pages de "la suite?" juste derrière mon chapitre sans aucun commentaires me gonflent. Si j'ai pas votre avis sur le chapitre, je sais pas si c'est à chier ou si c'est sympa, et du coup je continue sans me préoccuper du reste. Ou pire, j'écris lentement, parce que je me dis à quoi bon écrire un chapitre pour juste lire des "la suite?". Faut pas croire, j'écoute vos avis, j'ai un coeur. J'vous demande pas des commentaires argumentés de 20 pages, juste un petit "ça c'est bien", "ça j'ai pas aimé", "l'épisode était à chier omg" d'un ou deux d'entre vous ça ferait plaisir quoi :'( .


    Bon allez, je vous salue. Et avant que vous posiez la question, j'envisage la suite pour dans trois semaines/un mois en gros. La flemme de réécrire ce que j'ai perdu, mais je pense que c'est jouable.

    Mes amitiés sur vous!


    Dernière édition par Ryzzik Trognesou le Jeu 24 Oct 2013 - 2:57, édité 1 fois


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    Re: Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

    Message par Ryzzik Trognesou le Mer 28 Sep 2011 - 22:28

    Merci à tous pour vos messages, j'ai pris bonne note de tout ce qu'on m'a dit. Je tiens notamment à notifier la fausse lettre d'insultes que j'ai reçu IG hier soir avec Aydissa, qui m'a fait beaucoup rire.

    L'épisode est en bonne voie.
    On y verra beaucoup de nouvelles choses.

    En vrac:
    -une tentative d'invocation d'un démon ancien et oublié
    -le retour de la Hell Patrol
    -le retour d'Aydissa, accompagné pour l'occasion par les trois chevaliers de la mort les plus débiles d'Azeroth (et du serveur Kirin Tor).
    -un sombre et très dark nécromancien
    -Flaadrom en combinaison de ninja
    -Sylvanas §§§§§
    -deux réprouvés qui parlent comme Chevallier et Laspales
    -des tas de femmes à poil

    Ok, pour le dernier point, je mens peut-être un peu.


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    Re: Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

    Message par Ryzzik Trognesou le Mer 28 Sep 2011 - 22:30

    Saison 4: Au service de la Horde (sauf quand elle regarde pas).

    Chapitre 1: Opération Charthang.

    Le Grand Cultiste Vasles, agenouillé devant son autel impie, une statue à tête de reptile, ne pouvait contenir sa joie. Après deux années de durs labeurs, lui et ses disciples avaient collectés suffisamment d'âmes et de reliques démoniaques diverses pour mener à bien leur sinistre projet. Entouré d'une vingtaine d'adeptes, tous encapuchonnés, Vasles, ancien magistère de Silvermoon, renié par ses pairs il y avait déjà plusieurs années, allait invoquer un démon assez puissant pour causer du tort à ses ex-compatriotes elfes de sang. Il tenait sa vengeance. Ils allaient enfin s'apercevoir, tous autant qu'ils étaient, que Vasles n'était pas un individu que l'on exilait de Silvermoon comme un malpropre, pour une affaire ridicule d'expérimentations démoniaques sur des elfes de sang kidnappés au préalable. Il avait eu beau leur dire, à ces imbéciles, que ces expériences étaient un mal nécessaire pour arriver au final à relever le peuple sin'dorei, il avait du fuir la ville malgré tout.

    Vasles jeta un oeil alentour. Les Terres fantômes semblaient aussi déprimantes qu'à leur habitude. Il était temps de retourner dans cette chère capitale elfique, avec force et fracas. Perdu au milieu des bois, à l'insu de tous, l'autel de Valashar avait été érigé pour accueillir le démon susnommé, Valashar. D'après la plupart des bouquins qui traitaient des démons, Valashar était une espèce de bestiole géante d'une trentaine de mètres à tête de reptile, protégée par une armure quasiment indestructible, capable d'anéantir sans trop forcer à peu près n'importe quelle ville mal préparée. Et Silvermoon l'était assurément, d'après les derniers rapports. Le temps que la Horde vienne en secours à la ville, Valashar aurait eu le temps de transformer toute la région en tas de gravats, et Vasles d'assister au carnage.

    Vasles: Valashar, tes serviteurs t'apportent les offrandes nécessaires à ton invocation. Même si Jean-René ici présent a laissé tomber la Relique de l'Effroi dans la rivière, et qu'on a passé une semaine à la retrouver. Mais je m'égare.
    Jean-René: C'est bon, me dénoncez pas à Valashar, Maître, c'est pas sympa. C'était un accident hein Valashar, mes excuses.
    Cataline: On ne s'adresse pas à un démon reptilien comme à un vieux pote de comptoir enfin Jean-René!
    Jean-René: Tu veux pas non plus que j'y fasse une révérence à Valashar nan? Avec tout le mal que j'ai eu à la retrouver cette saloperie de relique dégueulasse, c'est pas non plus trop raisonnable de me faire chier, même si on est un démon de trente mètres de haut qui crache du feu ou je sais pas quoi.
    Cataline: Blasphémateur avec ça! Valashar va t'éparpiller à travers Azeroth pauvre fou!
    Vasles: SILENCE!

    Vasles tremblait de rage. Courroucer un démon était unanimement reconnu par les personnes capables de compter au moins jusqu'à dix comme un acte assez auto-destructeur et suicidaire.

    Vasles: Comme je le disais, nous t'invoquons, ô grand Valashar! Et sache que nous nous désolidarisons tous complètement des propos tenus par Jean-René. Et si vous décidez de lui infliger des tourments éternels, on aurait pas grand chose à y redire.
    Jean-René: C'est ça, jouez-la perso.
    Vasles: Ô grand Valash...

    Une boule d'énergie noire traversa à une vitesse phénoménale l'autel, transperçant trois disciples au passage, et entraînant l'effondrement de la statue à tête de reptile sur un quatrième cultiste. Vasles se retourna en vociférant, les yeux exorbités, et vit à quelques mètres de là, entre deux arbres morts, un mort-vivant en robe noire et bleue incanter toute une panoplie de sortilèges démoniaques dans sa direction. Vasles esquiva d'un bond sur le côté, se prit les pieds dans sa longue robe de cultiste, et poussa un juron. Le Grand Cultiste vit alors un autre mort-vivant, avec deux dagues, en train de charcuter ses hommes avec une vélocité et une frénésie assez exceptionnelles. Et un peu plus loin, surplombant les restes de l'autel de Valashar, un marcheur du vide énorme essayait d'attraper de ses gros doigts boudinés quelques reliques qui trainaient pour les fracasser contre les rochers et les arbres.

    ___________

    Krayvur: C'était trop facile. Alors comme ça, c'est ça le « ténébreux groupe de cultistes qui menacent Silvermoon »? Laisse moi rire.
    Akavar: On a pu jouer de l'effet de surprise, mais c'est vrai qu'ils étaient franchement pas terribles.
    Charthang: Vous m'avez menti!!! J'ai foutu en l'air les reliques et y avait pas de chocolat à l'intérieur!
    Krayvur: Le fait que tu ais cru à une histoire aussi con m'inquiète vraiment.
    Gaqkua: Désolé les gars, j'ai raté quelque chose?
    Krayvur: Bof.
    Akavar: Où t'étais encore passé?
    Gaqkua: J'sais pas, j'étais allé pisser, et en revenant, je me suis aperçu que j'étais un peu perdu. Je vous ai retrouvé, mais j'avais encore envie finalement, alors j'y suis retourné, et je me suis re-perdu.
    Akavar: On se passera des détails à l'avenir.
    Gaqkua: Sinon, c'est qui le gus qui se roule dans son sang, un ami à toi?
    Akavar: D'après la prime sur sa tête, c'est Vasles, un genre de cultiste.
    Krayvur: Le genre complètement à chier.
    Vasles: Je ne vous permets pas, engeances répugn...

    Akavar pointa du doigt le pauvre Vasles, qui prit inexplicablement feu, et s'effondra pour de bon.

    Gaqkua: Décidément, ce pouvoir, c'est trop la classe.
    Akavar: Ouais, mais le temps de recharge est vachement long.
    Gaqkua: T'avais qu'à pas le faire alors.
    Akavar: Ouais, mais il m'a énervé l'autre là.
    Krayvur: Assez. Retournons dans la ville elfe chercher notre récompense. On vient de sauver la ville d'un enculé complètement nase.
    Charthang: Dis donc, ça s'arrange pas ton langage...
    Krayvur: Nan mais ça m'énerve. A chaque fois on m'annonce un ennemi fortiche, à la tête d'une armée, et au final, c'est toujours un gros glandu le type. BORDEL!
    Akavar: De toute façon, on va encore leur faire croire que le mec a failli détruire le monde, ou un truc du genre, et on aura encore un bonus.
    Gaqkua: C'est malhonnête.

    Gaqkua fixa Akavar dans le blanc des yeux. Puis au bout de quelques secondes, ils éclatèrent simultanément de rire.

    Akavar: Hahaha, me fais pas rire, j'ai une crampe à la mâchoire.

    ____________

    Un magistère à la longue crinière rousse lança à Akavar son plus magnifique regard de méfiance.

    Magistère: Alors comme ça, Vasles a failli détruire le monde...
    Akavar: Ouais, il a voulu invoquer un truc pas super marrant dans les Terres Fantômes avec l'aide de ses potes. Valashar, un truc comme ça.
    Magistère: Jamais entendu parler.
    Akavar: Ecoutez mon vieux, j'vous ai rapporté la tête du gars en tout cas.
    Magistère: Bon, je vous file la prime, avec un bonus, vu que vous êtes un prestataire de service assez régulier.
    Akavar: Ouais merci c'est sympa. Hey, Krayvur, viens chercher ta part.
    Krayvur: Garde-le va, je tue pas par avidité moi.
    Gaqkua: Ouais enfin par plaisir, c'est pas beaucoup mieux.
    Charthang: C'est même pire.
    Krayvur: Fermez-la, les chouineurs.
    Akavar: Bon, au revoir hein.

    Le démoniste et sa clique s'éloignèrent du magistère, qui retournait à ses affaires après avoir jeté un regard dédaigneux à la bande de mercenaires. Avant que ceux-ci n'aient eu le temps de quitter la ville à la recherche d'autres missions intéressantes, un messager réprouvé vint porter un message à Akavar.

    Akavar: Hey, mais en plus y a le sceau royal.
    Charthang: Si c'est une invitation à un buffet gratuit, je viens.
    Akavar: Dans tes rêves mon gros. Toi t'iras nulle part.
    Gaqkua: Bon bah ouvre cette lettre, on va pas y passer trois heures.
    Akavar: Ouais ouais, ça vient. Alors... Oh yeah. OH YEAH! J'suis convoqué à la salle du trône de Lordaeron! Vous savez ce que ça veut dire? Je vais voir Sylvanas! Yeah, yeah, yeah, yeaaaah!

    Le réprouvé entama une danse de la victoire au milieu de la place commerciale de Silvermoon, et les passants prirent bien soin de s'éloigner le plus possible de ce rustre possiblement dégénéré.

    Charthang: Erf, pas de buffet… J'peux venir quand même?
    Akavar: Hahaha, toujours pas nan. Bon, les gars, c'est officiellement le début de mon heure de gloire. Je vais avoir le droit de parler à la Dame Noire, héhéhéhéhéhé!
    Gaqkua: Combien on parie que dans deux jours, t'es en train de te faire pulvériser la cage thoracique par un type méchant, dans une région paumée?
    Akavar: Nan nan nan, c'est vraiment le sceau royal et tout là, c'est pas un piège.
    Charthang: C'est sûr, je viens pas?
    Akavar: Plus le temps passe, plus c'est sûr, ouais.
    Gaqkua: Et moi je peux venir?
    Akavar: J'amène pas de démons avec moi, z'êtes pas bien. Je vais finir dans une cage suspendue au plafond de l'Apothicarium si je vous laisse faire vos conneries. Là, j'y vais tout seul! Comme un grand!

    Krayvur leva un pouce, en guise d'approbation. Les jeunes, il fallait toujours les encourager dans la vie, pensait le mort-vivant.

    ____________

    Et c'est tout seul, comme un grand, qu'Akavar entrait dans la salle du trône de Fossoyeuse, en saluant amicalement les gardes, en sautillant, une boîte de chocolat et un bouquet de fleurs dans les mains. L'un des gardes royaux claqua sa main devant ses yeux en voyant passer le démoniste, et la plupart des autres hochaient négativement la tête.

    Le démoniste tomba à genoux au pied du trône en multipliant les éloges envers sa reine. Sylvanas regardait Akavar en levant un sourcil. La reine était debout, entourée par deux gardes royaux lourdement armés.

    Sylvanas: C'est ça Akavar?

    Un des deux gardes à proximité assura que «c»'était Akavar, et la reine banshee soupira, toujours méfiante.

    Sylvanas: Certains de mes sujets m'ont parlé de vous en bien. J'ai éventuellement une mission à vous confier. Si vous vous en acquittez correctement, il est possible que je vous confie d'autres missions importantes à l'avenir. Inutile de vous dire qu'un refus de votre part serait fâcheux.
    Akavar: Ah ouais mais nan, moi je vous refuse rien hein.
    Garde royal: On est encore tombé sur un beau là...
    Garde royal à crêtes: Encore un simplet de la campagne, un vocabulaire limité à trente mots et une syntaxe erratique. Oui oui... Enfin bon, on lui demande pas de rédiger une thèse j'imagine.

    Akavar évita de montrer sa stupeur et son angoisse, quand il vit Gaqkua se faufiler à l'arrière de la salle du trône, et faire de grands gestes vers son maître et danser. Le démoniste grinça des dents en apercevant le diablotin mimer des obscénités en pointant du doigt successivement Sylvanas et Akavar lui-même.

    Sylvanas: Vous allez reprendre un ouvrage que nous avons... Vous m'écoutez, imbécile?
    Akavar: Oui, euh oui oui. Un ouvrage tout ça.
    Garde royal à crêtes: Oh l'taré...
    Garde royal: Je croyais qu'il y avait une genre de sélection à l'entrée.
    Sylvanas: Silence! Comme je vous l'expliquais, vous devez nous ramener un livre très important qui nous a été dérobé par...

    Alors que la reine expliquait la teneur de sa mission au réprouvé idiot qui lui faisait face, celui-ci faisait de discrets signes du regard à Gaqkua, qui gigotait de plus belle en arrière-plan. Il était clair que le diablotin se bidonnait, se foutait ouvertement de la tronche de son maître, en se moquant à présent des chocolats et des fleurs qu'il avait apporté, et que les gardes lui avaient ôté des mains pour les jeter au feu. Le démon mima Akavar en train de lécher les pieds de quelqu'un, vraisemblablement Sylvanas, puis les mimiques devinrent très très très scabreuses, et impliquaient l'usage d'un fouet.

    Sylvanas: Vous écoutez ce que je dis, espèce de lamentable dégénéré?!
    Garde royal: Ah y a des vedettes hein là!
    Akavar: NAN MAIS C'EST L'AUTRE LA Y M'FAIT DES GESTES!
    Garde royal: Ah bah il s'énerve maintenant.
    Garde royal à crêtes: Dire qu'il y en a sûrement plein des comme lui, là dehors...
    Garde royal: Ca fait froid dans l'dos.

    Gaqkua avait évidemment disparu au moment où Sylvanas s'était retournée. Celle-ci repoussa son envie de faire du mal et répéta une dernière fois au démoniste ce qu'il devait faire. A savoir buter un genre de nécromancien collectionneur de bouquins morbides, et rapporter un des bouquins morbides en question à Fossoyeuse. Le tout se passerait vaguement aux alentours de Bois de la Pénombre, territoire de l'Alliance, donc le démoniste devrait de surcroit faire preuve de discrétion, de tact, et d'intelligence pour ne pas faire de vagues. Gaqkua, dissimulé dans un recoin de la salle du trône, se fit la réflexion à lui-même que c'était mission impossible.

    ___________

    Akavar: Bon alors. Discrétion. Déjà Charthang tu restes là. Tact. Pas de Krayvur donc. Intelligence. Charthang, tu restes doublement là. En sachant que Gaqkua est pas discret non plus. Bon. Flaadrom, Carrona, ça va être nous trois contre le nécromancien.
    Flaadrom: La fine fleur de l'équipe!
    Carrona: La crème de la bande!
    Gaqkua: Le niveau est pas bien haut non plus, de base.
    Carrona: Jaloux!

    ___________

    Flaadrom, Carrona et Akavar traversaient furtivement le Bois de la Pénombre, en tenues de camouflage. Ca se traduisait par des robes à capuches pour Akavar et Carrona, et par une tenue de ninja pour Flaadrom. Flaadrom aimait les ninjas.

    Flaadrom: 'Fait pas chaud hein?
    Akavar: Tu vas nous faire repérer!
    Carrona: Surtout pour balancer une phrase aussi bateau...
    Flaadrom: D'un autre côté, il fait pas chaud, j'ai quand même le droit de le dire nan? Elle est où là ma liberté d'expression?
    Carrona: Tu peux pas t'empêcher de parler hein? C'est ça toi ton vice en fait.
    Flaadrom: Ouais, j'suis bavard, admettons. Moins que Gaqkua quand même. Mais moi par contre, je me déguise! C'est une véritable valeur ajoutée!

    Le chien corrompu exhiba sa musculature en souriant. Carrona eut un râle de dégoût.

    Akavar: Ca vous dérangerait de... j'sais pas... fermer vos gueules par exemple?
    Carrona: Heho, tu me parles pas comme ça!

    La succube envoya un coup de sabot dans le dos du réprouvé, qui s'excusa platement.

    Carrona: C'est pas comme ça que je t'ai élevé!
    Akavar: Mais Mamaaaaaaan, Gaqkua a dit que j'avais le droit de dire «vos gueules»!
    Carrona: Celui-là, quand on rentre à la maison, il s'en prend une.
    Flaadrom: Désolé d'interrompre votre conversation dérangeante, mais on arrive quand?
    Akavar: On doit encore traverser un cimetière, et on verra un manoir en ruines sur une colline, en théorie.
    Flaadrom: Encore un cimetière? Ca fera que le trentième après tout. C'que c'est glauque cette région.
    Carrona: Et une fois sur place, c'est quoi le plan?
    Akavar: Oh, bah je comptais inventer au fur et à mesure, comme d'habitude.
    Carrona: Ah oui d'accord. Bon, je vais réfléchir à un truc le temps qu'on arrive hein.
    Akavar: T'as qu'à faire ça ouais.

    ___________

    Tommy: On y est, a y'est! A y'est!
    Karadrin: Ouais, on a vu, mage.
    Tommy: Depuis quand tu m'appelles mage? Je t'appelle nain moi?
    Paula: Roh, mais bouclez-laaaa.

    Le capitaine de la Hell Patrol, Johnson, leva la main, et tout le monde fit silence. Le guerrier humain trouva cela trop classe.

    Johnson: Les mecs, on encercle le manoir. Et ensuite, on ordonne au nécromancien de bien vouloir se rendre, sans quoi on défonce tout.
    Gritz: Ca aurait pas été plus simple de le prendre par surprise?
    Johnson: Ca aurait fait tapette. La Hell Patrol ne fait pas tapette. JAMAIS.

    Le gobelin Gritz baissa les yeux, honteux. Il ne voulait pas faire tapette. Le draenei Top Bob et le gnoll Jean-Paul venaient tout juste de rejoindre l'avant-garde de la Hell Patrol, haletants.

    Johnson: Où sont les autres?
    Top Bob: Garondar s'est fait attaquer par un loup, et depuis, il est réfugié dans une souche d'arbre. Il doit encore être en train d'y gémir. Sinon, on a paumé Kara aussi. Et Naguell le Sympa s'est éloigné pour aller pisser, et on l'a plus revu depuis.
    Johnson: Mais c'est pas vrai! On va faire quoi sans le prêtre, le démoniste, et l'assassin!
    Karadrin: Eh Boss, vous nous avez nous!

    Karadrin et Tommy se pointèrent mutuellement du doigt, les pouces levés, le sourire étincelant.

    Johnson: Ouais, c'est génial. C'qu'on va faire, c'est qu'on va attendre les autres quand même.
    Tommy: J'le prends mal là, vous sous-entendez qu'on craint?
    Johnson: Haha, carrément que je le sous-entends.

    Paula ricanait, alors que Tommy et Karadrin jouaient les offusqués, les mains sur les hanches.

    ____________

    Quatre silhouettes vagabondaient elles aussi sur les routes de Bois de la Pénombre. A la suite d'une sombre affaire de vol de tonneaux de bière, non élucidée, Aydissa, Tyrallias, Thierry, et Drathir s'étaient retrouvés perdu dans un des cimetières de la région, et personne ne se souvenait plus pourquoi. C'était une journée comme les autres pour Aydissa, les jours se suivaient et se ressemblaient. Le matin, on pouvait être à Baie-du-Butin à siroter une limonade sur la terrasse d'un resto, et le soir en train de ramper dans la boue, en évitant les tirs de mortiers des Sombrefer.

    Aydissa, en robe de mage bleue, dénotait dans le groupe de quatre. Déjà, elle était une draenei. Ensuite, c'était une femme. Enfin, elle était la seule à ne pas avoir une allure de barjo dégénéré issu de générations de consanguinités crasses.

    A sa droite, sur le sentier, Thierry marchait en zig-zag, comme à l'habitude. De mémoire d'homme, personne n'avait vu le nain marcher droit. Ce nain était un chevalier de la mort, un de ceux qui avaient échappé aux griffes du Fléau il y avait quelques mois de cela. Nul ne savait pourquoi il fut choisi comme chevalier de la mort, comment il avait pu en sortir indemne, et comment il pouvait encore continuer d'exister aujourd'hui. Le nain arborait fièrement une immonde barbe rose vif, et des breloques qui n'allaient pas les unes avec les autres. On eut dit qu'il avait simplement ramassé des détritus par terre pour s'en faire une vague armure. Et ce n'était pas loin de la vérité.
    Thierry était l'Epave Ultime. Le nain dont tout le monde avait pitié, quand il ne parlait pas. Quand il parlait, il était surtout énervant.

    Quelques mètres derrière lui, Drathir suivait tranquillement le mouvement, sans rien dire. Il était lui aussi un chevalier de la mort, un humain, et affichait un calme extrême face à toutes les situations. Il portait une lourde armure de plates qui lui aurait donné fière allure s'il n'était pas constamment coiffé d'un large chapeau bleu-vert qui lui donnait un air de paysan arriéré. Pourtant, Drathir marchait avec classe et prestance. Pour lui, les chapeaux, c'était « gg ». En effet, l'humain, bien que ne s'exprimant pas souvent, utilisait une étrange expression quand il souhaitait communiquer: gg. On ne savait pas trop ce que cela voulait dire mais il s'en servait constamment. Selon les circonstances, ça pouvait vouloir dire « bravo », « pas mal » « marrant»... Les choses se compliquaient quand Drathir lâchait un « quel gg ce Thierry » ou « tout cela me semble fort gg ». Dans l'ensemble, c'était quand même pas un mauvais gars.

    Un mauvais gars, il y en avait bien un dans la bande. C'était Tyrallias. Lui aussi humain chevalier de la mort, en armure de plates, avec un gros casque cornu et une épée à deux mains d'une taille monumentale, Tyrallias était le modèle-type du trou du cul. Vantard, agressif, avide de sang, méprisant, une journée que Tyrallias ne finissait pas au cachot était une journée gâchée. Son manque de diplomatie à l'égard du monde entier en faisait un type solitaire, mais très bourrin, qui n'avait même pas l'excuse de l'alcool pour expliquer son comportement outrancier, au contraire de Thierry.

    Bref, Tyrallias était simplement un malade mental qui aurait plus sa place au fond d'une tombe, ou coulé sous du métal fondu, que dans Stormwind où il sévissait habituellement après minuit. A force de jouer au cinglé, il était devenu une caricature de lui-même.

    Drathir: Eh, les mecs, on va où là? Je suivais vaguement Aydissa en fixant ses gg fesses, mais maintenant je m'ennuie.
    Aydissa: Je sais pas où on va, je suivais Tyrallias.
    Tyrallias: Ah d'accord. Non, moi je suis Thierry.
    Aydissa: Quel genre de taré suivrait Thierry dans cet état là?
    Thierry: Houla, du calme femelle! J'peux encore t'en coller une dans ton minois si tu mouftes trop fort...
    Aydissa: Tu tiens à peine debout...
    Thierry: C'est ça, continue à me saouler, tu vas pas être déçue du voyage.
    Tyrallias: Ouais, contente toi de laver les slips et de faire la vaisselle, on t'en demande pas plus Aydissa.
    Aydissa: Je sais même pas pourquoi je vous parle.
    Tyrallias: Nous non plus on sait pas, t'as qu'à te casser.
    Aydissa: Vous savez quoi? Z'avez raison, je vous laisse là, tas de pignoufs.
    Tyrallias: Un jour, je te tuerai.

    La draenei fit demi-tour en pestant. Tyrallias hésita un instant à dégainer son arme, mais se ravisa. Thierry trébucha sur un pavé et insulta celui-ci de toutes les forces qui lui restaient. Drathir ne comprenait pas trop ce qu'il se passait, et se questionnait en son for intérieur, sur le caractère gg ou non de sa situation actuelle. A l'instant où Tyrallias s'apprêtait à menacer de mort ses compagnons d'infortune, par ennui, un elfe de sang sortait des bois, haletant, suivi par une elfe de la nuit en tenue de cuir, et par un humain en robe de prêtre, qui sanglota de plus belle en croisant le regard des chevaliers de la mort.

    Naguell le Sympa: Euh salut les gars! On fait que passer...

    Tyrallias se tourna vers Thierry, stupéfait.

    Tyrallias: Thierry, je rêve ou bien cet étron sur pattes a osé m'adresser la parole?
    Thierry: Attends, je sais pas, je... J'y vois plus rien, et j'ai la tête qui tourne...
    Naguell: Pas de quoi partir dans les insultes, on est juste des voyageurs, pas des ennemis!
    Tyrallias: C'est moi qui décide de qui est mon ennemi ou pas, lamentable larve!

    Tyrallias dégaina son arme avec férocité. Thierry ne parvenait pas à se relever et préféra rester allongé pour éviter d'avoir l'air encore plus idiot. Drathir était physiquement absent, sans doute trop occupé à examiner la poitrine de l'elfe de la nuit sous toutes ses coutures. Kara justement, sortit de son fourreau ses deux dagues en se plaçant entre Tyrallias et Naguell. Garondar était en larmes.

    Kara: Je te conseille de poser cette arme, imbécile.
    Tyrallias: C'est pas deux chialeuses et une bonne femme laveuse de slips qui vont m'empêcher de faire ce que je veux, quand je veux. Et là, j'ai bien envie de garder mon arme, et de vous tailler en morceaux.
    Naguell: Cet homme est visiblement un fou.
    Tyrallias: Je ne suis pas fou, vous osez exister dans le même univers que moi, sans ma permission, il y a outrage là! J'exige réparation!
    Garondar: Fuyons, il va tous nous tuer!
    Kara: Garondar, ferme-la!! Et toi le chevalier de la mort, tu n'auras pas le temps de faire deux pas que tu agoniseras dans ton sang, comme le chien que tu es.
    Thierry: Tyrallias, je sais pas ce que t'en penses, mais si j'étais toi, je me laisserais pas marcher sur les burnes par une vile gonzesse violette.
    Tyrallias: En effet, j'approuve. Je te laisse deux secondes pour prier ta déesse de mes fesses, tant que tu peux encore, femelle.
    Drathir: Haha, gg le mec pas agressif déjà... Eh mec, et si on allait plutôt à la taverne de Sombrecomté? Ca sert à rien de tuer ces trois là, on va encore finir au cachot si c'est des gens gg connus. Allons à la taverne.
    Thierry: Eh, j'suis pas contre, y a de la cochonne là-bas? De la ribaude?
    Drathir: Ouais, y aura gg plein de « cochonnes ».
    Tyrallias: Deux minutes, le temps que je tue les trois pauvres nullards là!
    Thierry: Laisse tomber vieux, on dirait que l'elfe et l'humain ont des pouvoirs magiques et tout. C'est ton point faible.
    Tyrallias: Ha! Ha! Les misérables chiards! Ha! La bande d'étrons riants! Ca se cache derrière des « pouvoirs magiques hyper mystiques et tout hein »? Ah ouais hein? Ah ouais hein? Je vous traquerai. Je vais chercher mon armure anti-magie, et je vous traquerai! VOUS ÊTES LAMENTABLES! VOUS M'ENTENDEZ? LISEZ SUR MES LEVRES PENDANT QUE JE HURLE! LA-MEN-TABLES!
    Thierry: Allez les gars, on va cuisser de la grosse! Hahaha!

    Naguell posa sa main sur l'épaule de Kara, l'air de dire « inutile de perdre du temps avec des glandus pareils ». L'elfe de la nuit acquiesça en reculant doucement.
    Tyrallias ramassa Thierry, toujours cloué au sol, pointa du doigt les trois membres de la Hell Patrol à tour de rôle, et grogna. Drathir lança un « au revoir » qui ne lui fut pas rendu, et s'éloigna à son tour des trois agressés.

    Kara: On a perdu un temps précieux.
    Garondar: Tu rigoles? On a gagné le droit de vivre encore un peu!
    Kara: Honnêtement, je sais pas ce qui me retient de te planter une lame dans le bide tout de suite...
    Garondar: La pitié?
    Kara: Oui, la pitié...

    __________

    L'esprit agité d'Akavar bouillonnait. Il était temps de faire preuve de finesse. Une bande de gusses campait devant le manoir du nécromancien. Et Sylvanas avait bien dit « pas d'incidents diplomatiques ». Flaadrom, sur sa gauche, remuait en attendant que quelque chose se passe. Carrona analysait la situation avec calme et sagesse.

    Carrona: Bon... Ca va pas être de la tarte.
    Akavar: On a qu'à tous les tuer, et les incinérer. Pas de traces, pas de preuves.
    Carrona: Depuis quand tu te mets à tuer des gens qui t'ont rien fait?
    Akavar: Depuis qu'on me paye pour ça.
    Carrona: T'es vraiment devenu glauque depuis Strangleronce, on ne tuera pas d'innocents aujourd'hui!
    Akavar: L'innocence n'existe pas, il n'y a que des degrés de culpabilité. C'est écrit dans un bouquin.
    Flaadrom: Hey les mecs, regardez ça!

    Akavar et Carrona virent arriver vers la petite troupe devant le manoir un marcheur du vide bedonnant et sifflotant, l'air benêt. Akavar retint un juron et Carrona soupira.

    __________

    Charthang salua la Hell Patrol de façon familière. Un peu trop familière au goût de Karadrin qui attrapa sa hache avec hargne. Il n'aimait pas être qualifié « d'aminche ». Tommy et Jean-Paul froncèrent les sourcils.

    Tommy: Attendez, je l'connais, j'reconnais sa face! C'est le marcheur du vide du démoniste qu'on pourchassait dans Strangleronce!
    Jean-Paul: Ouais, un genre de boulet suprême qui pense qu'à bouffer! Un gros neuneu!
    Charthang: Ah ouais, j'vous reconnais, salut les potos.
    Johnson: Que fais-tu ici, démon?
    Charthang: Euh. Je... Je sais pas.
    Johnson: Comment ça tu sais pas? T'es bien ici pour une raison nan?!
    Charthang: J'saurais pas dire...

    Dans le regard de Charthang se reflétait l'incompréhension et la stupidité crasse. Johnson comprit rapidement que le démon bleu était un genre de débile profond mono-neuronal. Ses yeux glauques et son sourire niais ne trompaient pas.

    Johnson: Reprenons doucement, pourquoi t'es là? C'est quoi ton projet là?
    Charthang: Bah euh, je marchais. Et... Et voilà quoi.
    Karadrin: Et ben, il en tient une couche celui-là...
    Johnson: Et avant ça, d'où tu viens?
    Charthang: Bah avant j'étais là moi...

    Le marcheur du vide désigna le sentier derrière lui.

    Charthang: Moi j'étais là quoi.
    Johnson: Non mais il le fait exprès en fait, c'est ça?
    Tommy: Il est réellement comme ça, il fait pas semblant. C'est le demeuré quoi. Le bon gros demeuré de base.
    Paula: Le démoniste est peut-être dans le coin du coup...
    Johnson: Pas bête, soyez sur vos gardes.
    Charthang: Bon, allez, c'est pas tout ça, mais j'ai encore de la route à faire!
    Johnson: Pour aller où?
    Charthang: J'saurais pas dire...
    Johnson: RET'NEZ MOI, JE VAIS L'DETRUIRE!
    Jean-Paul: Du calme boss, on peut pas gagner psychologiquement face à lui!
    Paula: C'est sûrement un piège, on nous prépare une embuscade et c'est la diversion!
    Karadrin: Ou bien le démon va se mettre à exploser si on le touche, j'ai vu ça une fois sur un gobelin...
    Gritz: Entre un gobelin et un démon, y a quand même une nuance hein!
    Karadrin: Une bien faible nuance.

    Tommy et Karadrin s'échangèrent un regard entendu, laissant Gritz grincer des dents dans son coin.

    __________

    Carrona: Charthang nous offre une diversion en or!
    Flaadrom: Ce type est un as. J'aurai jamais pensé dire ça de lui.
    Akavar: M'est avis que c'est un parfait clampin, mais je respecte vos opinions. Allons-y, on fait le tour et on entre.


    ___________

    Le très méchant nécromancien Phinéas caressa sa longue barbe grise de méchant. Son manoir était peut-être miteux, mais sa longue collection de livres scabreux imposaient le respect. Il était maintenant temps de, peut-être, s'attaquer à la création d'une armée de mort-vivants, histoire que son titre de nécromancien ne soit pas usurpé. C'est vrai qu'il passait son temps il y a quelques années à fanfaronner à la taverne, et que le coup du « hey les mecs, en fait euuuh, j'suis nécromancien! Ouais ouais, j'ai une armée de... de zombies et tout! » avait peut-être été un peu exagéré. Mais bon, maintenant, fallait assumer, au risque de mourir. Plutôt crever que d'avouer un mensonge! La fierté passait avant tout.

    Phinéas avait bien étudié son affaire, il pensait dorénavant être capable d'invoquer un ou deux pignoufs zombifiés. Alors qu'il s'apprêtait à quitter sa bibliothèque pour se rendre au sous-sol, une porte sortit de ses gonds et percuta le mur d'en face à toute vitesse. Face à Phinéas, un homme en armure. En lourde armure. Avec une longue chevelure blonde, des yeux d'un bleu profond, et un sourire ultra-bright.

    Phinéas: DAMNED, UN PALADIN!
    Paladin: Tu peux m'appeler Jehan Menahas, crevure!

    Le paladin afficha un sourire arrogant, haussa un sourcil, plaça ses mains sur les hanches, et se gaussa.

    Jehan: Pathétique vermine, ton règne de terreur prend fin aujourd'hui! La puissance de Ma Lumière te surpasse en tout points! Tu as le droit de m'implorer, mais n'espère pas survivre, je suis intraitable avec les rats des champs!

    L'homme dégagea une mèche de cheveux en slow-motion, et agita dans tous les sens son lourd marteau de guerre sacré. Alors que le paladin se dandinait, un démoniste et deux de ses démons entraient à leur tour dans la chambre. Akavar lança une ou deux insultes à ses futurs adversaires, en guise d'introduction.

    Jehan: Un infâme réprouvé! Et démoniste avec ça! Une raclure dans ton genre mérite à peine de souiller mon environnement immédiat!
    Akavar: J'vais t'faire bouffer tes sous-vêtements, vil paladin!
    Phinéas: Ouais, allez vous battre dehors tiens. Et refermez derrière vous.

    Le paladin envoya un vague coup de marteau dans la direction du nécromancien, en continuant de fixer du regard le démoniste qui se tenait face à son auguste personne. Phinéas hurla, et s'écroula contre une étagère. Celle-ci s'effondra sur le nécromancien agonisant, dans l'indifférence générale. Un chaos indescriptible s'empara des lieux, alors que le paladin et le démoniste se mettaient sur la tronche. En plus, les chaos indescriptibles, ça évitait à l'auteur de faire des descriptions de plus de cinq lignes. Contentons-nous de signaler qu'un nombre indécent d'explosions avaient retenti (comme c'est inhabituel...), que la plupart des étagères s'étaient cassées la figure, et que Flaadrom avait pleuré deux fois. Après quelques minutes d'affrontements, Akavar, déjà épuisé, se planquait derrière un tas de bouquins. Le paladin n'affichait aucun signe de fatigue, malgré quelques dégâts magiques encaissés de plein fouet. La Lumière, ça avait l'air vachement pratique quand même. La tête de Flaadrom était encastré dans le plafond juste au dessus de lui, et le corps inerte du démon se balançait mollement de gauche à droite. Carrona ne donnait plus de signes de vie depuis le coup de l'énorme explosion d'énergie sacrée de Jehan. En résumé, le brave réprouvé se trouvait encore dans la situation du gros galérien pas très loin du repos éternel. Il envisagea la fuite, mais vit Carrona se dégager de sous une étagère, et charger le paladin avec rage. Le démoniste attendait l'occasion de frapper.

    ____________

    Jean-Paul: J'entends des bruits depuis le manoir.
    Karadrin: Et alors? Te sens pas obligé de nous raconter ta vie!
    Tommy: Eh, tu parles autrement à Jean-Paul toi, on est pas à une beuverie de nabots poilus et gueulards!
    Karadrin: C'est bien dommage.
    Jean-Paul: Désolé d'insister, mais ça m'a l'air sérieux là...
    Johnson: On n'ira nulle part sans Kara, Naguell et Garondar. On est une compagnie de mercenaires sérieuse, pas des branquignoles désorganisés. On fait ça depuis deux ans quand même.
    Tommy: Ca nous a moyennement réussi jusqu'à présent. Rien qu'à voir le fiasco de Strangleronce...
    Gritz: Et plus récemment la débâcle près de Karazhan...
    Tommy: Ca, c'était principalement la faute de Top Bob.
    Top Bob: Qu'est ce t'as, tu t'sens pas bien là, pour m'agresser comme ça, sans préparation psychologique et physique?
    Jean-Paul: Tiens, on t'entend pas beaucoup toi aujourd'hui.
    Karadrin: Ouais, bah c'est pas un mal.
    Top Bob: Toi aussi t'en veux une? Tu viendras pas te plaindre quand une de mes balles se sera logées dans ton crâne...

    Johnson souffla du nez. A chaque jour qui passait, l'envie de commettre un meurtre était plus forte. Le fait que Charthang se tenait à deux mètres de lui et le fixait avec un sourire niais depuis dix bonnes minutes accentuait hautement le phénomène.

    Johnson: Tu peux pas reprendre ton chemin, démon?
    Charthang: Pour aller où?
    Johnson: MAIS J'EN SAIS RIEN MOI !!!
    Charthang: Ah...

    Le chef des mercenaires plissa les yeux. Il semblait maintenant évident que le marcheur du vide était une genre d'arme ultime, destiné à provoquer crises de nerfs à répétition, jusqu'à ce qu'un incident survienne. Cette théorie se tenait, et se confirmait à chaque nouvelle réflexion débile de l'obèse bleu. Johnson poussa un cri de soulagement en voyant enfin arriver Kara et les deux autres pedzouilles.

    Johnson: Vous étiez où?
    Kara: J'ai retrouvé Naguell et Garondar. On a été attaqué par des worgens, puis on s'est fait casser les pieds par trois ahuris. Mais nous voilà.
    Johnson: Bien. Nos gars s'impatientaient, on va attaquer ce manoir et en finir vite. Et recevoir une paye bien méritée.
    Kara: Entendu.
    Johnson: Rassemble les gars, je te laisse juge pour la tactique à élaborer.

    Une des vitres du manoir se brisa alors que Kara commençait à ordonner le groupement. Une succube avait vraisemblablement été projeté à travers la fenêtre, et achevait sa chute sur l'escalier en contrebas, dans un craquement horrible.

    Johnson: Qu'est-ce qu'il se passe ici ?!
    Karadrin: On s'est fait doubler, à force d'attendre les demeurés!
    Tommy: C'était pas faute de le dire, qu'il aurait mieux fallu abandonner en forêt Miss Kara, la lopette pacifique, et la lopette chialeuse!
    Johnson: Vous allez tout de suite changer de ton avec vos camarades, tas de boulets! Vous avez causé bien plus de torts dans ce groupe que Kara ou Naguell!
    Tommy: Bah tiens, le chef défend sa nana, c'est étonnant...
    Johnson: Kara n'a jamais été ma « nana » comme tu dis, mage simplet!
    Kara: Laisse-le Johnson, Tommy est un frustré aigri.
    Tommy: J'ai le mérite de pas passer par la promotion canapé, catin!
    Karadrin: Wahou, gros, t'y vas fort là...
    Kara: Répète ce que tu viens de dire pour voir?

    Johnson sentait la situation lui échapper. Tout le monde était tendu. Kara avait été énervé par la bande de ploucs qu'elle avait croisé, Tommy, Karadrin et lui-même avaient du être énervé par... Le mercenaire se retourna avec fureur vers Charthang, qui lui souriait. C'était certain désormais. Le marcheur du vide était un instrument de discorde.

    Johnson: Petit salopard...
    Charthang: Qui ça? Moi?
    Johnson: Ne fais pas l'innocent avec moi!
    Charthang: Quelqu'un aurait quelque chose à manger, j'ai un creux?
    Johnson: JE VAIS TE DETRUIRE, SALETE!

    L'humain bondit sur le démon, et le martela de coups de poings. Charthang ne comprenait pas pourquoi tout le monde voulait lui foutre sur la tronche, et se plaignait fortement de la correction infligée. Un peu plus loin, Tommy et Karadrin affrontaient Kara et Top Bob, avec violence. Jean-Paul et Gritz s'échangeaient des insultes, après un désaccord vis à vis de leurs paris respectifs sur les vainqueurs de l'affrontement, Paula et Naguell assistaient impuissant au déchirement de la Hell Patrol, et Garondar avait déjà foutu le camp vers la souche d'arbre de tout à l'heure.

    Dans l'ombre, à quelques dizaines de mètres de là, Gaqkua et Krayvur hochèrent de la tête, satisfaits.

    Gaqkua: L'opération « Charthang » est un succès, partenaire.
    Krayvur: On prouve ainsi à nous-même et au monde entier qu'on est capables d'élaborer un plan tout en finesse!
    Gaqkua: Le plus dur aura été d'attirer Charthang dans le coin sans qu'il nous remarque, mais en déposant des saucisses sur le chemin, on a réglé ce petit accroc.
    Krayvur: Dès qu'Akavar aura fini sa mission, on lui explique comment on l'a aidé discretos et en douceur, et comme ça, ça lui apprendra à plus me prendre pour un bourrin débile, et à plus te prendre pour un rascal immature et immoral.
    Gaqkua: Youhoooou. Big winners.

    ____________

    Akavar fulminait. Qu'on lui défonce la tronche, pas de problèmes. Qu'on lui arrache la jambe, ou qu'on lui pète sous le nez, pas de problèmes. Qu'on plante la tête de Flaadrom dans le plafond, pas de problèmes. Mais blesser Carrona, c'était totalement choquant à ses yeux. Le paladin avait balancé son marteau droit dans la tête de la succube, l'impact envoyant valdinguer la belle à travers une fenêtre.

    Akavar: Dis donc toi là, le grand blond! Depuis quand tu te permets de frapper une femme sans défenses?!
    Jehan: De un, c'est pas une femme, c'est un démon répugnant. De deux, elle a réussi à m'infliger quelques attaques assez violentes. Elle mérite son sort. Tu devrais plutôt t'occuper de ta souffrance à venir!

    Le démoniste pointa un doigt vers le blondinet, les yeux remplis de haine, et l'homme en armure fut recouvert instantanément de flammes vertes. Le paladin recula en hurlant. Il dissipa les flammes avec difficulté, malgré ses protections sacrées et ses auras saintes.

    Jehan: Pas mal du tout. Mais ça reste insuffisant face à moi!

    Le paladin prit un immense plaisir à abattre son marteau sur le torse du pauvre Akavar. Celui-ci sentit ses os craquer. Le grand blond offrit au démoniste un sourire mesquin éclatant, avec les dents blanches et le sourcil levé de rigueur, en même temps qu'un deuxième coup de marteau. Une voix féminine retentit à l'autre bout de la pièce.

    Aydissa: Euh bonjour... J'ai entendu des bruits de combat, et euuuh... Des gens se battaient dehors... Et comme il y a un nécromancien là-dedans... Bref, j'suis rentré.
    Jehan: Sortez de là, gente dame, je débarrasse le monde de quelques engeances démoniaques et nécrotiques. Vous aurez tout le temps de m'acclamer quand j'en aurai terminé. Voire plus si affinités...

    La draenei exprima tout son mépris et son dégoût par un frisson lui parcourant le corps. Elle hésita à lancer une boule de feu dans le dos du paladin arrogant, mais n'en fit rien, ça n'en valait pas la peine. Alors qu'elle envisageait de quitter la pièce, elle haussa les sourcils en apercevant l'homme en robe noire et bleue, prêt à se faire pulvériser. C'était un réprouvé qu'elle avait déjà vu quelque part...
    Elle eut le déclic: Strangleronce.

    Aydissa: Hey toi par terre! Akavar?
    Akavar: Argh... Fous le camp tiens, laisse moi crever, j'te connais pas.
    Aydissa: Mais si, c'est moi, Aydissa! La mage de Strangleronce... Tu t'es pas suicidé au fait?
    Jehan: Tu connais cette larve? Drôle d'idée de fréquenter un ver gluant de son espèce.

    Aydissa: Tu commences à me gonfler doucement toi, fous lui la paix...
    Jehan: Pardon?
    Aydissa: J'te conseille de pas lui renfoncer ton marteau dans le bide!
    Akavar: Mais va t-en toi, j'peux me débrouiller tout seul!
    Aydissa: Bah là non, tu peux pas...
    Akavar: Mais barre toi j'te dis!
    Aydissa: De toute façon, je vois pas au nom de quoi je devrais t'écouter, je te sauve la vie, et ton orgueil, tu peux t'asseoir dessus.
    Jehan: Si tu prends la défense du Mal, je me vois obligé de t'exterminer toi aussi. N'y vois aucune offense.

    Une boule de feu de taille non négligeable traversa sans problème les protections magiques du paladin. Celui-ci sentit sa belle chevelure s'enflammer. Akavar plissa les yeux. Non seulement il était sauvé par une femme, une femme de l'Alliance, mais en plus, elle atomisait son adversaire, là où lui-même s'était lamentablement fait éclater la tronche. Jehan sentit pour sa part la situation se corser, et incanta une bulle de protection sacrée, tout en activant sa pierre de téléportation.

    Jehan: Depuis quand les jolies filles défendent les monstres? La Lumière vous détruira tous!

    ___________

    Aydissa: Allez pèpère, tu peux te relever?
    Akavar: Bien sûr que je peux, heho. J'suis quand même un gars, un vrai. Gn...
    Aydissa: Tout va bien? T'as l'air mal en point...
    Akavar: DE QUOI J'ME MELE?
    Aydissa: HE, UN TON EN DESSOUS HEIN! T'es vraiment ingrat, j'essaie juste de t'aider!
    Akavar: Ouais bah merci, tu veux pas non plus que je t'envoie un bouquet de fleurs?
    Aydissa: Je dis pas non.
    Akavar: C'était de l'ironie...
    Aydissa: Moi aussi c'était de l'ironie...
    Akavar: Oh, Mademoiselle fait de l'ironie...

    Le démoniste fixa la mage dans les yeux. Des éclairs de colère fusèrent de part et d'autre. Flaadrom venait tout juste de dégager sa tête du plafond, et s'arrêta net de gémir en repérant Akavar et Aydissa, prêts à en venir aux mains, à ce qu'il semblait. Puis, chose insensée dans l'esprit de Flaadrom, Akavar se mit à sourire amicalement à la mage, qui lui rendit son sourire. Le chien corrompu resta bouche bée devant cette scène probablement imaginaire, tant la possibilité qu'Akavar puisse échanger un sourire sincère avec quelqu'un était proche du néant. Flaadrom haussa les sourcils quand Akavar rajouta au sourire un remerciement confus.

    Flaadrom: Eh vous nous faîtes quoi là?
    Akavar: Tiens, Flaadrom.

    Le démoniste venait de retrouver son expression habituelle, à savoir mi-cynique, mi-déprimé. Le chien se sentit soulagé de voir son maître revenir à un état Akavarien standard.

    Aydissa: Un autre de tes démons j'imagine. J'ai juste eu la « joie » de rencontrer le diablotin là, Kakao.
    Akavar: Gaqkua.
    Flaadrom: Bonjour Madame, appelez-moi Flaadrom, pour vous servir. Si vous avez besoin d'un serviteur pénible avec un air obséquieux et des manières de majordome de manoir hanté, je suis à votre disposition.
    Akavar: Fais pas attention, celui-là est le plus taré.
    Flaadrom: Je crierai bien à la calomnie si ma tête ne tournait pas autant. Foutu plafond.
    Aydissa: Vous devriez sortir d'ici.
    Akavar: Attends, je dois récupérer un bouquin.

    Le démoniste pivota sur lui-même, et fit face à la fin du monde format de poche. Des centaines de livres étaient éparpillés un peu partout, dans un bordel monstre. Flaadrom chercha à foutre le camp pour échapper à la recherche fastidieuse d'un livre à la con, mais Akavar lui bloquait déjà la sortie, les bras écartés.

    Akavar: Nan mon vieux, tu vas m'aider!

    ____________

    L'apothicaire Borlan feuilleta précautionneusement l'ouvrage que venait de lui remettre un Akavar couvert de bandages.

    Borlan: Parfait, voici la somme convenue. La Dame Noire sera informée de votre réussite. Tout s'est bien passé j'imagine.
    Akavar: C'était galère.

    ____________

    Au quartier des mages de Fossoyeuse, Charthang, Flaadrom et Carrona, couverts d'hématomes et de blessures diverses, flanaient sur un banc de pierre aménagé.

    Gaqkua: Haha, vous verriez vos têtes sérieux, on dirait qu'un char à vapeur vous ait passé dessus une dizaine de fois.
    Carrona: Je crois que... Aïe... J'aurai préféré...
    Flaadrom: C'était une mission galère.
    Charthang: Je sais même pas pourquoi on m'a cassé la figure, plaignez-vous tiens!

    _____________

    Thierry, allongé dans un fossé, le visage tuméfié et ensanglanté, attendait, espérait, que la mort le prenne. Mais visiblement, c'était pas encore pour aujourd'hui. Drathir sortait tout juste de la taverne de Sombre Comté en courant, la lèvre fendue et trouva rapidement le nain comateux.

    Drathir: Ah t'es là! Gg la baston dans la taverne, on en fait pas souvent des comme ça.
    Thierry: Ce qui a fait la différence, je pense que c'est le « ta mère la guenon » de Tyrallias.
    Drathir: Allez, j'y retourne. Quel gg ce Tyrallias.

    _____________

    La Hell Patrol, réunie autour d'un feu de camp un peu plus loin dans la région, faisait grise mine. La plupart était couvert de blessures, eux aussi, et fixait leurs assiettes en évitant soigneusement de se croiser le regard. Pas d'argent, pas de récompenses, presque plus rien à bouffer, une dispute violente. Tommy résuma la situation par un faible « journée à la con », en repêchant une de ses dents, échouée dans son potage.

    _____________

    Phinéas le nécromancien parvint enfin à tirer sa jambe de sous le meuble où elle était coincée, et poussa un soupir de soulagement. Il se vidait de son sang, avait probablement plusieurs côtes cassées et la tronche ravagée. Il rampa hors de sa bibliothèque anéantie, en maudissant par trois fois les aventuriers, et l'alcool.

    _____________

    Et au milieu de toute cette souffrance, de toute cette douleur, Krayvur empochait 300 pièces d'or pour la tête d'un certain GillyMcFly, père de deux enfants de 6 et 4 ans, et honnête paysan couvert de dettes, ayant eu le malheur de ne plus pouvoir rembourser à cause de deux mauvaises récoltes consécutives. Un odieux réprouvé, le plus odieux de tous, gagnait donc une belle somme, facilement, était fringuant, en bonne forme physique, et vivait comme le type le plus heureux du monde.

    Dans cette histoire, il n'y avait décidément pas de justice.

    Fin du chapitre 1.

    Et pas de questions pour cette fois, j'ai la flemme. En échange, voici une retranscription par vidéo de la bagarre de bar causée par Tyrallias: http://www.grapheine.com/bombaytv/webdesign-fr-087d4dacd12e33e57dfd1263656948fc.html

    Allez, au revoir. Sad


    _________________
    Citation:
    "les rôlistes sont avant tout de gros possessifs égoïstes qui semblent généralement incapables d'interpréter un rôle sans s'attribuer une zone, une importance, une légitimité artificiellement inscrite dans le Lore, sans contestation ou partage possible."


    http://www.youtube.com/watch?v=JEMdXhfO-Wk
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    Re: Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

    Message par Ryzzik Trognesou le Mer 28 Sep 2011 - 22:36

    HEHO CA VIENT.

    Vous aimez que je vous mente hein?

    Chapitre 2: L’escorte de Thierry.

    Akavar quittait péniblement sa couchette en grognant. En tant que réprouvé excentrique, il revendiquait son droit à la différence, et donc, continuait même dans la mort de dormir, manger, aller aux toilettes, et toutes ces petites choses essentielles que faisaient quotidiennement les gens normaux et en bonne santé.

    En sortant de sa tente, le démoniste vit que le jour n’était pas encore levé. Les missions dans les Hinterlands avaient ça de pénibles qu’elles étaient constamment sans intérêt. Akavar avait été engagé dans une mission d’escorte idiote, par un gobelin à Tanaris. L’escorte concernait un nain. Dans la totalité du groupe qui accompagnait Akavar, on n’avait pas souvenir d’avoir jamais rencontré un déchet pareil. Thierry qu’il s’appelait. Un chevalier de la mort alcoolique, grossier, macho, intellectuellement limité, amateur de gags avec des pets, incapable de se battre, incapable de marcher droit, incapable de la fermer. Côtoyer Thierry, c’était comme côtoyer tous les défauts psychologiques du groupe d’Akavar en même temps, réunis en une seule personne, en ayant laissé les qualités sur le côté.

    Le nain en question faisait justement signe au réprouvé, qui le salua mollement en faisant mine de s’éloigner. Mais le nain à barbe rose était perturbé et il souhaitait le faire partager à autrui.

    Thierry: Eh Machin, pose ton cul ici deux minutes, j’ai un problème.
    Akavar: Qu’est-ce qu’il y a?
    Thierry: Bin j’ai renversé ma bibine par terre, t’aurai pas un sort pour me refoutre tout ça dans ma chopine là?
    Akavar: Non, j’ai rien de très pratique pour ce genre de circonstances.
    Thierry: Elle commence bien cette journée de merde là! RAAAAH!
    Gaqkua: Tiens, j’entends des grossièretés à une heure bien matinale.

    Akavar fit un signe à Gaqkua, le diablotin vint s’asseoir à côté de Thierry, en grommelant.

    Gaqkua: Roh, mais c’est pas possible, c’est tout mouillé par terre, me dis pas que t’as pissé là!
    Thierry: Mais non, bourricot! J’sais m’tenir! C’est juste de la bière.
    Gaqkua: Ha.
    Akavar: Bon, je vous laisse entre gens de bonne compagnie, je vais faire un peu de… disons… Oh et puis mince, je peux plus blairer vos tronches, voilà tout. A plus tard.

    Un silence gêné tomba alors que le démoniste s’éloignait.

    Gaqkua: Il est désagréable ce matin.
    Thierry: Oh, à côté de l’autre taré de Tyrallias là, un poto, c’est rien du tout ça.
    Gaqkua: Ouais. C’est bien ça… Voilà voilà… Tiens, j’ai pas demandé, pourquoi on t’escorte?
    Thierry: J’dois rejoindre une amie sur la plage des Hinterlands, et elle a demandé à l’aut’ tâcheron de gob’lin de me trouver une escorte, comme quoi j’suis une vraie burne en orientation et en survie et que je peux pas survivre seul.
    Gaqkua: Bah de ce que j’ai vu, ça a pas l’air d’être faux hein.
    Thierry: J’ai pas dit le contraire, mais elle pourrait le dire avec plus de diplomatie, cette grognasse! Salop’rie d’bonne femme!
    Gaqkua: Au moins un point d’accord entre nous, les gonzesses, c’est lourd.
    Thierry: Ca fait chier, ouais!
    Gaqkua: Ouais!
    Thierry: C’pour ça, y faut les cogner.
    Gaqkua: Ah non, mais c’est pas la peine de m’le dire ça, tu prêches un converti!
    Thierry: J’te trouve sympa toi! Akador là, il est un peu sec. L’aut’ obèse de marcheur du vide, je peux pas l’blairer, c’est physique. Pis le chien, je comprends rien à c’qui m’bave, il utilise des mots comme dans les livres. Et l’aut’ sal’té de succube hein, c’est d’la mauvaise graine de bonne femme ça! Bref, t’es l’seul à être correct dans l’lot. J’parle même pas du taré avec les dagues, il m’adresse même pas la parole, quand j’lui cause, il se contente de cracher à mes pieds, ce salopard! Pourquoi il y crache sur mes panards c’te gusse là?
    Gaqkua: Il supporte pas les êtres inférieurs, il parle pas à Charthang, ni à moi non plus.
    Thierry: Ouais bah, heho. Non mais. Hein. C’est pas parce que je marche pas droit et tout, que je rote et pète à table qui faut me prendre pour la dernière des crevures. Enfin si, mais bon. Rohlala, j’m’embrouille, j’vais m’servir un peu d’bière.

    Le nain se pencha vers sa gourde et poussa un râle.

    Thierry: ‘Chiiiiiieeeeer, j’ai plus d’bière, bordel, j’avais oublié!

    _________

    Deux heures plus tard, alors que l’ensemble du groupe s’était enfin levé et rassemblé, la petite troupe reprit sa marche vers l’Ouest des Hinterlands, où les attendait bien sagement l’océan. Après une petite heure de randonnée dans les bois sans rencontrer de gros problèmes, Carrona fit signe à tous de s’arrêter. Elle ramassa une plume en la montrant au groupe, et annonça qu’ils approchaient d’un repaire d’hippogriffes. Krayvur indiqua qu’il n’en avait rien à battre, et suggéra que l’on fonce dans le tas en hurlant des insultes à la face du monde. Charthang suggéra de faire une pause pour manger. Akavar n’écouta personne, et avança calmement, sans rien dire. Il savait que le simple fait d’entamer la conversation avec son groupe signifierait un arrêt d’au moins vingt minutes, où chacun s’échangerait ses insultes et ses vannes, en débattant inutilement sur la direction à suivre, jusqu’à ce qu’un piège se referme sur eux.

    Pas cette fois. PAS CETTE FOIS, pensait Akavar. Cette fois, ils allaient faire dans les règles de l’art. Sans blessures, sans morts, sans accidents de parcours.

    _________

    Thierry: Eh les gars, écoutez, y a du vent!

    Le nain lâcha un pet, et y alla de son petit rire gras.

    Thierry: Haha, il était beau çui-là, z’avez entendu?

    Personne ne répondit, par fierté.

    Thierry: Oh allez quoi… ‘Taaaaain, vous êtes chiants. Quel genre de type n’aime pas les pets?
    Carrona: Le genre normal j’imagine.
    Thierry: Arrête, les pets c’est la vie!
    Carrona: Finement analysé.
    Thierry: Houlaaaa, toi tu vas pas me gonfler longtemps hein, j’hésiterai pas à te coller mon poing dans ta jolie face moi hein, j’suis pas une fiotte moi, j’frappe hommes, femmes, enfants, végétaux, minéraux, sans distinction, ok?
    Carrona: C’est à peine si tu sais marcher tout seul…
    Thierry: JE SAIS MARCHER TOUT SEUL, C’EST JUSTE QUE JE PEUX PAS AUJOURD‘HUI, JE VOIS TOUT FLOU!
    Carrona: Oui bah c’est bon, pas la peine de le hurler!
    Akavar: Qu’est-ce qui se passe encore derrière?
    Gaqkua: C’est Carrona et Thierry qui s’énervent.
    Carrona: Non, mais il a pété!
    Akavar: Rien à foutre.
    Thierry: C’est elle qui m’agresse là!
    Akavar: Au risque de me répéter et de paraître malpoli, j’en ai strictement rien à péter.

    Le calme revint, quand la succube et le nain se mirent à bouder d‘un commun accord.

    _________

    Krayvur pataugeait dans des restes d’hippogriffes et essayait tant bien que mal de ne pas glisser. Les claquements spongieux à chaque pas de l’assassin psychopathe indiquaient que l’affrontement avait peut-être été un peu trop brutal, même selon les critères d’un groupe de démons. Si la nature avait pu s’exprimer, on imagine très bien qu’elle aurait poussé un cri de douleur, en découvrant le carnage dans cette clairière des Hinterlands. Assaillis par une dizaine de ces oiseaux géants, Krayvur et Thierry engagèrent le combat à leur façon, et visiblement, leurs façons n’étaient pas au goût de tout le monde.

    Akavar: Dîtes, j’ai rien contre le fait qu’on tue des animaux agressifs, mais il y a quand même un certain respect qui doit exister envers la nature nan?
    Flaadrom: Je… Je crois que je viens de perdre le reste de mon âme. J’ai senti au fond de moi comme un glissement. Et hop. Je n’ai plus d’innocence.
    Carrona: C’est atroce!
    Krayvur: Rooooh, arrêtez votre numéro, vous en avez vu d’autres…
    Akavar: Des étalages de violences on en a vu, mais à ce niveau-là, jamais.

    A quelques mètres de là, Thierry essayait encore de sortir de cet océan de tripes, et poussa un juron.

    Thierry: ‘CHIIIIIER! J’ai fait tomber mon épée! Oh mais non, elle est où là! C’est pas normal que ces piafs aient autant de boyaux! C’est les hippogriffes qui sont mal foutus si vous voulez mon avis, c’pas d’notre faute si avec deux coups d’épées ça se met à gicler de partout!
    Charthang: On pourrait peut-être faire un feu, je repère quelques morceaux consommables ça et là…
    Akavar: Pitié, t’en mêle pas!
    Carrona: L’odeur est insoutenable, je veux partir d’ici!
    Flaadrom: Sérieux, vous provoquez une violente incitation à la haine des communautés démoniaco-mort-vivantes.

    Akavar serra les dents. Il n’était pas loin de la crise de nerfs. Sa non-vie avait de moins en moins de sens, les missions étaient toujours plus dangereuses et violentes, les personnes rencontrées en chemin étaient de moins en moins charmantes, et l’appel du suicide était chaque jour plus fort.

    Gaqkua: Eh regardez, il est tombé le nain!

    Akavar fixait l’horizon, en grinçant des dents. Krayvur essuyait sa dague comme s’il ne s’était rien passé, Gaqkua ricanait alors que Thierry, à quatre pattes dans un tas de charcuterie sanguinolente criait des injures à propos de son épée perdue, Flaadrom continuait à gémir des âneries, et Carrona tirait la manche du démoniste en le suppliant de partir. Il semblait que Charthang était parti chercher des branches pour allumer un feu.

    Akavar: Bien. Nous allons tous nous calmer. Thierry va retrouver son épée, et nous allons repartir, en silence. Dans la bonne humeur. Le premier qui l’ouvre… Je le tue.
    Gaqkua: Chiche.

    Le diablotin reçut avec une certaine indignation un trait d’ombre dans la figure, et s’effondra, inerte. Comme personne ne voulait retourner dans le plan démoniaque où on s’amusait moyennement, ou connaître une mort définitive dans le cas de Thierry, le groupe préféra se taire. Charthang, qui revenait avec du petit bois, connut une montée soudaine de son instinct de survie, et lâcha sagement son petit stock de branches, avant de revenir vers le groupe, les mains bien en évidence, l’air de dire « j’ai rien fait ».

    Krayvur se savait non concerné par la menace de mort, et susurra un « vous êtes tous des chochottes chialeuses du type à manger des fruits et légumes » avec un mépris plus marqué qu’à l’accoutumée.

    _________

    Thierry: Allez les p’tits pères, c’est déjà assez chiant de voyager avec des mort-vivants et des chiures de démon, si en plus vous mouftez pas…
    Flaadrom: On a pas grand-chose à dire. Maintenant que Gaqkua a été réduit au silence, forcément, ça cause moins.
    Charthang: On pourrait faire des devinettes.
    Thierry: On pourrait faire aussi quelque chose de moins homo. Pourquoi pas de la cueillette de fleurs tant qu’on y est?
    Charthang: Qu’est-ce qui a cinq bras, qui est parfois rouge, et parfois bleu?
    Flaadrom: Ouah, c’est dur.
    Carrona: Je sais pas.
    Krayvur: J’en ai rien à foutre.
    Thierry: Bon, accouche, c’est quoi la réponse?
    Charthang: Ah d’accord, en fait les devinettes, il faut connaître les réponses aux questions qu’on pose?
    Krayvur: Vous voyez bien que ça sert à rien de lui parler à l’aut’ taré.
    Thierry: Bon, j’retire c’que j’ai dit, continuez à rien dire.

    Akavar plissa les yeux, et il lui sembla apercevoir la mer à l’horizon. C’était bel et bien le cas, et le groupe vit rapidement qu’un obstacle de plus se dressait sur sa route. La plage était trente bons mètres plus bas.

    Thierry: On est sur une foutue falaise.
    Flaadrom: Je descends pas, c’est hors de question!
    Akavar: On va pas se laisser emmerder par une falaise, allez, un effort!
    Carrona: Je suis d’accord.
    Flaadrom: Nan mais pour vous, je dis pas. T’as des pouvoirs, elle est athlétique, mais moi, je peux pas descendre, c’est vachement trop haut et je suis un quadrupède.
    Charthang: C’est un coup à tomber ça, je connais, on m’aura pas quarante fois non plus…
    Thierry: Falaise de merde.
    Krayvur: Pour une fois, je rejoins l’avis des larves, autant affronter une horde d’ennemi ne m’effraie pas, autant je déteste les chutes dans le vide, des coups de dagues, ça ralentit pas une chute dans le vide.

    Akavar croisa les bras en soupirant. Thierry insultait la falaise, et Charthang se penchait pour observer la plage en contrebas. Le démoniste lui colla son pied dans le postérieur, et le démon plongea dans le vide en gémissant. Flaadrom était offusqué, et attendit que Charthang crie depuis en bas que c’était pas vraiment gentil de jeter autrui dans le vide pour manifester son mécontentement.

    Flaadrom: Non mais qu’est-ce que c’est que ces manières? Gros malade! Violent!
    Akavar: Allez bordeeeeel, ça commence à bien faire vos caprices, on peut pas faire cinq mètres sans que vous vous sentiez tous obligés de nous ralentir!
    Thierry: Salaud.
    Flaadrom: On peut bien faire un détour nan? Il doit y avoir une descente moins abrupte un peu plus loin!
    Akavar: Roooh, mais on a pas le temps, bon dieeeeu!
    Thierry: J’suis pas pressé à la seconde non plus hein, j’peux me permettre un détour.
    Akavar: Moi je vous le permets pas.
    Carrona: Cette nouvelle attitude agressive ne me semble pas efficace Aka, il faut savoir user de diplomatie.
    Thierry: La diplomatie, c’est pour les bonnes femmes.

    Krayvur acquiesça.

    Carrona: J’essaie de vous défendre là…
    Thierry: Ouais, mais les défenses de bonne femme, on s’en passera. Si c’est pour se taper le couplet sur la diplomatie, ou la reconnaissance de la gonzesse, ça va vite me gonfler. « Ouaaaais, je suis une femme, et j’exige le respect, gnagnagnagna. »
    Akavar: Tu vois bien qu’on peut pas discuter avec ces gens-là, c’est pour ça qu’on foire toutes nos missions, chacun part dans son coin, untel a des échardes dans le pied, untel se perd en forêt, untel part à la chasse au ragondin… Maintenant, j’écoute plus personne. Un peu de discipline, ça peut pas faire de mal.
    Thierry: Comment ça s’est passé, tu t’es levé un matin en t’disant « tiens, on va arrêter de faire les autistes à partir d’aujourd’hui »? Ca marche pas comme ça du tout mon vieux, un niais reste un niais, un groupe chaotique et désordonné le reste, j’en sais quelque chose, j’ai essayé d’être moins branque à trois reprises… A trois reprises, j’ai fini dans le caniveau avec le froc baissé et la gueule couverte de sang.
    Carrona: Plus le temps passe, plus les anecdotes du nain me font de la peine.

    En contrebas, Charthang hurla qu’il espérait que tout le monde allait descendre, maintenant qu’il avait été jeté en bas, parce que sinon, « c’était franchement pas utile d’en venir à de telles extrémités ». Son démoniste lui répondit d’un ton sec qu’ils arrivaient, et que, s’il pouvait la boucler deux secondes, ça irait plus vite. Pour appuyer ses dires, Akavar souleva Flaadrom et l’envoya rejoindre Charthang avec hargne. Le chasseur corrompu hurla en heurtant un rocher, sur la plage. Thierry, toujours en haut, les bras ballants, s’inquiétait.

    Thierry: C’est moi ou y a une ambiance de merde là?
    Krayvur: Bah Akavar s’essaye au rôle du chef. Mais je lui en veux pas, il pète un peu un cable là, et c’est légitime.

    Carrona attrapa le bras d’Akavar en lui demandant de se calmer.

    Thierry: C’est un psychopathe votre pote là.
    Krayvur: Il a des sautes d’humeur assez violentes, mais qui suis-je pour juger?

    Krayvur, conciliant, fit un gros effort, et tenta une descente, en plantant ses armes sans la falaise à l’arrache, qui s’avéra payante. Une fois arrivé sur la plage, il mit un coup de poing dans la figure de Charthang, pour exprimer sa joie. Flaadrom fit quelques pas sur le côté, peu tenté par une torgnole, et encore sous le choc de sa rencontre avec le rocher pointu. Carrona rejoignait tout juste la plage elle aussi, et trempa ses sabots dans l’eau, en ignorant ses camarades, plongée dans la contemplation de l’océan. C’était bien une gonzesse, aurait dit Thierry, s’il avait assisté à ça.

    Akavar: Bon, vous descendez, ou je dois vous forcer?
    Thierry: J’aimerai bien voir ça, je suis pas le dernier des manchots, si tu m’cherches, tu vas m’trouver.
    Akavar: Même s’il s’agissait d’un duel contre Charthang, je ne miserai pas sur un nain titubant et imbibé dès huit heures du matin.

    Thierry dégaina son arme, enragé, et la fit tomber par terre, par erreur. Bafouillant un « « ‘Chier! », il s’agenouilla pour la ramasser, et bascula la tête la première sur le sol. Le nain se tenait le haut du crâne en hurlant des insultes. Akavar donna quelques coups de pied au chevalier de la mort, et l’entraîna à force sur le bord de la falaise. Le démoniste poussa avec un vice à peine contenu Thierry dans le vide d’un grand coup de pied dans les côtes.

    __________

    Contusionné, Thierry s’approcha de la grotte où était sensé l’attendre une mission importante. Il n’était pas fâché de se débarrasser de son escorte.

    Thierry: Bon, on y est. Vous êtes la pire escorte d’ma vie, faut être une foutue escorte psychopathe pour jeter le mec qu’on doit protéger d’une falaise!
    Akavar: Ce fut un plaisir pour moi aussi.
    Thierry: Un jour, j’te crèverai.

    Thierry s’éloigna, en réajustant son casque à cornes, après avoir craché au pied de Krayvur, et fait un geste grossier à Carrona, en guise de revanche.

    Charthang: J’ai peur que nous ne lui ayons fait mauvaise impression. C’était qui sinon, un cousin à toi Akavar?
    Akavar: Non, ne cherche pas à communiquer avec moi s‘il te plait.
    Krayvur: De pire en pire.

    Alors que tout le monde commençait à rebrousser chemin, une voix s’éleva de la grotte. Une draenei en sortit, avec un demi-sourire. Elle faisait de grands gestes à l’encontre d’Akavar.

    Carrona: C’est qui, Akavar?
    Krayvur: On la bute? Elle parait menaçante.
    Flaadrom: Attendez, je la reconnais, c’est une pote à Aka.
    Krayvur: Aka n’a pas de potes. A part nous, je veux dire.
    Akavar: Ca me va droit au cœur, mais si, cette draenei est une amie, elle m’a sauvé la vie, et m’a aidé à tuer Schpunzer. On ne la bute pas, par conséquent.

    Krayvur était outré, et lança à l’assistance une formidable expression d’incrédulité offusquée. Pour lui, c’était comme si on venait d’insulter sa chère maman sous son nez. La femme s’approchait et serra la main d’Akavar. Thierry, à ses côtés, grognait.

    Thierry et Akavar, simultanément: Tu connais cette chiure?
    Aydissa: Euh oui…
    Thierry et Akavar, simultanément: J’ai jamais rencontré un taré pareil.

    Le nain et le réprouvé s’échangèrent un regard haineux. Thierry plissa les yeux.

    Thierry et Akavar, simultanément: Tu pourrais lui demander d’arrêter de… Eh mais arrête ça! CREVARD!

    Le démoniste et le chevalier de la mort se renfrognèrent. Krayvur, toujours stupéfait de la révélation d’Akavar quant à son amitié avec une draenei, restait bouche bée.

    Thierry et Akavar, simultanément: … BANANE! Non, mais c’est pas possible là, il y a un truc…
    Aydissa: Vous pourriez arrêter de faire ça, c’est super bizarre?
    Akavar: C’est toi qui voulais qu’on escorte ce nain? Je le soupçonne d’avoir déféqué dans mon sac à dos hier soir.
    Thierry: Même pas vrai! Pis lui, il m’a jeté d’une falaise!
    Akavar: Ha, mais alors pas du tout! Déjà euuuh, comment… Non, non j’ai pas fait ça! J’étais pas là quand… quand c’est arrivé.
    Thierry: Arrête de lui jouer d’la flûte, elle te croira pas, fumier!
    Flaadrom: C’est vrai que ton système de défense est plutôt moyen…
    Akavar: On t’a demandé le temps qui fait, toi?
    Charthang: Ca se couvre, si vous voulez mon avis, il va pleuvoir.
    Flaadrom: Toi, dès demain, je te donne des cours pour que tu comprennes le second degré et l’ironie.
    Charthang: Le second degré, c’est rapport à la température non?
    Flaadrom: … Non…
    Charthang: Je te fais marcher! C’était du second degré! Charthang, 1 à 0!
    Akavar: Vous le dîtes si on dérange.
    Aydissa: Tu pourrais nous filer un coup de main? On doit explorer une grotte, il parait qu’un groupe de salopards y fait quelque chose de louche, on devait sceller l‘entrée, mais cette bille de Thierry a oublié les explosifs.
    Thierry: Je croyais que c’était un genre de cadeau, j’avais pas compris, je croyais que t’avais besoin de mes capacités de combat.
    Aydissa: Soyons sérieux.
    Thierry: Oui, je trouvais ça bizarre aussi.
    Akavar: J’imagine que je peux me permettre de vous aider. A moins que ça ne nuise à la Horde hein…

    On sentit un flottement.

    Aydissa: Il me semble pas que ça nuise à la Horde, mais je suis pas sûre à 100% des implications…
    Thierry: Eh mais lui dis pas, t’aurai pu faire travailler c’te machin-là contre son camp!
    Aydissa: C’est un ami.
    Thierry: Je vois pas le rapport.
    Krayvur: Rassure-moi Akavar, nous n’allons quand même pas apporter notre aide à des fumiers de ce genre? Personnellement, je suis atteint par une forte allergie en ce qui concerne les sous-races.
    Akavar: Fais comme tu veux, moi je vais les aider. Enfin, un peu quoi.

    Krayvur leva un sourcil, sa vision du monde étant légèrement perturbée par le soudain intérêt que portait Akavar pour autrui. Flaadrom trouvait pour sa part l’amitié entre Aydissa et Akavar un peu glauque, mais ne le fit pas remarquer, soucieux de ne pas connaitre un sort similaire à celui du camarade Gaqkua.

    Aydissa: Merci, c’est sympa de ta part.
    Thierry: Il va te poignarder dans l’dos.
    Krayvur: Si seulement…

    _________

    Akavar, Aydissa, Flaadrom et Thierry rentraient dans la grotte, équipés de torches. Krayvur avait refusé d’aider des nains et des draeneis, et les gratifia d’un glaviot par terre avant de décarrer. Carrona abandonna le groupe pour partir à la recherche de Charthang, encore perdu. Pour compenser, Akavar invoqua à nouveau Gaqkua, qui fit profil bas une demie-seconde avant d’insulter Aydissa, se remémorant une séquence avec une barque en feu à Strangleronce.

    Très vite, les cinq individus arrivèrent à un « carrefour » dans la grotte, et trois chemins s’offraient à eux.

    Thierry: Ca y est, ça m’énerve déjà.
    Aydissa: On devrait vraiment explorer de fond en comble. Je propose qu’on se sépare en plusieurs groupes.
    Gaqkua: Encore une très bonne idée.
    Akavar: Elle a raison, ça ira plus vite.
    Gaqkua: On va crever plus vite en tout cas.
    Akavar: Donc, dans tous les cas, ça ira plus vite.
    Gaqkua: Clampin.
    Akavar: Bon, Gaqkua et Flaadrom, vu que vous me gonflez…
    Flaadrom: Eh mais j’ai encore rien dit!
    Akavar: … Vu que vous me gonflez, vous serez le groupe 1, et vous prendrez à gauche.
    Thierry: Je sens d’ici que je vais me retrouver tout seul. J’en ai plein l’cul.
    Aydissa: Commence pas à nous faire ton numéro!
    Thierry: C’est ça, laissez tomber, je prends à droite, je vous laisse entre vous hein, les deux nouveaux meilleurs amis du monde. Roulez-vous un patin tant que vous y êtes.
    Aydissa: T’es conscient que tu racontes n’importe quoi?
    Thierry: T’es conscient que j’t’emmer**?

    La mage plissa les yeux, et détourna la tête. Thierry s’aventura dans le chemin de droite en grognant. Gaqkua et Flaadrom allèrent à gauche en traînant des pieds. Akavar et Aydissa prirent le dernier chemin, en faisant remarquer qu’aller à l’aventure avec des sociopathes et des demeurés était usant.

    _________

    Gaqkua: Tu sais quoi Flaadrom?
    Flaadrom: Quoi?
    Gaqkua: Je crois qu’il est temps de chanter la musique que nous avons mis au point l’autre jour.
    Flaadrom: YEAH! 1, 2, 3, 4! Flaaaaaadrom et Gaqkuaaaaaa!
    Gaqkua: L’aventure leur tend les braaaaas!
    Flaadrom: GAQKUA ET FLAADROM, Y A RIEN D’PLUS FUN!
    Gaqkua: FLAADROM ET GAQKUA, Y A RIEN D’PLUS SYMPA!
    Flaadrom: L’un est un chien démoniaque caustique!
    Gaqkua: L‘autre un diablotin sarcastique!
    Flaadrom: L’un a la plus belle combinaison de ninja du quartier!
    Gaqkua: L’autre un nez crochu et une collection de vannes recherchées!
    Flaadrom: GAQKUA ET FLAADROM, Y A RIEN D’PLUS ENORME!
    Gaqkua: FLAADROM ET GAQKUA, Y A RIEN D’PLUS EXTRA!

    Gaqkua lança un feu d’artifice, qui vint heurter un stalactite, et déclencha une apocalypse miniature dans le couloir rocheux.

    Gaqkua: Je crois qu’on est au point.
    Flaadrom: J’espère juste que ça fait pas un peu…
    Gaqkua: Un peu…?
    Flaadrom: Un peu TROP CLASSE, HAHAHA!
    Gaqkua: HAHAHA TU L’AS DIT!

    _________

    Thierry hurlait. Son front, pourtant bas, venait d’heurter violemment une protubérance rocheuse, et le nain pissait le sang. Aveuglé par la douleur, il se vautra dans une flaque non identifiée, son épée quitta son fourreau et glissa très loin dans la grotte, le long de la flaque. Le chevalier de la mort peina à se relever, et s’écorcha le genou au passage. Il s’écroula à nouveau vingt mètres plus loin, et tomba dans l’inconscience.

    La vie de Thierry aurait peiné le moins émotif des hommes.

    _________

    Krayvur et Charthang couraient dans la forêt, haletants. A leurs trousses, Carrona. Les deux énergumènes étaient fermement décidés à prendre congé, mais la succube, consciencieuse, ne pouvait tolérer qu’une moitié du groupe tire au flanc. Charthang était lâche, et Krayvur se méfiait de cette harpie un peu trop stricte à son goût, et qui savait se défendre en combat singulier. Donc, les deux compagnons étaient une fois de plus alliés, malgré le manque de patience de l’assassin envers le démon, et le manque de compréhension du démon par rapport à l’attitude hautaine et solitaire du réprouvé.

    Cachés derrière un gros rocher, ils retenaient leurs souffles. Carrona n’était pas loin.

    Charthang: Elle est où?
    Krayvur: J’en sais rien. Parle moins fort.
    Charthang: Je pense qu…
    Krayvur: Attends, mieux, ne parle pas du tout. Ferme-la. Voilà, c’est très bien comme ça.
    Charthang: Mais…
    Krayvur: Chut, ferme-la.
    Charthang: Non mais…
    Krayvur: MAIS FERME-LA, C’EST PAS VRAI, MERDE.

    Krayvur savait qu’il s’était un peu trop emporté. L’environnement tout autour de lui s’était tu. Cela ressemblait au calme avant la tempête, comme disaient les intellectuels que Krayvur haïssait tant.


    Fin du chapitre 2

    Qu’y a-t-il au fond de la grotte mystérieuse? Carrona va-t-elle attraper Krayvur et Charthang? Akavar et Aydissa arriveront-ils à ne pas tuer leurs coéquipiers? Thierry a-t-il un intérêt quelconque dans cette histoire?

    Toutes ces réponses, et bien plus encore, dans le prochain épisode.



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    "les rôlistes sont avant tout de gros possessifs égoïstes qui semblent généralement incapables d'interpréter un rôle sans s'attribuer une zone, une importance, une légitimité artificiellement inscrite dans le Lore, sans contestation ou partage possible."


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    Re: Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

    Message par Ryzzik Trognesou le Mer 28 Sep 2011 - 22:37

    [Fin des chapitres. Espèrons qu'une suite arrivera... Un jour?]


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    Re: Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

    Message par Nairolfus le Jeu 29 Sep 2011 - 12:37

    C'est vrai que ses textes sont excellents, mais il y'a vraiment très peu de chance qu'il s'y remette un jour, je pense.
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    Re: Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

    Message par Xarim le Jeu 29 Sep 2011 - 17:45

    Il n'y en aura jamais, désolé de vous decevoir Sad
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    Re: Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

    Message par Ryzzik Trognesou le Jeu 29 Sep 2011 - 18:35

    Bah! Au moins, m'aura apporté d'supers moments de joie c'gars!


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    Re: Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

    Message par Alberich le Sam 8 Oct 2011 - 13:11

    On a fait un rap battle hier avec Akavar sur ts, il m'a fait une reprise de NTM, j'étais sur du Elvis Presley, je crois que j'étais pas dans le coup.

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    Re: Akavar, l'Histoire d'un Démoniste.

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