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    Aéllys Elwën Blanchelune

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    Aéllys
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    Localisation : Parmi les forêts éternelles

    Aéllys Elwën Blanchelune

    Message par Aéllys le Mar 9 Aoû 2011 - 20:26

    Aéllys Elwën Blanchelune.
    [ Un nom de conte de fée gentillet pour une mercenaire qui ne compte plus ses guerres. L'elfe est mon premier personnage et son histoire, son développement, ont suivi de manière très exact ma propre découverte du jeu. Son histoire et ses récits sont les plus complets de tous mes personnages et vous pouvez en retrouver la totalité sur son site dédié: www.aellys.fr.ht. Pour le petit texte qui suit, il est là pour les flemmard et résume brièvement son évolution. ]


    Les eaux sombres de la grande mer viennent mourir au pied des digues du port, clapotant doucement contre les flancs des quelques navires relâchant sur ses quais. Tout est immobile, comme écrasé par la chaleur persistant encore à cette heure de la journée, quant le soleil couchant fait rougeoyer l'horizon. Sur une des murailles de pierre, assise contre un rebord (affalée, plutôt), l'elfe parait perdue dans la contemplation de l'eau, quelques mètres en contrebas. Ses cheveux coupés courts viennent brouiller son regard; elle est vêtue simplement, un petit gilet léger et un pantalon en toile, nu pied, ses bottes et le reste de ses affaires posés à terre non loin d'elle et un grand lion noir étendu à ses pieds. Elle n'a pas l'air de la combattante solitaire qu'elle est devenue, mercenaire impitoyable, sans loyauté particulière. Une aventurière comme tant d'autres, parcourant les terres au hasard de ses pas. Mais avant... Bien avant, alors que son terrain de chasse se limitait à ses forêts bien aimées, n'était-elle pas destinée à un tout autre destin? Le reflet de la mer lui renvoie son regard. Un regard vide, une vie dénuée de but. Plongée dans ses pensées, elle réfléchit souvent à la tournure de sa vie...

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    Aéllys est actuellement agée de 320 à 350 ans du calendrier commun; le détail restant flou. Elle grandi parmi les siens dans une insouciance joyeuse, entre les enseignements druidique, ses longues excursions parmi les forêts millénaires, son apprentissage de l'art du combat et sa mère. Son père était plus ou moins absent, volage, aventurier avant l'heure, jamais présent mais néanmoins aimant. Cela lui avait donné un demi-frère qu'elle ne connut bien plus tard que très brièvement, mais ce n'est pas le sujet. Descendante d'une lignée de Sentinelles de mère en fille, elle était logiquement destinée à rejoindre l'ordre des combattantes à son tour, si ce n'était son caractère insouciant, curieux et indépendant, qui jusque là l'avait plutôt motivée à courir les forêts qu'à écouter sa mère. Elle connut donc une jeunesse longue et très permissive. Mais cela ne dura pas...

    A l'orée de la dernière guerre, elle n'était toujours pas entrée chez les Sentinelles, au grand désespoir de sa génitrice qui elle, s'était retirée et vivait de l'herboristerie, de l'alchimie et de la cuisine. Pour l'anecdote, ses biscuits sont d'ailleurs de bonne renommée parmi son peuple. Lors de l'invasion des vastes forêts elfiques par les peuples de l'est, Aéllys fut envoyée protéger les civils et les jeunes, en ville, loin des combats. Mais elle ne restait que rarement à son poste, préférant observer discrètement les peuples barbares depuis l'abri sûr d'un des grands et majestueux arbre de sa forêt. Les Taurens étaient ceux qu'elle admirait le plus, de par leur vie chamanique en accord avec la nature. Les humains et les nains l'interloquaient, avec leurs armures et leurs organisation rigides, et les orcs lui laissèrent une impression partagée, entre admiration et dégout. Elle passa ainsi de très longues heures à découvrir les étrangers, sans jamais être découverte... et sans jamais avoir à se battre non plus.

    Après les pénibles évènements de l'Arbre Monde, tout le peuple elfique fut désorganisé, perdu, obligé de s'ouvrir au monde. Tout le peuple? Non, car certains parmi les jeunes, voyaient là une opportunité de s'émanciper. Mais cela resta une minorité, sur le moment. Notre elfe était du lot. Elle se lança dans un véritable travail d'usure pour persuader sa mère de la laisser partir. De guerre lasse, celle-ci finit par céder et par accepter que sa fille unique et chérie puisse suivre une voie autre que celle qu'elle avait tracée pour elle. Aéllys, désormais libre d'agir à sa guise, alla rejoindre le bastion humain de Théramore. Là, elle appris la langue et se perfectionna au combat, servant de guide ou de chasseur, quant elle le voulait bien. Son émerveillement avait peu de limite devant ce flot de nouveautés et, lorsque les choses se furent calmées, elle prit un bateau pour les Royaumes de l'Est, terra incognita pour elle, et promesse d'une nouvelle vie de paix et d'amitié entre les peuples. Las, elle allait y laisser toutes ses illusions...

    Une fois sur le nouveau continent (nouveau pour elle), elle entrepris d'en découvrir un maximum. Elle visita, explora, appris, fit des rencontres, et gagna gentiment une certaine maturité qui lui manquait. Elle était motivée par des espoirs de paix et d'harmonie, rêvant à un monde où les peuples coopèrerait et vivraient heureux les uns avec les autres. Mais elle dût vite déchanter. En effet, elle se rendit rapidement compte que les dirigeant comme les peuples avaient la mémoire courte et que les vielles haines étaient toujours vivaces. Petit à petit, elle pris conscience des fossés qui séparait les gens, du fait qu'elle ne verrait jamais ce monde idéal, et commença à rester éloigné des villes et des villages, Et au fond de son coeur, l'espoir insouciant et naïf commença à laisser sa place à une sombre mélancolie.

    Devenue en peu d'années une combattante solitaire et ayant assez vite perdu la plus grande partie de ses illusions, la seule chose qui la faisait encore parcourir le monde était ce moment de grâce qu'elle recherchait et qu'elle ne rencontrait que lors d'un combat à mort, ce moment où le reste du monde s'efface et où seul reste en compte cet unique but: survivre! Elle ne vivait alors plus que pour cette exaltation intense, le reste n'ayant plus d'importance pour elle. Au bout du compte, Aéllys finit par proposer ses services contre payement, plus par désoeuvrement que par réel intérêt. Elle alla donc de ville en ville, de champ de bataille en champ de bataille. Jusqu'au jour où elle rencontra un jeune paladin un peu fou. Peut être est-ce son caractère, à l'opposé total du sien, ou son goût pour le combat? Toujours est-il qu'elle déposa ses bagages parmi sa troupe de guerriers. A leur contact, elle repris gout, gentiment, à la vie en communauté, au rire, au partage d'émotions. Bref, l'espoir fit sa réapparition timide dans son coeur alors froid. Et puis... tout à une fin. L'appel des grands espaces fut le plus fort, et tandis que la troupe du paladin commençait à gagner ses lettres de noblesses, l'elfe repris sa route solitaire, sans un adieu, mais pas sans regrets.

    Ayant décidé de garder cette pointe d'espoir en elle, Aéllys repris donc sa route. Puis, un beau jour, les armées firent leur bagage pour le grand Nord. Ses employeurs habituels partis, où n'ayant plus besoin de ses services, elle dut penser à un autre moyen de subsistance, car les temps sont dur pour tout le monde... C'est au hasard d'une des tavernes plus ou moins mal famées de la vielle ville d'Hurlevent qu'elle entendit parler du navire battant pavillon d'un royaume oublié, le Saint Greyneas. Un peu par curiosité, un peu par intérêt pécunier et un peu par manque d'autre choix, l'elfe découvrit donc de nouveaux horizons... marins,cette fois ci. Las, la mer est mauvaise compagne pour les gens qui préfèrent la cime des arbres à la cime des mâts, et l'envie de naviguer passa tout aussi vite qu'elle étais venue. Un beau soir, Aéllys pris ses pauvres affaires, laissa une simple lettre, et s'évapora non loin des côtes d'Orneval. Elle disparu ainsi plusieurs semaines, se ressourçant parmi les siens et se perdant dans sa forêt natale. Ou du moins ses restes... Mais son coeur désormais asséché par des années de luttes ne se trouvait plus en paix dans ces étendues sauvages, et le monde soi disant civilisé, plein de fureur et de sang, fini par lui manquer. Elle revint vers les villes, et on la revit passer de taverne minable en ruelle obscure, cherchant à nouveau un employeur.

    Ces temps troublés virent l'embrasement du nord, et Aéllys y trouva alors de quoi occuper son temps, découvrant en Norfendre de nouvelles horreurs dépassant son imagination et achevant à jamais le peu d'espoir encore vivant en elle. La jeune elfe, désormais, n'avait plus rien en commun avec l'insouciante qui quitta sa forêt, peu d'années auparavant. Quand elle revint sur les continent du Sud, une fois advenu la chute du Roi Liche, ce n'était plus qu'une ombre, une arme de guerre sans plus grand intérêt pour ce monde. Elle tenta une fois encore un retour chez elle; si elle y gagna une certaine sérénité et pût retrouver une once de joie de vivre, cela ne dura que le temps d'une saison. Et à nouveau, l'appel de l'aventure sonna, à moins que ça ne soit une peur du calme et de la paix. Toujours est-il qu'on la revît une fois de plus arpenter les pavés d'Hurlevent. C'est là, après un dernier retournement du destin, qu'elle fini un peu contre son gré par rejoindre l'armée de l'homme connu sous le nom de Jack. Mais ceci est une autre histoire...


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